dimanche 4 juillet 2010

NIFFF 2010 / Day 1

NIFFF 2010 / Day 1 : 4 juillet 2010

Voilà, on y est… C’est enfin arrivé ! La dixième édition du Festival Fantastique de Neuchâtel, largement plus connu sous l’appellation de NIFFF a débuté ce dimanche soir. Durant 8 jours, du 4 au 11 juillet 2010 y compris, le quotidien du cinéphile va prendre des couleurs irréelles à mesures des séances de cinéma que l’on nous propose durant cette semaine marathon. 130 projections et autant de choses diversifiées qui pourront probablement satisfaire tous les goûts et les envies.

Mais, avant cela, il y a toute une préparation, à la fois matérielle et psychologique à mettre en place. Valise remplie d’affaires pour une semaine, voyage en train et plaisante réception chez des gens qui ont eu le privilège de me recevoir chez eux, me voici sur place en fin d’après-midi . Soleil de plomb, la canicule annonce la couleur... Cela va être une semaine très chaude même si, la plupart du temps, les spectateurs vont se retrouver dans des salles hautement climatisées. Premier paradoxe fantastique, on gèle de froid à l’intérieur et on suffoque à l’extérieur… Cette année le NIFFF s’agrandit car plus de films équivaut à plus de salles de cinéma et les organisateurs ont transformé le plus grand auditoire du Théâtre du Passage en salle de cinéma provisoire le temps de la durée de la manifestation cinématographique. Un espace de près de 450 places qui ne tardera pas à faire salle comble.

En arrivant à Neuchâtel vers 17h00, on peut réellement se demander si il y a vraiment un festival de cinéma qui se met en place. Pas d’effervescence, les gens semblent absents et les ruelles pratiquement désertes. Un silence presque terrifiant se fait entendre… Mais où sont tout le monde ? En ce début de festival, le NIFFF se fait très discret. Les spectateurs potentiels sont finalement à l’ombre des terrasses de restaurants ou de petites buvettes, patientant gentiment en attendant l’ouverture officielle des festivités. Dans une foule disparate, on croise surtout des visages (re)connus. La manifestation à ses habitués, que ce soit des cinéphiles accros ou des journalistes qui viennent passer une semaine plutôt agréable en se rassasiant de longs-métrages horrifiques. On ne pourrait rêver job plus idéal.

Après avoir préalablement été retirer mon « Festival Pass » et déposé mes affaires chez Christine qui me reçoit aimablement dans son appartement situé par très loin de la gare, je suis à présent tranquille pour gentiment me mettre en condition pour une semaine qui s’annonce pour le moins chargée. Confortablement installé sur la terrasse du Théâtre du Passage, je sirote un coca-cola en prenant connaissance du catalogue officiel du NIFFF 2010. Les films de la programmation, je les connais déjà. Mon programme étant prêt depuis déjà quelques semaines… Mais on n’est jamais à l’abri de quelques modifications, de petites perles pouvant échapper à ma vigilance. D’ailleurs, je ne suis pas bien longtemps tout seul, rejoint par Patrick, une connaissance travaillant à la Fnac lausannoise en tant que libraire. Voici l’occasion de l’aider à mettre en place son programme personnel en lui proposant mes propres choix de films, tout en discutant passionnément de cinéma. En variant le plus possible, je peux ainsi aisément naviguer entre les films en « Compétition Internationales », ceux de la sélection asiatique et les « Special Screenings » ; Open Air et rétrospectives qui proposent un panaroma assez large du cinéma suisse d’antan et d’aujourd’hui, des œuvres qui ont « le gras dur » en provenance du Québec, il y a également les longs-métrages complètement dingues de Sogo Ishii… Un monde merveilleux s’offre à nous !

Alors que je plonge mes pensées dans ce programme alléchant, on m’aperçoit, me salue… Je refais connaissance avec les festivaliers. C’est agréable d’être dans cet univers. Durant cette semaine, on se déconnecte de la réalité quotidienne pour se retrouver dans un monde magique qui va dévoiler ses merveilles. Et on ne peut que s’en réjouir … Le festival ayant à peine commencé, on y croise déjà des célébrités. Nancy Allen, comédienne très sexuelle chez Brian De Palma (CARRIE AU BAL DU DIABLE , PULSIONS , BLOW-OUT) vient de faire son entrée en toute discrétion. La femme, bien que plus tout jeune, se révèle toujours sculpturale avec sa blondeur tout en boucles, elle semble adorable et abordable. Une apparition… fantastique que l’on croisera certainement très souvent à mesure que la semaine avance. Parmi les autres invités, c’est tranquillement que l’on peut observer le Dieu des effets spéciaux, Douglas Trumbull (2001, L’ODYSSEE DE L’ESPACE ; BLADE RUNNER) en train de savourer un verre de vin sur la Terrasse de l’Hôtel Beau-Rivage aux abords du lac de Neuchâtel. Fascinant d’être si près d’un génie si tranquille. Ce moment tout simple, en dehors de l’effervescence d’une foule venue dévorer des films à la pelle, vaudra tous les autographes du monde…

Mais cessons de rêver, le NIFFF 2010 est sur le point de commencer ! Cette année, ce n’est plus dans la salle Apollo 1 que les festivités débutent mais directement dans la nouvelle salle aménagée pour l’occasion, à savoir le Théâtre du Passage 1 ! Pierre-Yves Jeanneret, Président du NIFFF, fait son discours d’ouverture devant une salle quasiment comble, abrège les discours usuels et la projection ne tarde pas trop de commencer pratiquement à l’heure… Il est 19h00, ce dimanche soir , et voici que l’on savoure notre premier film de festival, ONDINE de Neil Jordan avec Colin Farrell dans le rôle principal. Un film où les éléments fantastiques sont légers et subtils. Pas trop de violence ou de sang, les zombies et autres créatures étranges sont absentes pour davantage révéler toute la poésie d’une histoire de femme-phoque devant les paysages envoûtants de l’Irlande. Beau. Il en sera de même pour la première projection en Open Air avec DIE TÜR de Anno Saul. Un « thriller surnaturel » allemand avec la star scandinave Mads Millelsen, comédien protéiforme qui n’a pas fini de nous surprendre.

Arrivé au terme de cette première soirée cinématographique à Neuchâtel, le bilan est assez positif, les films étant très intéressants à suivre malgré de petits « incidents » techniques fâcheux : jusqu’à présent, les projections se sont révélées désastreuses. Les copies sont incroyablement floues et ceci est plutôt pénible à subir. Se mettre devant un film dont l’image n’est pas nette est une véritable galère, d’autant plus lors d’une séance en plein air où l’image projetée sur un écran immense fait bien mal aux yeux. On appréciera toutefois le fait que l’équipe technique vienne présenter ses excuses face au public pour ce « problème » tout en espérant que la suite des projections sera davantage supervisé par des professionnels avertis que par ce qui semblait être une bande d’amateurs pas très à l’aise avec leur matériel technique.

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