samedi 15 mai 2010

DES FEMMES POUR LE BLOCK 9

DES FEMMES POUR LE BLOCK 9 (Frauen Für Zellenblock 9) de Jess Franco (1977)

Dans une prison perdue dans la jungle, des femmes sont prisonnières est condamnées à une vie inhumaine. Leur pénitencier est dirigé de manière dictatoriale par une gardienne sadique et cruelle qui a pouvoir de vie et de mort sur ses détenues. Afin de récolter des informations sur les rebelles aux alentours, les tortionnaires torturent leurs pensionnaires sans aucune retenue, pour la plus grande joie d’un docteur bien pervers qui prend plaisir à faire souffrir ses patients. Par la suite, elles vont tenter une fuite désespérée vers une possible liberté...

Tourné la même année que LE PENITENCIER DES FEMMES PERVERSES, ce nouveau «Women In Prison » (WIP) de Jess Franco est une petite production hispano suisse au scénario tout simple mais remplit de personnages hauts-en-couleurs. On se régale spécialement de la présence d’Howard Vernon dans le rôle d’un docteur très spécial qui prend un malin plaisir à faire souffrir les patientes de cette prison située dans un obscur « no man’s land » de l’Amérique du Sud. DES FEMMES POUR LE BLOCK 9 ne s’embarrasse pas d’une intrigue bien compliquée et se résume à une suite de séquences qui combinent pêle-mêle les tortures d’usage, humiliations diverses et scènes de lesbianismes... Après le repas du soir, on appréciera de voir une victime qui plonge sa tête dans l'entrejambe de la directrice pour pouvoir étancher sa soif... avant qu'on lui offre un verre de champagne salé!


Jess Franco possède des atouts de charme avec une très belle distribution féminine devant sa caméra. On y voit la belle blonde Karine Gambier, actrice de cinéma pornographique, qui jouera plusieurs fois devant la caméra de Franco, notamment dans DEUX SŒURS VICIEUSES sorti la même année; ainsi que, dans un second rôle, la jeune et séduisante Susan Hemingway que l’on peut aussi apprécier dans un autre film bien croustillant du cinéaste espagnol intitulé LETTRES D’AMOUR D’UNE NONNE PORTUGAISE où elle tenait le rôle-titre.

Durant 75 minutes, Jess Franco ménage de très belles séquences qui raviront les amateurs de cinéma d’exploitation . Dans son film, les femmes sont enfermées dans un cachot où elles sont toujours laissées entièrement nues et enchaînées par le cou l’une à côté de l’autre. Un minimalisme formel qui confine à une beauté suprême lorsque celles-ci font même mine de faire l’amour pour séduire le gardien qui ne tardera pas à se joindre à elles. Une manière extrême pour pouvoir ensuite s’enfuir de leur enfer carcéral. Mais avant cela, plusieurs victimes passeront entre les mains du Dr. Milton et de ses chers instruments de tortures : une détenue se voit enjamber un tréteau métallique qui lui cisaille le sexe, une autre se fait électrifier les seins… Karine Gambier reçoit un double traitement de faveur, à savoir une corne de rhinocéros dans l’entrejambe avant qu’Howard Vernon ne lui fasse glisser une petite souris affamée dans un long tube qui rejoint le vagin de l’infortunée jeune femme, hurlant de douleur. Si le film ne manque pas d’idées toutes plus déviantes les unes que les autres, DES FEMMES POUR LE BLOCK 9 se montre néanmoins assez timide en terme de violence visuelle. Par contre, il se rattrape davantage avec la nudité et ses comédiennes quasiment à poil durant toute la durée du film.


Même durant l’évasion des prisonnières qui constitue le dernier quart d’heure du long-métrage, les jeunes femmes s’enfoncent dans la jungle les seins et les fesses à l’air. Une piètre dernière partie bourrée de « stock-shots » animaliers qui peine à rendre crédible cette forêt tropicale qui ne semble guère dangereuse. On a tout de même droit à une timide attaque de crocodiles qui fait plus sourire que frémir avant de se clôturer sur un final nihiliste un peu trop abrupte pour convaincre ou réellement choquer son audience. DES FEMMES POUR LE BLOCK 9 reste tout de même un petit plaisir coupable tout à fait appréciable du genre « WIP » auquel Jess Franco a beaucoup contribué. Ce film-là se focalisant surtout sur la torture sexuelle plutôt que sur toute la mécanique d’une évasion finalement assez vite bâclée. L’ensemble contentera tous les adeptes de délices humides et bien tordus que l’on pourrait imaginer sortant d’un milieu carcéral entièrement féminin et dominé par des pervers qui redoublent d’imagination quand il s’agit d’humilier et de tuer.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Au revoir...

Au revoir...
Related Posts with Thumbnails page counter
Web Counter