mercredi 14 avril 2010

BLUE HOLOCAUST

BLUE HOLOCAUST (Buio Omega) de Joe D'Amato (1979)

Un jeune homme, bouleversé par la disparition soudaine de sa fiancée victime d'un mal étrange, s'empare de son cadavre en profanant sa fraîche sépulture et fait usage de ses dons de taxidermiste en l'embaumant. Tout ceci afin de la "garder pour toujours auprès de lui". C'est sans compter sur l'influence de son étrange gouvernante qui le pousse à inviter des jeunes filles chez lui pour ensuite les tuer...

Un film d'horreur où la violence graphique n'épargne personne. Cette petite perle macabre de Joe D'Amato ne fait pas dans la finesse et ne n'oublie aucun détail nauséeux, s'étalant en séquences gore avec tout le style visuel bien excessif de son réalisateur. De prime abord, BLUE HOLOCAUST est une histoire d'amour fou qui tourne à la nécrophilie. Mais le cinéaste italien va beaucoup plus loin et agrémente une atmosphère déjà bien lourde avec des meurtres totalement gratuits et empreints d'un sadisme à vous faire grincer des dents (l'arrache des ongles! Aïe! Aïe! Aïe!).

BLUE HOLOCAUST est quasi un huis-clos plutôt gravement glauque bien aidé par un casting de tronches pas croyables! A commencer par Kieran Canter qui interprète le jeune Frank. Devenu veuf bien trop tôt, le jeune homme au visage angélique cache derrière son apparence bienveillante de bellâtre italien une facette sombre et bien mordibe de sa personnalité. Mais c'est spécialement Franca Stoppi que l'on retiendra avant toutes choses. Dans le rôle de la gouvernante impassible, cette femme autoritaire cache un être aussi bien dérangée : à la fois vicieuse, jalouse et au tempérament violent. Elle y démontre un art pour le démanbrement qui fait frémir. Que ne ferait pas une femme amoureuse pour garder son chéri auprès d'elle...

BLUE HOLOCAUST est un oeuvre puissante dans son étalage de tripailles grâce à quelques séquences sanglantes à vous faire retourner l'estomac. Même plus de 30 ans après sa sortie dans les salles obscures, le film de Joe D'Amato garde toute sa force. Son ambiance putride est toujours aussi efficace, il s'y dégage même un semblant de poésie macabre qui donne une touche iconoclaste à ce long-métrage particulier qui ne ressemble à aucun autre. L'ensemble est également soutenu par la formidable musique très hypnotique des Goblins. Un petit classique de l'horreur à l'italienne!


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