mercredi 7 juillet 2010

NIFFF 2010 / Day 4

NIFFF 2010 / Day 4 : 7 juillet 2010

Dur réveil, ce matin. Couché à plus de 3 heures du matin après avoir vu une grosse bêtise japonaise, se lever après à peine quelques heures de sommeil n’est pas facile. Mais on est bien motivé, la journée est belle, il fait (trop) chaud et la fraîcheur des salles de cinéma nous attend... Après avoir repris forme humaine, je me met en route pour mon petit rituel quotidien au Théâtre du passage où j’écris mes chroniques. Grand jus d’orange servi par la petite blonde au bras brûlé, je m’attelle à mes tâches, savourant une connexion Wifi qui fonctionne, bien à l’ombre d’un soleil déjà intense.

A midi, c’est le retour au « Bleu », le restaurant estudiantin qui nous fait tant de bien avec ses repas copieux et si peu chers. Toujours avec la même fine équipe, Lukas & Sibylle, bientôt rejoint par Maryke qui se joint à nous pour aujourd’hui, nous mettons au point notre programme de la journée qui s’annonce comme étant la plus chargée depuis ce début de semaine. Six films qui nous fera voyager de des horizons suisses jusqu’au Japon avec des œuvres aussi intrigantes que leurs titres : STEFANIES GESCHENK, CRAZY THUNDER ROAD ou encore SUMMER WARS !

Dès 14 heures, les projections s’enchaînent sur un rythme soutenu. Et cela commence très bien avec une production suisse de 1995 intitulée STEFANIES GESCHENK. Petit film tourné à Zürich, on y suit une lolita fatale qui se réfugie dans son imaginaire peuplé d’action et de personnages inquiétants. Assassinat des parents à coups de morgenstern et allusions sexuelles florissantes dans ce petit film qui met en scène une jeune comédienne/mannequin de 12 ans : Saroya Da Mota. Gros choc, le long-métrage est superbement mis en scène dans un noir/blanc fiévreux très envoûtant où l’ambiance fantasmatique est subjuguante. 65 minutes de pures délices filmiques. Chef-d’œuvre.




Les courts-métrages de Sogo Ishii, présent au NIFFF pour une rétrospective de son œuvre labellisé sous le titre « 10'000 Volts Punk Cinema » font également très forte impression. Divisé en deux segments, l’un intitulé SHUFFLE et l’autre THE MASTER OF SHIATSU, ces histoires à durée limitée sont une belle introduction à ce cinéma de fou furieux qui offre à son public une forte dose d’adrénaline. Dans ces deux micro-films, on y assiste à une course poursuite haletante qui se transforme en chasse sauvage durant près de 40 minutes époustouflantes avant de finir par 15 minutes expérimentales où l’on découvre un masseur excentrique qui délivre une extase fantasmagorique sensationnelle à sa patiente. La claque ! Fabuleux !



Le cinéma énervé de Ishii nous laisse sur les genoux… et on ne va pas en rester là ! Peu de temps après la fin de cette projection, on poursuit avec un long-métrage de 1980 qui s’intitule CRAZY THUNDER ROAD ! Un film de bikers complètement malade qui, même s’il ne convainc pas entièrement, il s’agit là d’un long-métrage possédant une fougue visuelle totalement enragée, un film punk rock’n roll qui ravage tout sur son passage. Radical, violent, d’une folie destructrice époustouflante qui mixe une guerre de gangs de motards avec un final apocalyptique à la MAD MAX! On en ressort le souffle coupé!



A 20h00, on plonge dans les tréfonds de la salle Apollo 3 pour savourer un film suisse datant de 1974 et mis en scène par Daniel Schmid. LA PALOMA est un roman-photo baroque et voluptueux, une histoire d’amour particulière qui baigne dans une ambiance étrange que n’aurait pas renié le David Lynch de BLUE VELVET ou TWIN PEAKS. Une histoire qui se présente comme une belle collection de clichés que le réalisateur transcende par une mise en scène magnifique qui alterne guimauve et grand-guignol, aidé par des comédiens fantastiquement décalés. Lent et contemplatif, une œuvre suisse enivrante à plus d’un titre…

La nuit a étalé son beau manteau sur les abords du lac de Neuchâtel et c’est désormais l’heure de la séance de cinéma en plein air avec un film d’animation japonais de Mamoru Hosada : SUMMER WARS. Le divertissement léger du NIFFF 2010, cet « anime » qui oscille entre science-fiction et comédie familiale est un superbe long-métrage qui en met plein les yeux. Visuel somptueux, humour irrésistible et émotion, le monde magique de Oz se dévoile devant nous et c’est absolument foisonnant. Le film joue beaucoup sur les interactions entre le réel et le virtuel pour un combat monumental pour la sauvegarde du monde. Les « geeks » ne pourront qu’être ravi devant ce SUMMER WARS complètement délirante d’une richesse thématique assez incroyable qui se conclut sur un morceau de bravoure extraordinaire. Un pur bonheur de film, malheureusement gâché par des supporters de foot insupportables avec leurs klaxons incessants suite à un match de la Coupe du Monde. Il y a des choses, dans ce monde, qui sont incompatibles. Et une projection Open Air à ce moment-là n’était pas le choix le plus judicieux. Néanmoins, le plaisir étant là et le film fut absolument grandiose.





Minuit passé, c’est le retour dans les salles obscures pour la dernière ou première projection (cela dépend de votre point de vue !) du jour ! Un retour rude parmi les œuvres en « Compétition Internationale ». THE REEDS, petit slasher anglais qui sombre rapidement dans le ridicule achevé avec son histoire remplit de clichés tellement rabattus qu’elle est devient ridicule… et somnolente. Le genre de longs-métrages qui vous achèvent après une journée cinéphilique très intense. « Les Roseaux », traduction littéral de son titre, est l’un de ces films vus et archi-vus, sans une once d’originalité. Je serai donc impitoyable face à ce long-métrage complètement nul et insipide. L’heure tardive aurait pu altérer mon jugement, mais là c’est juste tellement mauvais qu’il n’y a vraiment rien d’autres à dire. Seule véritable fausse note d’une journée cinématographique assez exceptionnelle…

Il est pas loin de 3 heures du matin alors que je regagne tranquillement mon matelas pour m’y écrouler de fatigue… Epuisé mais content, le NIFFF vient de m’offrir encore une fois de belles découvertes cinématographiques. Reste plus qu’à rêver à la journée de demain qui, je l’espère, sera aussi spectaculaire que celle d’aujourd’hui !

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