vendredi 26 mars 2010

PRINCESSE

PRINCESSE (Princess) de Anders Morgenthaler (2006)

Titulaire du Méliès d’Argent au Festival de Sitges 2006. Voilà un curieux petit film. C’est l’histoire d’August, un prêtre missionnaire, qui rentre chez lui après plusieurs années passées à l’étranger. Sa sœur, Christina, qui a connu son heure de gloire comme star du porno, est tombée dans la déchéance et vient de mourir d’une overdose de drogue. Il ne lui reste donc plus que sa petite-fille de cinq ans, Mia, qui vit chez Karen, une prostituée. August va récupérer la gamine et part dans une quête vengeresse auprès des personnes responsables du destin tragique de Christina…

Une histoire somme toute très «classique», mixant sexe, action et violence. Mais PRINCESSE est un film qui a une saveur particulière. Tout d’abord de part son origine scandinave et du fait qu’il s’agit d’un film d’animation qui mélange le dessin animé traditionnel, l’image de synthèse et le «live action». Un cocktail étrange qui, s’il ne convainc pas entièrement, reste un spectacle persistant qui titille à fond la rétine. Son dessin «simpliste» et sa mise en scène nonchalante aligne de nombreux chocs, qu’ils soient visuels ou scénaristiques. Les auteurs de PRINCESSE développent des situations souvent extrêmes, incluant pornographie et tortures sous le regard d’une enfant. C’est souvent déroutant, à défaut d’être réellement dérangeant, mais l’esprit jusqu’au-boutiste de l’entreprise rend l’ensemble complètement fascinant. Froideur, absence d’émotions, violence brutale et plongée dans une sexualité bien glauque, PRINCESSE est une sacrée descente aux enfers. Noire et bien profonde. Une sorte d’ovni cinématographique qui ne pourrait que plaire à tout amateur de cinéma «autre». Une curiosité définitivement pour un public averti !

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