jeudi 11 mars 2010

ROAD HOUSE

ROAD HOUSE de Rowdy Herrington (1989)

Dalton a toutes les qualifications requises pour avoir un boulot stable et une vie tranquille, mais il préfère vivre sa vie. Voilà pourquoi il se retrouve vigile au Double Duce, un bar de Jasper. Lors de sa première nuit de travail, il est blessé, mais aussitôt recueilli et soigné par Elizabeth Clay, une jeune et belle doctoresse. Malheureusement, Brad Wesley, qui règne en maître sur le crime à Jasper, est intéressé par la jeune femme...

Ca c'est un sacré film!
Je crois que je n'ai jamais vu Swayze aussi mauvais que dans ce film. Son attitude est si cool - à mi-chemin entre tension et détente, oui c'est possible - qu'il donne un look assez cocasse à son personnage. Il faut dire qu'il est en plein dans l'archétype du beau dur de la fin des années 80 : avec une coupe de cheveux, longs, de circonstance (à cette époque-là, les videurs n'avaient pas des tronches de crâne rasée) et surtout le jeans moulant juste comme il faut pour bien épouser les belles fesses musclées et la ceinture, dernier petit détail pour faire viril. Sans oublier les santiags pour le côté un brin cow-boy. Magnifique!

Le scénario est un gros prétexte de série B qui mixe allégrement sexe, violence et rock'n'roll. A ce titre, la bande originale du film reste à ce jour un grand classique du soundtrack parfaitement calibrée. Toutes les chansons sont excellentes et donne lieu et de très bons moments dans le film (les musiciens enfermés dans une cage pour les protéger des bris de verre qu'on leur balance à la gueule!). Pour rajouter un charme purement machiste au film, celui-ci est bien bardée de pouliches toutes droit sorties de la revue Playboy. Et ce n'est pas de la simple parade, ici on veut voir du nibard et il y en a! On se souviendra longtemps de ce show par une blonde pulpeuse (Julie Michaels! Grrrr....) à la robe moulante rose qui se déhanche comme une bête sur les accords hargneux de "Hoochie Coochie Man" avant de se faire son petit strip devant un Dalton stoïque à qui on ne la fait pas! "Quand vous amenez une chienne, faut la tenir en laisse!".

Mais ROAD HOUSE c'est aussi du sentiment. Car au-delà des sales bagarres de bar, il y a une cause pour laquelle on doit se fighter. De ce fait, un "love interest" pour notre héros, blonde bien entendu. Mais la belle n'est pas une garce, juste un rien timorée mais avec sourire enjoleur... Comment ne pas craquer? Et quand on sait que ce rôle-là est interprété par Kelly Lynch on serait pas loin de faire péter sa braguette! Pourtant, on a connu la comédienne largement plus sexy dans d'autres films. Et sa scène de sexe avec le beau Patrick (sur "These Arms of Mine" de Otis Redding) où seul le comédien tombe la chemise est plutôt assez poussive et manièrée - concentrez votre attention sur le visage de Kelly, une actrice porno ne simulerait pas mieux! - mais à au moins le don de rappeler à notre bon souvenir une autre scène (celle de la cabane) avec Jennifer Grey dans DIRTY DANCING qui était autrement plus chaude. Et là, on parle d'un film de mecs!

Mais bon, de toute manière, le plus sexe dans ROAD HOUSE c'est incontestablement Sam Elliot! Les cheveux longs grisonnants, le look crasseux, il interprète Wade le mentor de Dalton. Avec son look de vieil hippie sur le retour, il est immensément cool. C'est juste dommage qu'il soit cantonné à un second rôle parce qu'il a une gueule et une présence d'enfer! A chacune de ses apparitions, c'est lui qui vole le show à sa vedette! Le vilain de l'histoire est ici joué d'outrageuse manière par un Ben Gazzara qui semble particulièrement s'amuser dans son rôle d'ordure. C'est clair que cela doit bien lui changer la vie après ses rôles chez John Cassavettes!

Il faut aussi se rappeler que l'on est en face d'une production Joel Silver, le gars qui a produit les meilleures et les pires séries B de ces 30 dernières années. C'est donc l'esprit conscient qu'on est ici face une bonne bobine cinématographique ultra-bourrine, les couilles bien gonflées face à ce déchaînement de coups et blessures, de sang, avec de l'amour mais aussi de destructions de bagnoles par un 4 x 4, de conduite irresponsable, d'explosions, de bières en matant des belles pépées et de rock suintant la sueur... Testérones à 110%!!!

ROAD HOUSE - parfois titré BAR ROUTIER si vous le chopez tard le soir sur une chaîne télévisé - a déjà plus de 20 ans d'âge. Et plus le temps passe, ma foi, le film est toujours autant délectable pour qui apprécie la chose au second degré. Car il contient son lot de séquences cultes, de dialogues pas très finauds mais hautement rigolards. Son érotisme vulgaire, sa violence qui fait mal (le final est hautement sanglant!) et son héros au torse bien huilé qui fait des mouvements de kung-fu devant un lac légèrement couvert par la brume du petit matin... Irrésistible! Et puis cet instant magique où un gros méchant en surpoids se ramasse un ours empaillé sur la tronche! Vous avez déjà vu ça dans un autre film, vous? INDISPENSABLE!


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