vendredi 7 mai 2010

L'INEVITABLE CATASTROPHE

L'INEVITABLE CATASTROPHE (The Swarm) de Irwin Allen (1978)

Des abeilles envahissent en grande quantité le Texas, semant partout la panique. De plus, elles sont supposées apporter la peste, contractée lors de leur migration en Afrique...

Non, il ne s'agit pas d'un documentaire. Ceci un film catastrophe qui essaie de se fondre dans la mouvance du genre qui offra à son public de belles réussites telles que LA TOUR INFERNALE ou L'AVENTURE DU POSEIDON, oeuvres phares déjà co-dirigées par Irwin Allen en ce qui concerne ses nombreuses séquences spectaculaires. Mais ce style d'histoire s'essoufle très rapidement et sombre malheureusement dans les clichés les plus éculés pour ne réserver au final qu'un divertissement faiblard et surtout sans surprises. Il n'y a guère que l'habituel et somptueuse distribution quatre étoiles de stars reconnues (et souvent en fin de carrière) pour éveiller un léger intérêt mais si celle-ci ne s'élève toutefois jamais au niveau des "classiques" qui honorent ce type de longs-métrages. Pour varier les différents désastres sur pellicule, la menace est ici représentée par des énormes essaims d'abeilles qui s'en prennent tout d'abord à des enfants puis des hélicoptères avant de s'attaquer à une petite ville du Texas pour finir par s'en prendre carrément à Houston (oui, oui, Houston a vraiment un problème!). Mais le scientifique interprété par Michael Caine est bien motivé pour trouver une solution à cette invasion. Il faut dire qu'il est bien secondé par Henry Fonda, ici vieux scientifique en chaise roulante; et un général de l'armée incarné par Richard Widmark bien décidé à éradiquer ces insectes au mépris de toutes conséquences désastreuses pour l'environnement.

Le film est bien long, bourré de personnages pas très intéressants et d'intrigues secondaires qui ne servent pas à grand chose si ce n'est faire du remplissage. L'ensemble est finalement assez convenu et monotone à suivre malgré des dialogues souvent ridicules qui viennent de temps à autre égayer le spectacle. Le sujet n'est hélas pas très épique pour satisfaire le spectateur et mis à part quelques attaques signifiantes (au ralenti, s'il vous plaît!), on s'ennuie gentiment avant le grand acte final : Après s'être pris la tête pendant près de deux heures trente de long-métrage, Caine se décide à se la jouer militaire et pollue l'océan avec du pétrole, joue un mauvais tour aux abeilles avec des vibrations qui les attirent vers la mer et finalement fait tout péter dans un gros déluge incendiaire qui fait brûler l'entier du Cinémascope de cette INEVITABLE CATASTROPHE qui ressemble plus à un téléfilm de luxe qu'à un vrai film du genre. Il n'y a que le compositeur Jerry Goldsmith pour y croire réellement, livrant une partition musicale largement au-dessus des prétentions de ce navet devant lequel on baîlle poliment.

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