dimanche 7 mars 2010

SEX & FURY

SEX & FURY (Furyô Anego Den: Inoshika Ochô) de Norifumi Suzuki (1973)

Alors qu’elle n’était qu’une enfant, Ocho Inoshika est témoin de l’assassinat de son père, un détective privée. Avant de mourir, son père lui laisse trois indices sur l’identité des meurtriers (trois cartes de jeu). Devenue femme, elle décide de les retrouver et de se venger. Elle va faire la connaissance d’un rebelle à l’autorité en place et d’une (fausse) espionne anglaise.

Les déesses que sont la suédoise Christina Lindberg (CRIME A FROID) et la japonaise Reiko Ike se retrouvent dans ce film violent et sauvage. Une pointure dans le genre de la sexploitation japonaise. Une histoire de vengeance à la KILL BILL où Reiko Ike joue à l'héroïne vengeresse en essayant de tuer trois personnages responsable de la mort de son père. L'occasion pour Suzuki de nous gratifier d'une mise en scène ultra-pop, aux cadrages et usages de couleurs absolument somptueux. Il y a de nombreuses scènes surréalistes, vraiment magnifiques. Que ce soit cette séquence où Reiko se fait lécher son corps nu par un de ses assaillants, ne sachant pas que son corps est recouvert de poison. Ou bien cette scène de torture où Christina Lindberg fouette sa victime dans une chapelle S&M avec un Jésus crucifié en vitrail. On joue aussi d'une certaine sensibilité naïve avec l'histoire d'amour un rien nunuche entre Christina Lindberg et son amant japonais. Le film se déroulant au début du 20ième siècle (1905), on notera également quelques incohérences, comme cette culotte typiquement sixties que porte Miss Lindberg ou encore sa tenue S&M avec sa mini-jupe en daim!

Le final de SEX & FURY se termine en vrai carnage où notre héroïne, les seins dénudés (et bientôt recouvert de sang), décime ses ennemis avec son katana. Elle en ressort blessée par balles et couvertes de coups de sabre. C'est à se demander comment elle réussit à revenir dans la suite de ce film, intitulé FEMALE YAKUZA TALE! Spectaculaire et à la violence exacerbée. Voilà une nouvelle belle réussite du genre "Pinky Violence"!


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Au revoir...

Au revoir...
Related Posts with Thumbnails page counter
Web Counter