mardi 2 février 2010

P.S. I LOVE YOU

P.S. I LOVE YOU de Richard LaGravenese (2007)

Holly et Jerry sont un couple amoureux menant une vie parfaite. A la suite de la mort soudaine de Jerry, Holly sombre dans une dépression. C'est alors qu'elle reçoit une lettre, la première d'une série de dix, rédigées par Jerry avant sa mort. Ces lettres, agencées tel un jeu de piste, lui donnent des instructions de choses à faire pour, à terme, tourner la page et enfin réapprendre à vivre.

Il ne s'agit pas d'une comédie romantique classique comme on en trouve par centaines dans le cinéma américain. Celle-ci parle principalement du processus de deuil que de la recherche du grand amour. C'est un mélodrame sentimental qui titille sans cesse la fibre lacrymal. Sans succès, car P.S. I LOVE YOU a bien du mal à émouvoir. Le personnage de la veuve jouée par Hilary Swank, en larmes la plupart du temps, n'est pas vraiment un personnage très appréciable et encore moins touchant. Ce qui est l'exact contraire de son cher disparu, incarné par Gerard Butler d'une jovialité assez réjouissante. L'acteur, tout droit sorti barbu et tout bodybuildé de son tournage du 300 de Zack Snyder, est assez surprenant à voir. Spécialement dans un rôle comme celui-ci qui est totalement à contre emploi de sa précédente prestation. Il apporte tout le charme et l'énergie nécessaire à ce sympathique personnage d'irlandais. D'ailleurs, le film fait un long détour par les belles et sauvages vertes contrées de ce beau pays. L'occasion pour notre héroïne d'essayer de faire table rase avec son passé et de commencer une nouvelle vie. Butler, c'est l'atout coeur de ce long-métrage et on aurait aimé davantage le voir à l'écran que la bien fade Hilary Swank. Heureusement, on ne passe pas son temps à pleurnicher dans cette histoire car le réalisateur y injecte quelques pointes d'humour bienvenues via les seconds rôles féminins octroyés à Gina Gershon et Lisa Kudrow. Cette dernière étant pour une fois très drôle, toujours plongée dans d'infructueuses recherches amoureuses. L'ensemble reste bien évidemment prévisible mais donne une bouffée d'air frais à une histoire qui en a bien besoin.


P.S. I LOVE YOU, c'est la dernière phrase de toutes les lettres "post-mortem" d'un homme qui essaie d'accompagner sa femme à l'oublier dans un processus émotionnel savamment élaboré. Forcément, la méthode est fantastique et guère réaliste... mais Ô combien romantique. Finalement le mélodrame se transformera inévitablement en histoire d'amour car la jeune veuve va bien finir par tomber amoureuse, heureux hasard, d'un musicien irlandais rencontré dans un pub du pays. Ce dernier se révélant même être le meilleur ami de son mari! Comme si tout cela faisait partie d'un plan judicieusement élaboré... Le hasard, on y croit pas trop. Si le film de LaGravenese essaie de rendre émouvante la disparition soudaine d'un homme merveilleux, Gerard Butler y mettant tout son talent pour rendre son personnage attachant, P.S. I LOVE YOU laisse de marbre. Le long-métrage se révélant même agaçant à travers le personnage principal qui ne suscite guère d'empathie. Et on ressort presque complètement indifférent à cette histoire. Si on ne s'est pas endormi avant la fin.


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