jeudi 4 février 2010

PUNISHER : ZONE DE GUERRE

PUNISHER : ZONE DE GUERRE (Punisher : War Zone) de Lexi Alexander (2008)

Lors de sa croisade sanglante contre le crime organisé, le justicier Frank Castle alias The Punisher défigure et laisse pour mort le parrain de la pègre Billy Russoti. Dès lors, ce dernier fomente une vengeance terrible contre Castle. Sous le nouveau pseudonyme de Jigsaw, le criminel recrute une véritable armée de sbires assoiffés de sang. The Punisher repart en croisade...

Troisième tentative d'adapter l'univers sombre du PUNISHER sur grand écran. Après le navet avec Dolph Lundgren dans le rôle-titre et, dernièrement, la version complètement ratée avec un Thomas Jane à côté de la plaque, le justicier Frank Castle fait cette fois-ci une entrée fracassante au cinéma, pour une aventure qui mise avant tout sur l'ultraviolence. Un parti pris plus hardcore que la moyenne, ce qui convient parfaitement au style de ce personnage Marvel.

Cette nouvelle histoire est réalisé par une femme et il faut reconnaître que celle-ci maîtrise plutôt bien son sujet et développe de belles séquences d'action où ça défouraille sec! Lexi Alexander n'a toutefois pas encore le talent d'une Kathryn Bigelow pour mettre en scène des scènes d'action. Cela s'en ressent à cause d'un manque évident de clarté dans les bagarres parfois trop découpées et l'usage pas vraiment nécessaire de ralentis. Mais elle a un bon sens du rythme et sait donner du punch à ces instants de violences bien sanguinolents! PUNISHER : ZONE DE GUERRE est donc une série B efficace où les gunshots explosent les tronches et les bagarres à mains nues sont multiples et bien brutales. Pour une fois dans les aventures du Punisher, le cahier des charges est respecté et sans être une pleine réussite, l'ensemble se suit avec un certain plaisir pour qui aime l'action qui fait mal. Non seulement la réalisatrice assure bien le côté explosif de son sujet, mais prend également le temps de bien soigner l'univers visuel de son anti-héros. Celui-ci est interprété par un Ray Stevenson qui en impose, mâchoire carrée, sale gueule et une stature qui sied parfaitement à son personnage. Le film est très ancré dans une imagerie de comic-book avec ses cadrages colorés comme autant de cases d'une bande dessinée et présentes des personnages caricaturaux et excessifs. Les méchants cabotinent comme des malades, en particulier le gangster à la gueule toute rapiécée qui se fait appeler Jigsaw après avoir survécu à la fureur du Punisher. Ce personnage, passablement ridicule, ancre le film dans un style très cartoonesque qui le rapproche de l'hystérique Joker des aventures de BATMAN. Du coup, le long-métrage se suit comme une grosse BD bien décomplexée, pas très subtil mais plutôt plaisant. On en dira moins en ce qui concerne la dramatisation de ses personnages qu'on a du mal à prendre au sérieux, comme les remords du Punisher suite à la mort accidentelle d'un agent du FBI et son attachement à la famille de celui-ci. La tragique destinée de ce héros sombre est bien trop légère et finalement tout ceci reste un spectacle inoffensif malgré un empilage de cadavres assez impressionnant. PUNISHER : ZONE DE GUERRE se résume donc à une belle démonstration d'efficacité mais le film de Lexi Alexander ne restera de loin pas dans les mémoires.

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