dimanche 14 mars 2010

MEURTRES AU SOLEIL

MEURTRES AU SOLEIL (Un Verano Para Matar) de Antonio Isasi-Isasmendi (1972)

Un jeune enfant assiste à la mise à mort de son père, noyé par des mafiosos dans une piscine municipale. 20 ans plus tard, toujours assoiffé de vengeance, le jeune blondinet a bien grandi et est déterminé à éliminer chaque responsable de la mort de son papa...

Un film de vengeance à la Charles Bronson mais avec moins de violence et un tempo plus lent, envoûtant. L'histoire et son action se partage entre New-York, Madrid, Aix-en-Provence et Lisbonne. Dans MEURTRES AU SOLEIL, il s'y dégage une superbe atmosphère, aidée par une très belle photographie et une musique à la fois douce et bien dynamique de Luis Bacalov (réutilisée dans KILL BILL de Tarantino!). La distribution du film est très réussie, réunissant Christopher Mitchum (le fils de Robert Mitchum), Karl Malden, Claudine Auger (ex-Bond Girl ayant également tourné avec Mario Bava) et une toute jeune Olivia Hussey.

Le film aligne quelques spectaculaire morceaux d'actions sous la forme de courses poursuites en voiture, à moto et même à cheval, supervisé par Rémy Julienne. Il y a une belle scène de séduction entre Mitchum et Auger : lui en moto, elle est voiture. Se jaugeant tout en se dépassant, conduisant à vive allure... pour finir dans la mer pour le jeune homme. Afin d'atteindre le chef responsable de la mort de son père, le jeune blondinet va donc d'abord séduire sa secrétaire avant de kidnapper sa propre fille. Et c'est là que l'on atteint le sommet du long-métrage où Olivia Hussey et Christopher Mitchum s'isolent en pleine mer sur une cabane flottante. Lieu original pour entretenir une relation particulière entre ces deux personnages. La jeune femme développant le "Syndrôme de Stockholm" qui va remettre en doute la vendetta personnel du jeune homme. Eblouissante de beauté, Olivia Hussey n'a sans doute jamais été aussi belle que dans ce film. Elle irradie de charme ce film plutôt bien troussé, porté par un acteur guère expressif et bien plus crédible sur une moto que lorsqu'il récite ses dialogues. Pour rajouter au plaisir, il y a tout le côté 70's du métrage qui ancre le film dans une mode et ambiance absolument délectable. Une jolie réussite!


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