lundi 8 mars 2010

NIGHTMARES

NIGHTMARES de John D. Lamond (1980)

Helen, une jeune actrice australienne, passe une audition pour jouer dans une pièce de théâtre. Engagée dans la troupe, elle entame une relation avec l'un des comédiens. C'est à ce moment-là que des souvenirs traumatisants de sa petite enfance lui reviennent en mémoire : la vision de sa mère morte lors d'un accident de voiture. Ainsi débute le massacre sanglant de la distribution du film, les comédiens étant à chaque fois assassiné avec un débris de morceau de verre...

Un slasher australien écrit et monté par le réalisateur de l'excellent LONG WEEKEND! Voilà qui fait bien envie... Hélas, NIGHTMARES dévoile toutes les clés de son suspense durant ses scènes d'introduction où l'on assiste à l'enfance d'Helen et à sa responsabilité dans le décès accidentel de sa mère. Un soir, endormie sur la banquette arrière de la voiture, la petite fille se réveille brusquement en trouvant sa mère conduisant la voiture et en train de se faire entreprendre par un inconnu à côté d'elle. Croyant à une attaque de la part de l'homme, elle essaie de s'interposer entre le couple et provoque une collision frontale avec un autre véhicule sur la route. La mère, projetée à travers le pare-brise, meurt terrassée par les débris de verre. Après le drame, le père de l'enfant ne trouve rien de plus réconfortant que d'aller lui dire "Tu as tué ta mère!". Voilà des paroles qui ont dû bien rassurer la jeune gamine qui, peu après cette malheureuse perte dans sa famille, se fera ensuite molester durant la nuit. L'enfant se défendra en utilisant un morceau de verre...

L'intérêt du film se trouve donc au-delà d'un scénario classique et sans surprises car on pourra toutefois apprécier cette petite bande d'exploitation australienne (Ozploitation) grâce à son large quota de sexe et de nudité "full frontal" à la limite de la pornographie. Réalisé deux ans après HALLOWEEN de John Carpenter, John D. Lamond y réintroduit l'usage de la steadicam comme point de vue du tueur. Il aime balader longuement sa caméra dans les nombreux dédales du théâtre, donnant au film une petite touche "à la Argento" sans arriver à la cheville du célèbre réalisateur italien. Les meurtres sont sauvages et très violents, où n'apparaît que le bras de l'assassin avec son gros morceau de verre (prélevé sur une vitre ou un miroir cassée par le tueur sur le lieu-même du crime!), lacérant ses victimes qui sont, la plupart du temps, nues et en plein coït au moment de leur mise à mort. La réalisation de NIGHTMARES est soutenue par un Cinémascope assez élégant (principalement dans le dernier acte) malheureusement appuyée par une musique lourde de signification composée par Brian May qui plagie honteusement le style de Pino Donaggio sans être réellement efficace une seule seconde. Au final, il n'y a pas grand chose à retenir de ce film guère convaincant si ce n'est ses meurtres graphiquement assez réussis et un usage parfois assez délirant du montage pour convoquer les souvenirs d'enfance traumatisants de l'interprète principale.



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