vendredi 5 mars 2010

HERCULE CONTRE LES VAMPIRES

HERCULE CONTRE LES VAMPIRES (Ercole Al Centro Della Terra) de Mario Bava (1961)

De retour de guerre, Hercule trouve sa bien aimée, Diane, inconsciente. D'après l'oracle Médée, la seule façon pour Hercule de la ramener à la vie est de trouver une pierre sacrée enfoui au plus profond de la Terre, dans le royaume d'Hadès. Il part donc à sa recherche, accompagné de Télémaque et de Thésé, après avoir confié Diane au roi Lyco. Mais il ignore que c'est ce même Lyco qui a empoisonné Diane, et projette de la garder pour lui...

Après LE MASQUE DU DEMON et son beau noir/blanc atmosphérique, Mario Bava réalise son premier film en couleurs. Et c'est époustouflant de voir la maestria de Bava qui arrive à composer des images ultracolorées avec un budget minimum. C'est peut-être bien la première vraie expérience psychédélique au cinéma. Visuellement, c'est une sacrée claque, Mario Bava multipliant les idées de mises en scènes et arrivant à produire des séquences réellement fantastiques avec des accessoires et bout de décors tirés d'autres films. Pour cette aventure d'Hercule, ça ne sera plus Steve Reeve mais Reg Park, plus connu pour ses titres de Mr. Universe (en 1951 et 1958 et plus tard en 1965), dans le rôle-titre tandis que Christopher Lee s'échappe de rôle de Dracula pour jouer ici le vilain Lyco.

HERCULE CONTRE LES VAMPIRES suit donc les aventures d'un gros musclé à travers diverses épreuves pour pouvoir sauver sa bien-aimée. Hercule se bat contre de multiples périples venant du monde d'Hadès, allant d'un monstre fait de pierres, en passant par une tempête en mer pour finir par se retrouver à affronter à des morts-vivants... Balançant des remorques géantes ou des gros rochers sur ses ennemis! Le film regorge d'action et se suit sans temps mort, Bava ne laissant que très peu de répit au héros durant sa quête. Le titre français du film n'a pas grand chose à voir avec des vampires si ce n'est qu'à un moment de l'histoire le "Seigneur des Ténèbres" indique au personnage de Christopher Lee qu'il possèdera le Pouvoir et l'Immortalité si il boit le sang de la Princesse Diane durant une éclipse lunaire...

Et même si le long-métrage aura pu se passer de son sidekick rigolo qui ne fait que des bêtises, que ses comédiens ne sont pas les plus expressifs du monde (il me semble que c'est une constante dans le monde d'Hercule) et que de nombreuses répliques sont niaises au possible, HERCULE CONTRE LES VAMPIRES reste une oeuvre très agréable à regarder, un bon plaisir au charme désuet et surtout un sens fabuleux de l'esthétisme où Mario Bava montre bien qu'il est le Maître des ambiances visuelles très léchées. Ses images sont tout simplement inoubliables!

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