jeudi 29 avril 2010

LES PIRATES DE LANGKASUKA


LES PIRATES DE LANGKASUKA (Puen Yai Jom Salad) de Nonzee Nimibutr (2008)

La reine Hijau doit redoubler d'ingéniosité pour déjouer les velléités conquérantes du monarque voisin, le prince Rawai, et de son allié diabolique, le pirate Black Rawen. Avec l'aide de Pari, pêcheur du village et novice dans l'art du Du Lum – un pouvoir magique capable de mobiliser la faune maritime pour un résultat sismique dévastateur – elle cherche à gagner les services d'un génie chinois, inventeur d’un canon géant très convoité. Inutile de dire que ses adversaires poursuivent la même quête...

Un bon gros nanar qui pioche allégrement dans les univers à la fois de la trilogie LE SEIGNEUR DES ANNEAUX de Peter Jackson et de la saga PIRATES DES CARAÏBES de Gore Verbinski . Bourré de personnages jusqu’à la gueule, l'ensemble est terriblement alambiqué que l'on ne s'y retrouve plus très vite. Mais, au fond, quelle importance? Car, très rapidement, on se contrefiche complètement du destin de ces personnages qui alimentent un scénario déjà bien rocambolesque! Tout ceci est guère intéressant et, sur plus de 2 heures de métrage, cela devient même carrément pénible à suivre. D'autant plus que l'on n’y comprend pas grand-chose, les intrigues sont compliquées et tortueuses, à grands renforts de flashbacks qui alourdissent encore plus la narration. Mais tout ceci n'est pas bien grave. Pour quel(s) raison(s), me direz-vous?

LES PIRATES DE LANGKASUKA est fort heureusement souvent très bête, d'une crétinerie assez hallucinante même, ce qui provoque une hilarité constante via des séquences "inoubliables" comme celle où le héros fait usage de ses pouvoirs de commande sur toutes les créatures de la mer, chevauchant à l'occasion une raie manta pour se déplacer dans l'eau! Une histoire bien abracadabrante bourrée d’effets spéciaux tellement énormes que cela en devient finalement tordant. Cela n'en rend malheureusement pas le film épique pour un sou. Indéniablement raté, il s'apprécie toutefois avec plaisir si l'on sait le prendre avec humour, très souvent au détriment de l’œuvre elle-même. On savourera spécialement une grosse bataille finale particulièrement gratinée remplie d'explosions, cascades diverses et surtout avec des baleines géantes en images de synthèse. Pour finir, le spectacle est largement soutenu par les accords assourdissants d'une bande son quasi-wagnérienne. Un divertissement "épicé thaï" qu'ils disaient! Qu’est-ce qu’ils se prennent au sérieux, ces thaïlandais…




Une bande annonce en allemand d'un film thaïlandais? Encore plus rigolo, non?

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