lundi 5 juillet 2010

NIFFF 2010 / Day 2

NIFFF 2010 / Day 2 : 5 juillet 2010

Début de semaine, le Festival du Film Fantastique de Neuchâtel continue en douceur… Les festivités débutent calmement car il n’y a pas de films à découvrir avant le milieu d’après-midi. Ce qui laisse passablement de temps aux cinéphiles acharnés pour faire le plein, que ce soit en terme de sommeil ou simplement pour ce qui est de bien manger… Ce genre de festival contraignant souvent les spectateurs à se nourrir rapidement et uniquement de « junk food » par manque de temps libre entre les séances. Tous les films ou une alimentation saine, il faut savoir choisir. Pour le moment, tout va bien car je peux bien savourer de longues pauses à l’ombre d’une terrasse en sirotant un petit jus d’orange au Beau-Rivage en écrivant mes chroniques. Je découvre même les joies du Wifi en m’énervant pour trouver un réseau internet valable qui fonctionne... et surtout gratuitement. Pas facile ! Mais après de nombreuses tentatives, j’arrive finalement à mes fins !

Midi. L’heure de manger. Premier sandwich délectable au « Bleu », restaurant estudiatin très sympathique mais au service de table plutôt catastrophique. N’empêche, malgré ce défaut plutôt agaçant, l’endroit est hautement recommandable car la bouffe est bonne et pas chère. Le moyen parfait pour essayer de manger correctement entre deux projections de films. J’y retrouve d'ailleurs mes amis Sibylle et Lukas pour partager le repas et faire le point sur cette première journée de festival qui débute plutôt bien avec des films agréables à voir et surtout une organisation technique qui tient la route… pour le moment avant le chaos du weekend à venir où la foule sera nettement plus dense que ces jours-ci ! Après avoir bien mangé (Lukas s’offrira « L’Assiette du Mois ! »), on se dirige directement vers un palace pour y déguster un cocktail tout en patientant tranquillement, attendant l’heure clé pour pénétrer dans une salle obscure…

Le programme de ce lundi après-midi est placé sous le sigle helvétique avec deux longs-métrages suisses : DIE EWIGE MASKE et l’étrange STRASEK – DER VAMPIR. L’un date des années 30 tandis que l’autre provient des années 80 et est une forme d’hommage au VAMPYR de Carl Theodor Dreyer auquel le film est dédié. Deux curiosités cinématographiques qui présentent une facette inconnue de notre cinéma national. Des films qui plongent son audience dans une forme de torpeur somnolente au vu de leur rythme languissant. Ceux qui n’ont pas dormi durant les projections auront certainement apprécié à leur juste valeur ces raretés cinématographiques qui se déroulent dans la ville de Bâle ou encore dans l’Oberland Bernois.

Entre ces deux films, nous avons quand même eu le temps de manger sur le pouce (toujours au Beau-Rivage), prenant le repas du soir à … 16h30 ! Un peu tôt, me direz-vous, mais la suite du programme de la soirée s’annonce sans répit avec quasiment très peu de temps pour naviguer entre les salles de cinéma. Le « Special Screening » de la soirée est le dernier-né du cinéaste Michael Winterbottom, primé au NIFFF il y a quelques temps avec son très beau CODE 46 . Ici, il revient avec un long-métrage « hors-compétition », mais suffisamment intriguant, décalé et dérangeant pour avoir sa petite place durant le festival. Et il faut dire que THE KILLER INSIDE ME attire la foule. La salle étant pratiquement complète au moment où la projection démarre. Juste le temps de voir que de nouveaux amis cinéphiles ont fait acte de leur présence pour ce film bien particulier.



Au NIFFF, même avec des centaines de spectateurs anonymes autour de nous, on y trouve toujours un nombre conséquent de connaissances cinéphiles pour avoir l’impression d’être comme dans une belle réunion familiale où l’on se retrouve tous pour partager notre passion pour le cinéma de genre. Et le Winterbottom en est une belle démonstration cinématographique. S’illustrant dans le registre du polar bien sec et violent, THE KILLER INSIDE ME est bien plus qu’une simple baffe… C’est carrément un uppercut bien placé dans l’estomac dont on émerge totalement groggy ! Pour ma part, j’en suis sorti totalement choqué. Notamment pour son traitement envers la gente féminine, ses séquences de passages à tabac envers les personnages interprétés par les belles que sont Jessica Alba et Kate Hudson. Une telle dose de violence sadomasochiste qui surprend et terrifie, pratiquement au point d’en faire un malaise. Très fort ! Michael Winterbottom réussit son coup avec cette œuvre somptueuse qui marquera les esprits. Déjà un moment très fort de cinéma que nous aura offert ce NIFFF 2010 !

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D’un autre côté, d’autres spectateurs auront pu déguster le premier long-métrage québécois de la sélection, 5150 RUE DES ORMES. Une œuvre apparemment bien convaincante qui semble faire de nombreux adeptes parmi mes connaissances. Je ne peux, bien entendu, pas me prononcer car ne l’ayant pas vu. Préférant largement découvrir Jessica Alba faisant la pute sur grand écran face au choix de voir une famille de psychopathes canadiens. Mon choix ne se discute pas…

Alors que la plupart de mes amis cinéphiles s’en vont aux abords du lac de Neuchâtel pour découvrir le dernier Alejandro Amenabar en projection Open Air, je reste au Théâtre du Passage pour voir mon premier long-métrage de la Compétition Internationale : STRIGOI. Une curieuse incursion dans la mythologie vampirique exécutée par une réalisatrice anglaise du nom de Fay Jackson. Si le long-métrage pouvait être intriguant sur le papier, le résultat à l’écran laisse circonspect. Cette nouvelle allégorie des suceurs de sang perdus dans un petit village en Romanie n’est pas très convaincante. Trop brut, le matériau offert par Jackson a de la peine à respirer, à trouver un bon rythme et une véritable coordination. En bref, c'est le foutoir! L’ensemble, qui ne semble pas avoir été correctement finalisé, est incroyablement long, lourd et répétitif, sans que l’on sache exactement où l’on va… Curieux petit film qui peine à trouver sa ligne de conduite, STRIGOI est à la limite du supportable. Un film bien agaçant devant lequel on a aussi bien de la peine à rester éveillé. En sortant de la salle de cinéma, je me dis que j’ai enfin vu mon premier mauvais film au NIFFF 2010. Il était temps, il y en aura d’autres… que j’espère beaucoup moins pénible que celui-ci, qui me fait bien regretter de ne pas être aller me coucher plutôt que de me poser devant cette grosse galère cinématographique. La soirée se termine sur cette fausse note qui n’entame finalement pas grand-chose d’une journée riche en surprises et surtout d’un bon gros coup de poing cinématographique qui laisse des traces. Vivement mardi après-midi pour la suite…

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