vendredi 16 avril 2010

NEW YORK APPELLE SUPER DRAGON

NEW YORK APPELLE SUPER DRAGON (New York Chiama Superdrago) de Giorgio Ferroni (1966)

Super Dragon est envoyé en Hollande pour enquêter sur la mort d'un de ses amis et de démanteler un gang qui terrorise les étudiants d'une université américaine. Super Dragon est accompagné dans sa mission par "Bebe Rose", un cambrioleur récemment libéré par le gouvernement et capable d'ouvrir rapidement un coffre...

Une aventure pleine de rebondissements concocté par des producteurs italiens opportunistes, afin de profiter de l’engouement suscité par les aventures de James Bond qui ont débuté en 1962. Bien que le ton du film soit assez sérieux, on est plus en présence d’une parodie légère que d’un récit d’espionnage crédible. Le long-métrage fait immanquablement penser à NOTRE HOMME FLINT, un autre agent secret farfelu qui est apparu sur les écrans en cette même année 1966. Super Dragon est un agent super cool, adorable avec tout le monde sauf ses ennemis avec qui il peut être très brutal. Pour se relaxer, il fait du yoga! Ce qui à pour effet de le mettre en état d’hibernation, c'est donc toujours être utile en cas de situations fâcheuses…

Ray Danton est l’homme d’action fadasse appelé Super Dragon et son acolyte du nom de « Bebe Rose » remplace ici le technicien à gadgets « Q » auprès d’un 007 de pacotille. Bien entendu, les comédiens ne possèdent rien du charisme des personnages dont ils s’inspirent. Même l’extravagant Flint, auquel James Coburn prête ses traits, est bien plus crédible en agent secoué du ciboulot.

Cette mission guère excitante à suivre possède tout de même l’extravagance des années 60 en terme de décors et de costumes qui sont un véritable régal pour les yeux. Il y a bien entendu aussi les « Super Dragon Girls », principalement à usage décoratif, qui sont toutes à croquer. D’ailleurs le long-métrage s’ouvre sur l’une d’elle, le réalisateur nous la présentant en filmant longuement ses belles jambes fuselées dans un ensemble vestimentaire rose bonbon. Cynthia Fulton vient prévenir son agent préféré plongé dans un coma maîtrisé de démarrer ses festivités d’espionnage. Une belle occasion pour l’agent de faire montre de tout son magnétisme sexuel… en précipitant la belle dans la piscine toute habillée. Celle qui boit la tasse et en redemande encore c’est Margaret Lee, une très jolie blondinette qui accompagnera l’espion dans son enquête. Du côté des méchantes, on retrouve le superbe visage (et la silhouette) de l’ex-copine de DANGER DIABOLIK : Marisa Mell. Un rôle court et relégué au second plan mais qui ajoute un charme non négligeable à une enquête assez ronflante concernant un dangereux poison et du chewing gum modificateur de comportements!

NEW YORK APPELLE SUPER DRAGON balade le spectateur dans les beaux décors de la Hollande, s’immisce dans une curieuse vente aux enchères où tous les protagonistes sont masqués et contraint même son héros à une baignade forcée enfermée dans un cercueil. En plus de plusieurs bagarres à mains nues bien agitées, le film de Giorgio Ferroni s’autorise quelques légères séquences de violence, dont l’une d’elles présente un système de matelas métallique sur lequel on attache sa victime pour l’électrocuter dans un bassin remplit d’eau. Et il y a bien entendu le final spectaculaire, une échappée par hélicoptère avant l’explosion d’une maquette… heu… d’un immeuble gigantesque faisant office de repère du chef des super-vilains qui ne fait absolument rien de tout le film!

Parmi les moments notables du long-métrage, il y a aussi cette séquence où une jeune blondinette beatnik se démène comme une petite folle sur une piste de danse. Il s’agit de la très charmante Solvi Stubing, qui est davantage célèbre pour être le visage d’une publicité pour une marque de bières italiennes. Une petite apparition de quelques minutes qui viennent s’ajouter aux maigres qualités à retenir du long-métrage! Bien qu’il se révèle assez lamentable de sa manière de pasticher le style des enquête de l’agent britannique 007, ce SUPER DRAGON est tout de même assez amusant à suivre pour tout les amateurs d’histoires d’espionnages et ses autres dérivés qu’ils soient italiens ou autres, souvent aussi grotesques qu’attachants.


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