mercredi 12 mai 2010

CABIN FEVER - Director's Cut -

CABIN FEVER - Director's Cut - de Eli Roth (2002)

Trois jeunes hommes et deux jeunes filles ont loué une cabane dans la forêt pour y fêter la fin de leurs études et profiter des derniers jours de liberté avant d'entrer dans le monde du travail. Mais la fiesta tourne au cauchemar quand un ermite infecté par un mystérieux virus fait son apparition. Les cinq jeunes gens vont devoir faire face à ce terrible virus qui dévore les chairs de ses victimes...

Dans cette histoire, il n’y a pas de tueurs en séries, de créatures démoniaques ou d’autres personnalités disjonctées du cinéma de ce genre. CABIN FEVER présente un mal tout simplement biologique : un virus qui fait des ravage sur le corps humain. Une approche de l’horreur qui pourrait rappeler certaines œuvres de David Cronenberg comme FRISSONS ou RAGE… Sauf qu’ici Eli Roth a placé le contexte dans une petite cabane de forêt qui fait immanquablement penser à EVIL DEAD de Sam Raimi (1981). On l’aura compris, cette première œuvre est bourrée de références, mais celles-ci ne sont jamais envahissantes et se fondent relativement bien dans l’ensemble. Pour les plus attentifs, on y retrouve des plans qu’on jurerait sortis de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, VENDREDI 13 ou EVIL DEAD 2 sans oublier un final à LA NUIT DES MORTS-VIVANTS! Le réalisateur connaît ses classiques. Pourtant son film est un mix assez spécial qui passe de la comédie à l’horreur pour définitivement aboutir à un œuvre hybride particulière…


On y voit des personnages de sales cons, des lâches et des bouseux. Il y a aussi un chien belliqueux, un policier un peu demeuré et libidineux, un gamin fou adepte du kung-fu… Le mélange que propose Eli Roth est détonant. Il y a autant de choses amusantes que de situations bien repoussantes, ménageant quelques séquences gore bien marquantes qui vous donneront envie de vous bouffer les ongles ou de les vomir carrément devant vous! Mais il y a aussi de jolis choses à voir, comme de la beuh à fumer au coin du feu et de jolis plans sur les nichons d‘une belle brune, un doigt dans le cul, la tête du réalisateur en guise de balle de bowling… Oui, vous avez bien lu!

Si son scénario reste finalement traditionnel et très classique (on a déjà vu cela des centaines de fois!), le réalisateur y injecte des idées démentes et construit des scènes quasi-surréalistes, de l’ordre du tordu jusqu’au complètement barge avec une conclusion amer et ironique. CABIN FEVER est donc une belle réussite car il s’agit d’un film qui est constamment surprenant et méchant, il n’épargne absolument personne. Radical et jusqu’au-boutiste! Très réjouissant!




Disponible uniquement en Blu-Ray US (non codé) sorti chez LionsGate, le « Director’s Cut » de CABIN FEVER dure 5 minutes de plus que la version cinéma de 93 minutes. Si ce nouveau montage, présenté au Festival de Toronto, ne change pas grand-chose au film, le rythme est plus agréable à suivre, moins abrupte. Quelques séquences apportent tout de même plus d’informations sur les personnages, leur donnant plus de substance. Il y a aussi quelques plans sanglants supplémentaires… Que du plaisir en plus pour tous les amateurs de ce remarquable petit film que l’on prend plaisir à voir et à revoir!


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