vendredi 2 avril 2010

CARNAGE

CARNAGE (The Burning) de Tony Maylam (1981)

Camp de vacances de Blackfoot. Des adolescents préparent une blague pour Cropsy, leur moniteur, que personne ne porte dans son cœur. Malheureusement, la farce dégénère et Cropsy se transforme en torche vivante avant de finir dans les eaux du lac. Brûlé sur la totalité du corps, il passera cinq ans à l’hôpital avant de pouvoir en sortir, les médecins ayant tout tenté, sans succès, afin de lui rendre figure humaine. Une fois dehors, Cropsy n’a qu’une idée : se venger et massacrer tous les adolescents venant dans le camp de vacances…

Sorti quasiment une année après le premier VENDREDI 13, CARNAGE plagie allégrement les codes du slasher de Sean S. Cunningham. On y retrouve tous les clichés inhérents au genre. Rien n'y manque, donc aucune surprise à l'horizon. On est en terrain connu. Par contre, on y croisera quelques visages connus dans la distribution : à savoir Jason Alexander ou encore une Holly Hunter toute jeune.

CARNAGE bénéficie d'une réputation tout à fait flatteuse dans sa catégorie, notamment en ce qui concerne les effets spéciaux gore. Ceux-ci sont exécutés par un maître en la matière : Tom Savini. Le film vaut principalement pour ces séquences sanglantes, pratiquement toutes à la cisaille de jardin. Ce qui donne droit à des ventres et crânes ouverts et des gorges tranchées. Si l'exécution est efficace, il n'y a rien de méchant à voir, notre maquilleur préféré ayant déjà fait mieux ailleurs.


Alors pourquoi une réputation flatteuse pour ce film de genre tout de même de bas étage? Je me le demande encore... C'est néanmoins assez amusant d'y voir associé le nom des célèbres producteurs Weinstein qui s'autoproclame "créateurs" du film, ayant notamment signé le "scénario". Beau duo d'opportunistes qui marchent sur des plates bandes déjà ultra-balisées et n'apportant même pas une once d'originalité à leur concept au-delà d'une arme blanche sympathique mais guère coriace pour ces jeunes victimes qui meurent très vite, sans larmes ni "réelle" douleur...

CARNAGE accuse le poids des années mais reste une jolie découverte pour tout amateur de slashers. L'ambiance y est sympathique. On y croise toujours des jolies filles (malgré la mode et coupe de cheveux 80's à fond!), un érotisme pas désagréable et l'inusable histoire "qui fait peur" au coin d'un feu de camp. Bien entendu, on n'oublie pas le gros musclé pas très futé et l'habituel souffre-douleur. La routine, quoi! A ranger aux côtés d'autres "classiques" comme MASSACRE AU CAMP D'ETE et LE MONSTRE DU TRAIN.

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