lundi 5 avril 2010

KRAKEN, LE MONSTRE DES PROFONDEURS

KRAKEN, LE MONSTRE DES PROFONDEURS (Deadly Water aka Kraken: Tentacles Of The Deep ) de Tibor Takács (2006)

Trente ans ont passé depuis que Ray Reiter a été témoin de la disparition en mer de ses parents, victimes de l'attaque d'une pieuvre géante. En se joignant à l'expédition d'un groupe d'archéologues explorant les fonds marins à la recherche d'un trésor légendaire (et que l'on dit gardé par la monstrueuse créature), il espère bien retrouver et détruire le kraken qui a tué ses parents. Mais ses désirs de vengeance vont être contrecarrés par la présence d'un mafieux prêt à tout pour s'emparer du trésor...

Le titre fait bien envie mais il ne s'agit pas d'un film d'horreur avec cette belle créature légendaire qu'est le Kraken. On n'est malheureusement pas dans une variation bon marché du CHOC DES TITANS, hélas! Le titre français est donc carrément mensonger car ce monstre des profondeurs est réellement absent du long-métrage. A la place, nous avons droit à un calamar géant qui va gêner un duo de blondinettes océanographes à la recherche d'un masque et d'une opale mythologique.

L'histoire est classique et bien entendu sans surprises. Tout les éléments clichés du genre se retrouvent dans ce téléfilm produit pour la chaîne "Sci-Fi" en collaboration avec Nu Image. On a même droit à une petite équipe de pirates en guise de méchants perturbateurs à la bonne suite de l'aventure. Petite production oblige, l'intrigue ne se situe même pas sous le soleil des Bahamas car les recherches archéologiques de nos héroïnes se déroulent dans les eaux froides autour de Vancouver, au Canada. C'est même assez étonnant d'y voir des comédiennes en bikini. Mais on ne va pas s'en plaindre, c'est toujours cela de pris. Adjoint aux recherches sur le bateau, les jeunes femmes se voient épaulés d'un photographe du National Geographic parti à la recherche de la créature qui a tué ses parents il y a plus de 30 ans...

Intitulé DEADLY WATER dans sa version originale, KRAKEN vaut surtout le détour pour les nombreuses attaques de sa pieuvre géante en images de synthèse. Car oui, le monstre n'est pas réel mais bien créé par ordinateurs. Comme toutes productions de ce type (on pense particulièrement à SHARK ATTACK), les effets spéciaux ne sont guère soignés et se remarque très rapidement. D'autant plus que l'interaction entre le calamar et ses futurs victimes se révèlent presque aussi catastrophiques que le synthétique MAMMOUTH, autre pathétique avatar synthético-horrifique du même studio de production ! Qu'importe, le long-métrage de Takacs (c'est vraiment son nom?) se révèle plutôt plaisant à suivre, si le fait d'y suivre une aventure du pauvre très sérieuse suffit à vous y amuser. Car il faut dire qu'on a droit à de nombreuses scènes d'action, des filles sexy, de la corruption et un méchant qui fume sans arrêt des cigares. De plus, il y a de petites explosions de bateaux et un final surprenant où l'effrayant calamar se prend même pour Bruce dans la dernière attaque des DENTS DE LA MER. Mais attention, notre héros au sourire ravageur (il sourit tout le temps!) ne va pas se laisser faire et réglera la situation à la manière de RAMBO, mais au calibre 50!

Ce "Monster Movie" plus hilarant que vraiment pathétique est commis par celui qui avait obtenu le Grand Prix du Festival d'Avoriaz avec son déjà très mauvais LECTURES DIABOLIQUES. Ici, il réalise une oeuvre passablement ridicule mais sympathique pour tout amateurs de série Z bien fauchée. On ne s'y ennuie pas, on rigole beaucoup et c'est surtout ça l'essentiel n'est-ce pas?

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