jeudi 18 février 2010

SHERLOCK HOLMES

SHERLOCK HOLMES de Guy Ritchie (2009)

Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes... Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l'intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l'observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable... Mais une menace sans précédent plane aujourd'hui sur Londres - et c'est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l'ennui et la mélancolie. Après qu'une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l'approche de son exécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu'il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances. La panique s'empare de la ville après l'apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes...

Le personnage de Sherlock Holmes sort de la naphtaline pour être remis au goût du jour! Le film de Guy Ritchie lui donne un coup de jeune autant du point de vue formel que scénaristique. Même si cette aventure se déroule dans le Londres victorien, il s'en dégage un parfum de modernité. Le célèbre détective joue du violon et fume toujours la pipe mais est aussi un vibrant jeune homme qui n'hésite pas à passer à l'action. Il est d'ailleurs adepte d'une forme d'art martial et participe même à des combats de rue. Son tandem qu'il forme avec le fameux Watson est également sujet à des petites tensions digne de jeunes collégiens. En fait, le duo Holmes & Watson c'est un peu le "buddy movie" du film d'action en costumes!


SHERLOCK HOLMES n'est donc pas une typique histoires de détectives privés mais bien un divertissement à grand spectacle. Et son réalisateur s'y emploie avec une belle énergie, sortant ces personnages de leur classicisme légendaire. Ce que le film perd peut-être en élégance, il le gagne en efficacité car on dénombre pas mal de grosses séquences d'action dans le film, multipliant les bagarres et autres dantesques explosions. Guy Ritchie ponctue son long-métrage, à l'intrigue finalement très simple, avec des morceaux de bravoures très spectaculaires et s'amuse avec ses personnages. Son film est parfois alourdit par des effets de style pas toujours très heureux et répétitifs - l'explication des coups durant les bagarres! - mais qui impose automatiquement la marque de son réalisateur. Après, ce n'est plus qu'une question d'appréciation. Personnellement, j'ai trouvé que, pour une fois, la stylisation de Ritchie trouvait sa raison d'être dans le film au-delà d'un simple gimmick. Ce qui est un peu plus saoûlant, c'est sa propension à en abuser. Néanmoins, SHERLOCK HOLMES reste probablement l'oeuvre la plus sobre de son auteur.


Ce qui surtout impressionnant à voir dans le film, c'est la recréation de la ville de Londres qui passe de l'époque victorienne à un certain modernisme. Par exemple, le fait d'y voir le "London Bridge" en train d'être construit. La minutie de ces détails visuels donne une ambiance assez grandiose au long-métrage et permet ainsi de passer outre certains défauts comme une gestion du rythme assez chaotique et de nombreuses longueurs. SHERLOCK HOLMES doit surtout beaucoup de son charme grâce à son acteur principal, Robert Downey Jr., qui livre une excellente interprétation. Rien que pour lui, le film vaut la peine d'être vu! C'est aussi intéressant d'avoir fait du personnage d'Irene Adler, incarnée par la charmante Rachel McAdams, une variation féminine égale à Sherlock Holmes. Les nombreuses séquences qui les confrontent l'un à l'autre sont un véritable régal. On se délectera aussi des nombreuses pointes d'humour et aussi des rebondissements de l'intrigue qui font très "serial" et même s'il manque un mystère d'une véritable complexité à défaire, l'ensemble est finalement assez jubilatoire à suivre. Et ce n'est qu'une première partie d'une grande intrigue qui reliera le célèbre Sherlock à son ennemi le plus dangereux : Moriarty! C'est sous ses prémices assez excitants que se conclut le SHERLOCK HOLMES de Guy Ritchie, un "blockbuster" très bien calibré soutenu par l'excellente partition musicale de Hans Zimmer, d'influences tziganes, qui vous trottera dans les oreilles durant un bon moment! On attend la suite!



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