mercredi 7 avril 2010

THE WEREWOLF NEXT DOOR

THE WEREWOLF NEXT DOOR (Never Cry Werewolf) de Brenton Spencer (2008)

Loren, seize ans, flashe sur son nouveau voisin. Bien que troublée par ce dernier, elle le trouve étrange et malsain. Une impression qui ne fait que s’accentuer lorsque des gens du quartier disparaissent mystérieusement. Elle ignore alors que celui qu’elle épie a décidé de faire d’elle sa proie. Epaulée par un animateur de télé locale et un livreur secrètement amoureux d’elle, Loren va tenter de percer le secret du bel inconnu lors d’une nuit de pleine lune où il va révéler sa véritable nature…...

Le renouveau du film de loup-garou? Vous rigolez... Non, bien sûr que non. Le genre a décidément de la peine à se renouveler. D'autant plus que ce WEREWOLF NEXT DOOR plagie éhontément l'intégralité du scénario de VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE? de Tom Holland. Cette sympathique petite comédie vampirique date quand même de 25 ans d'âge mais reste tout de même bien ancrée dans les coups de coeur du genre par tous ses fans. On ne l'oublie pas comme ça! Du coup, c'est carrément embarrassant de voir les nombreuses similitudes entre les deux films. A mesure que l'intrigue avance, ce n'est plus une coïncidence : THE WEREWOLF NEXT DOOR est un pur copier/coller. Remplacer le suceur de sang par une bête à poils et vous avez ce nouvel avatar horrifico-comique!

Toutefois, cela n'en fait pas pour autant un spectacle désagréable. Bien entendu, le budget alloué à cette production est rachitique à souhait et le résultat lorgne plutôt du côté de la série Z.... Ben oui, au moins une grosse partie du pognon a été investit dans une machine à fumigène, histoire d'instaurer un semblant d'ambiance fantastique! Non, non, je ne plaisante pas! Mais c'est tout de même un film plutôt assez sympa à déguster. L'ensemble est souvent ridicule, pas seulement en termes d'effets spéciaux souvent misérables, mais également du point de vue de l'interprétation. Le bellâtre (qui n'hurle même pas à la pleine lune! Tsssssk!) joué Peter Stebbings n'est qu'un pseudo redneck se baladant sur une belle bécane en essayant de faire les yeux doux à sa voisine adolescente. Leur relation pourrait être ambiguë mais elle reste d'une platitude confondante. Et on parle en plus ici de la réincarnation d'un amour perdu. Voyons, où sont le désir et la passion? Que nenni, tout ceci est bien soft! Si le long-métrage a son quota de poil(s), ça manque passablement de nichons. Hélas, tout le monde ne peut pas se payer une pointure comme Sybil Danning. Ici, l'héroïne qui va mettre la pâtée double à la sale bête porte les traits néanmoins charmants de Nina Dobrev (vu récemment dans le CHLOE d'Atom Egoyan). D'ailleurs, pour notre plus grand bonheur, la jeune femme se transforme quasiment en clone de BUFFY dans le dernier quart d'heure du film. Avec ses petites couettes tressées et son gigantesque arbalète, elle a une certaine allure. Hélas, la mise en scène de Brenton Spencer ne suit malheureusement pas. Et ce n'est pas cette confrontation mollassonne qui contentera les adeptes d'action.

Par contre, en terme d'humour, THE WEREWOLF NEXT DOOR cartonne à plein régime. Que ce soit volontaire ou non. De plus, le long-métrage peut s'enorgueillir d'avoir la participation du grand Kevin Sorbo dans sa distribution. Une référence pour les connaisseurs de série Z qui se voit ici attribuer le rôle du très fade Redd Tucker, un chasseur (de vampires? Non, un chasseur tout court!) insignifiant qui perdra forcément tout ses moyens en essayant d'aider la jeune femme à faire règner le calme dans son quartier...

Au final, ce petit film produit pour la télévision se révèle une bonne petite série Z cheap pour qui peut avoir l'esprit jovial face à ce grotesque spectacle horrifique. Certaines séquences sont même parfois assez hallucinantes de médiocrité, il suffit de voir la fameuse attaque dans l'armurerie pour apprécier toute l'ampleur désastreuse du long-métrage. Celui-ci fait même un petit clin d'oeil à BLADE avec sa manière d'en découdre avec ces créatures infernales, désintégration CGI à l'appui. Décidément, THE WEREWOLF NEXT DOOR n'est qu'une pâle copie de ce qui a déjà été fait/vu ailleurs. N'empêche, malgré son côté "déjà vu", on saluera l'effort d'avoir fait revêtir à un cascadeur un costume de loup-garou (un peu comme GODZILLA, en fait!) en lieu en place d'une bête en image de synthèse. Ce qui lui permet de garder un large quota de sympathie pour les amoureux de bêtes à poil(s) ou, encore mieux, à califourchon sur sa motocyclette.


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