jeudi 1 avril 2010

DILWALE DULHANIA LE JAYENGE

DILWALE DULHANIA LE JAYENGE de Aditya Chopra (1995)

Chaudhry Baldev Singh est un père de famille installé à Londres. Un jour, il reçoit une lettre d'Inde : son meilleur ami lui écrit, lui rappellant la promesse qu'il avait faite deux décennies auparavant de marier leurs enfants. Chaudhry décide alors de tenir sa promesse, mais donne toutefois un mois libre à sa fille tout avant qu'elle ne s'en aille en Inde se marier...

Se fier aux traditions et laisser les parents choisir l'époux de leur fille ou alors laisser la jeune femme faire son propre choix et épouser l'homme qu'elle aime. Tout le dilemne de ce film de Bollywood. Une première partie où Simran (Kajol) va visiter l'Europe et finalement rencontrer l'amour qui se présentera sous les traits de Sah Rukh Khan. L'Europe, dans ce film, se présente principalement en Suisse où les deux amoureux se rencontrent, se détestent, se chicanent et finalement tomberont dans les bras l'un de l'autre. A travers la Suisse, le jeune couple passera par Zürich, Berne et quelques régions campagnardes comme Saanen. Bien sûr, on aura droit au petit chapeau champêtre, cloche de vaches et des chansons dans les prés au milieu des montagnes. A propos de moments musicaux, le sommet sera cette fameuse séquence où la jeune fille s'abreuve de cognac pour la première fois et fini complètement bourrée. C'est le début d'un rapport "rapproché" entre les deux protagonistes qui va se transformer petit à petit en une certaine affection l'un pour l'autre.

C'est aussi l'occasion, dans cette première partie, pour Sah Rukh Khan d'étaler ses talents d'amuseur, un comique plutôt agressif et souvent excessif. Il n'arrête pas de faire des pitreries de bas étage. C'est assez insupportable au début (on comprend l'agacement de la jeune fille) mais finalement ce jeune homme est tellement "bête" qu'il en devient touchant. L'alchimie entre les deux comédiens est immédiate et l'on se prend assez rapidement d'affection pour eux. A mesure que l'histoire avance, nous voici plongé dans une spirale émotionnelle qui ne fait que débuter.

A la fin de la 1ère partie, Sah Rukh Khan est sur le point de s'envoler pour l'Inde afin d'épouser Simran, promise malgré elle à un homme qui ne connaît rien d'elle. L'occasion d'assister à toute la mise en place d'un mariage à l'indienne, les diverses phases cérémonielles d'avec les familles. Et d'entrer dans les traditions du pays où, au lieu de "kidnapper" la belle et de s'enfuir avec elle, notre "héros" va tout faire pour essayer de se faire accepter par la famille de Simran, notamment par un père qui entend bien faire marier sa fille au fils de son meilleur ami. Et quand le papa fait les gros yeux tout méchants, on fait pas le malin (d'autant plus qu'il ressemble à Joe Spinell. Oui, ça intimide!).

Une première partie légère, drôle et enlevée, une seconde moitié plus grave mais aussi beaucoup plus émouvante, aux chansons souvent magnifiques et aux chorégraphies superbes. Le film possède des séquences réellement touchantes, et on est pas loin d'avoir sa petite larmichette aux coins des yeux. Le final est assez surprenant par sa violence aussi soudaine qu'inattendue. Voilà un film qui présente un scénario digne d'une comédie sentimentale mais qui est ici transcendé à travers ses principes indiens et offre une vraie approche sensible, parfois terrible de la condition de la femme en Inde et son rapport au mariage. Un film magnifique qui a obtenu de nombreux prix et un succès colossal au box-office indien. C'est aussi le film qui a permis à Sah Rukh Khan d'obtenir son statut de star incontournable du cinéma Bollywoodien! Une date!

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