jeudi 29 avril 2010

CALTIKI - LE MONSTRE IMMORTEL

CALTIKI - LE MONSTRE IMMORTEL (Caltiki - Il Mostro Immortale) de Ricardo Freda & Mario Bava (1959)

Au cours d’une expédition archéologique au coeur des ruines d’une ancienne cité Maya, une équipe de scientifiques découvre une grotte souterraine qui abrite la statue colossale de « Caltiki », la déesse de la mort. Soudain, un être monstrueux attaque l’un des membres de l’équipe et finit par être détruit. Mais un fragment de la créature reste incrusté dans la chair de sa victime. Celle-ci ne va pas tarder à manifester des signes de démence provoqués par un mal inconnu…

Alors que le chroniqueur de l'histoire rapproche CALTIKI d'une sorte de monstre mythologique, il semble toutefois plus juste de dire que cette créature semble plutôt sortie d'une oeuvre de science-fiction que du cinéma d'horreur. D'ailleurs, ce film peut s'apprécier comme une sorte de pendant du BLOB, une autre bestiole difforme qui dévorait tout sur son passage.

Cette oeuvre à la splendide beauté plastique, pour autant qu'on savoure ces petits cauchemars SF 50's, offre une intrigue qui se joue avec délice de son côté spectaculaire. Le long-métrage possède en effet de nombreuses images très violentes pour l'époque : que ce soit la vision des blessures infligées aux victimes (bras déchiquetés, visages lacérés, tête de squelette en décomposition...) et aussi cette angoissante invasion progressive des lieux par cet être venu d'ailleurs, ne laissant quasiment aucune échappatoire aux protagonistes de cette aventure palpitante.

Bien que la réalisation du film soit d'abord attribuée à Ricardo Freda, celui-ci quitta le tournage après une semaine et fut remplacé par son chef-opération du nom (désormais célèbre) de Mario Bava! Artiste de génie, il complète le film avec brio, usant de techniques de trucages assez fabuleuses, faisant des miracles avec trois fois rien! Et dans cette histoire, le cinéaste italien fait étalage d'un nombre assez impressionnant d'effets pyrotechniques et de maquettes de chars pour endiguer la menace. Tout ceci dans un maximum d'efficacité concentré sur un peu moins d'une heure et quart. Une série B au charme indéniable!

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