vendredi 7 mai 2010

LADY TERMINATOR

LADY TERMINATOR (Pembalasan Ratu Pantai Selatan) de H. Tjut Djalil. (1988)

Tania Wilson enquête sur une divinité de la mer. Alors qu’elle touche au but, elle se retrouve possédée suite à l’intrusion inopinée d’une espèce de serpent attiré par la chaleur de ses muqueuses. La voilà transformée en Terminatrice en cuir moulant pour le meilleur … et surtout le pire.

Une version féminine du film de James Cameron? Là, c'est même carrément du pur plagiat. En guise d'intrigue SF, celle-ci est remplacée par du floklore indonésien dont l'héroïne n'est plus un androïde mais une anthropologiste possédée par l'esprit de "la reine de la mer du Sud", une divinité maritime légendaire. Passée la mise en place exotique, LADY TERMINATOR reprend dans les grandes ligne celles du TERMINATOR original. La minette à la large coiffure et à la moue boudeuse se balade en ville dans une tenue pas très seyante de cuir noir avec son gros blouson clouté (comme celui de Schwarzy!), et vient rapidement foutre la pagaille dans une discothèqe (normal, un pseudo clone de Madonna y pousse la chansonnette, ça donne des envies de meurtres!). Il s'ensuit des courses poursuites en voiture, une violente invasion dans un commissariat qu'elle met à feu et à sang, s'arrache un oeil au scalpel sans aucune justification (elle n'est pas vraiment blessée, juste un peu râpée du visage!) ... Bref, rien ne manque à l'appel!

Ici, notre furie meurtrière n'est pas un robot imperturbable mais une femme en chaleur qui passe son temps à s'envoyer en l'air avec n'importe qui et tuant avec un moyen extraordinaire : envoûtée par un serpent enfoncé profondément dans son vagin, elle assassine ses futurs amants en leur broyant le pénis avec son propre sexe! Je vous épargne les détails sur les effets spéciaux, vous n'en survivriez pas!

Série Z ultra-cheap à l'érotisme ultra-soft, LADY TERMINATOR n'en est pas moins une jolie réussite dans le sens où l'on admire le navet pour son plagiat passablement respectueux de l'oeuvre de James Cameron et aligne sans discontinuer des séquences d'actions ultra-énergiques où ça pète dans tous les sens, amoncellant les cadavres à un rythme soutenu. On sent bien que tout le budget du long-métrage a dû passer dans l'achat de cartouches à blanc pour les nombreuses fusillades que comportent le film. Cerise sur le gâteau et faute de moyens conséquents, le final transforme notre Lady en grossier steak haché avec des lasers qui lui sortent des yeux. Du cinoche bricolé et généreux, une véritable pépite d'or pour les amateurs d'oeuvres cinématographiques barges et indéfinissables! Merveilleux comme tout!



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