vendredi 16 avril 2010

MERIDIAN - LE BAISER DE LA BÊTE

MERIDIAN - LE BAISER DE LA BÊTE (Meridian) de Charles Band (1990)

Catherine, une jeune étudiante américaine, se rend en Italie pour prendre possession d’un vieux château hérité à la mort de son père. Sur place, elle invite une troupe de magiciens ambulants mené par Lawrence, un homme mystérieux et séducteur. La nuit, alors qu’elle a des visions d’une jeune femme assassinée dans son château, elle est visitée par une étrange bête au pouvoir sensuel étonnant. Petit à petit, elle va découvrir la clé d’une sinistre malédiction qui pèse sur sa famille, et qui a pris racine au Xvème siècle…

Produit et réalisé par Charles Band, MERIDIAN est l’une des toutes premières productions Full Moon. Contrairement à ses autres œuvres fantastiques, ce film-là n’est pas un film d’horreur mais plutôt un conte de fées. Une revisitation du mythe de LA BELLE ET LA BÊTE, à la fois romanesque et érotique. Toutefois, on est plus proche de la série TV avec Linda Hamilton et Ron Perlman que de l’un des chefs-d’œuvre de Jean Cocteau. Pour planter son décor, le réalisateur utilise les magnifiques Jardins de Bomarzo qui datent du XVIème siècle où l’on y trouve d’imposantes statues en pierres aux postures étranges. Voilà le théâtre parfait pour y développer son histoire de malédiction ancestrale.

Avec ce long-métrage, c’est surtout l’occasion d’apprécier les charmes de la comédienne Sherilyn Fenn, beaucoup trop rare au cinéma. Ici, elle s’amourache d’une créature à poil qui ne se fait pas très longtemps attendre à l’écran. Les effets spéciaux de maquillage sont même assez réussis et signés par Greg Cannom, qui officiera quelques années plus tard sur le DRACULA de Francis Ford Coppola où l’on retrouvera un Gary Oldman lui-même grimé dans un costume assez similaire. Pour cette histoire d’amour particulière, Charles Band soigne plutôt bien son atmosphère mais abuse de ralentis et certains de ses éclairages ne camoufle pas les limites de son budget. Toutefois, il teinte son ambiance d’un érotisme délicieux et dévoile sans fard les corps divins de ses deux comédiennes. Sherilyn Fenn se montrant très à son avantage dans ce long-métrage tandis que Charlie Spradling (uniquement crédité sous son prénom!) fait immanquablement penser à une jeune Eva Green. Du beau monde pour chatoyer les regards…

MERIDIAN est un conte à la fois naïf et poétique finalement assez touchant. La beauté de ses images doivent beaucoup aux magnifiques extérieurs naturels, ses jardins et son château; ainsi qu’aux charmes de ses jeunes demoiselles, pures et innocentes; aux visages angéliques. La musique synthétique de Pino Donaggio accompagne les voluptueuses envolées lyriques de cette histoire tragique aux dialogues désuets. Dans la carrière de son réalisateur, c’est un peu une œuvre à part, remplit de défauts et forcément ridicule pour les plus cyniques. Mais il s’y dégage un parfum bien enivrant pour les amoureux de contes sentimentaux et gothiques…

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Au revoir...

Au revoir...
Related Posts with Thumbnails page counter
Web Counter