dimanche 11 avril 2010

LE PRINCE & MOI

LE PRINCE & MOI (The Prince & Me) de Martha Coolidge (2004)

Le jeune héritier du trône du Danemark, enfermé dans la tradition et dans son château, décide de se rendre aux Etats-Unis pour apprendre la vraie vie. Sur place, il rencontre Paige, une jeune étudiante dont il comprend au premier regard qu'elle est faite pour lui, et lui pour elle. L'amour parviendra-t-il à dépasser les différences qui les séparent ?

Une comédie romantique qui ne fonctionne absolument pas. Et ce, sur aucun point! Le couple vedette n'est déjà pas bien assorti mais ce n'est rien comparé au scénario qui accumule les clichés et les situations convenues sans même aller jusqu'au bout de celles-ci. Car l'ensemble est totalement inabouti en plus d'être illogique, et ne craint pas pour sa crédibilité. On sent, bien entendu, qu'il y a une volonté des scénaristes (3 personnes quand même!) de rapprocher leur histoire des frasques du fils William du Prince Charles et Lady Di, ancrant le personnage du Prince dans un contexte réel : la vie "légère" d'une royauté, ses dérapages relatés par la presse (fricotage avec des femmes faciles, course en voiture dans la campagne danoise) etc... Le tout relié par un pseudo conte de fées cousu de fil blanc. C'est bien dommage car Julia Stiles est toujours très mignonne, bien que ses mimiques deviennent forcément lassantes à la longue mais c'est surtout qu'elle n'est pas très convaincante lorsqu'elle veut nous faire croire qu'elle tombe si facilement amoureuse d'un jeune homme si lamentable qu'il n'arrive même pas faire un sandwich ou une lessive. Et que dire sur le jeune bellâtre blond qui doit certainement être l'une des interprétations les plus pitoyables qui soit du bel homme transi d'amour... Un prince qui, au départ, se fiche bien du patrimoine royal et qui part simplement aux Etats-Unis dans l'idée de rencontrer des jeunes américaines délurées qui montrent leur poitrine à tout va!

Le contexte romanesque est aussi bien lourdaux. La confrontation sur fond d'amour entre la vie bien orchestrée du danois Prince Edvard (il se fait appeler Eddie lors de son séjour aux USA!) à une roturière, fille de fermier américain, qui désire finir ses études de médecine afin de pouvoir voyager à travers le monde pour prodiguer des soins et apporter de l'eau potable aux gens dans le besoin. Comme c'est touchant. Hélas, rien ne fonctionne dans le film car toutes les idées - aussi mieilleuses qu'elles soient - sont à peine exploitées, laissant les moindres rebondissements d'une histoire déjà prévisible s'écraser misérablement alors qu'ils avaient à peine commencés. Et puis cette vision de l'Europe passablement américanisée où tout les européens sont des gens si gentils et coopératifs (voir la scène du défilé de la Famille royale!) et que la réalisatrice semble présenter Copenhague comme un petit village de campagne (voir la scène de la foule lors de la sacralisation du Prince Edvard!). C'est assez affligeant! Et ce n'est même pas du niveau d'un téléfilm, c'est juste carrément du foutage de gueule!! A croire que ce genre de mélo romantique ne s'adresse plus qu'à des jeunes enfants incapables de réfléchir et de se laisser manipuler émotionnellement par une histoire autant pathétique sur le fond que dans la forme. Ici c'est juste le néant absolu! C'est presque à voir pour le croire! Je crois qu'il faut que Julia Stiles ne fréquente plus ce genre de films. Comme à chaque fois, c'est une catastrophe totale!

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