mardi 23 février 2010

LA PRINCESSE ET LA GRENOUILLE

LA PRINCESSE ET LA GRENOUILLE (The Princess And The Frog) de Ron Clements & John Musker (2009)

Le Prince Naveen de Maldonia est transformé en grenouille par le Dr. Facilier, un terrifiant sorcier vaudou. Afin de retrouver sa forme humaine à l'aide d'un baiser, Naveen décide de trouver une princesse et tombe sur Tiana, qui n'est en fait qu'une jeune serveuse. Cette erreur de la part du prince Naveen fait que le baiser a pour seul effet de transformer Tiana en grenouille. Tous les deux décident donc de partir dans les marais de la Louisiane à la recherche de Mama Odie, grande prêtresse vaudou aveugle de 197 ans, qui est la seule à pouvoir briser le sort...

Cela fait du bien de voir que les studios Disney reviennent aux sources avec une histoire simple, un conte de fées dans la plus pure tradition. Sans cynisme ou clins d'oeil cinéphiliques, et sans humour parodique ou hystérique. Et la technique lâche pour une fois ces effets en images de synthèse pour proposer un long-métrage entièrement dessiné à la main. Et cela s'en ressent. La palette visuelle gagne ainsi un petit charme "rétro" qui le rend d'autant plus appréciable. Et c'est aussi l'occasion de voir une héroïne "noire" pour la première fois dans un dessin animé!

Première surprise du scénario : l'imagerie de la jeune fille qui embrasse une grenouille est prise ici en contre-pied. Le batracien ne se transformera pas en prince... c'est celle qui donne le baiser qui s'en retrouve métamorphosée. L'idée est amusante et permet au duo vedette de vivre par la suite des aventures et des rencontres surprenantes dans les bayous.

Les deux réalisateurs respectent bien le cahier des charges de toutes productions Disney : il y a toujours de nombreux intermèdes musicaux, ici aux influences très jazzy, ce qui est normal vu que l'histoire se déroule en Louisiane. Hélas, les chansons ne sont pas ce qu'il y a de plus réussi dans le film, notamment à cause de la traduction française qui n'est pas toujours très heureuse. On a aussi connu Randy Newman nettement plus inspiré sur d'autres productions du même genre, comme TOY STORY. Heureusement, au niveau musique, les solos de Louis l'alligator trompettiste sont très sympathiques. De plus, il s'agit là sans doute du personnage le plus drôle et attachant du long-métrage. C'est toujours très rigolo de voir un figure animalière à priori dangereuse être à l'opposé de ce qu'il devrait être. Louis fait immanquablement penser à Baloo, l'ours du LIVRE DE LA JUNGLE. Et son côté débonnaire renforce encore plus le côté comique des certaines situations.

L'autre personnage secondaire rencontré dans les bayous se prénomme Raymond, c'est une vieille luciole pratiquement édentée. Plus romantique et porté par son amour des étoiles, il est également assez amusant à voir et permet aussi d'introduire une très belle séquence nocturne dans les marais uniquement éclairés par des milliers de ces petites créatures. Ce qui donne aux images une ambiance féérique du plus bel effet.

Au-delà de ces pittoresques animaux, l'intrigue de LA PRINCESSE ET LA GRENOUILLE reste relativement classique, avec un sorcier charismatique qui utilise les pouvoirs du vaudou pour effectuer ses malveillances. Mais celui-ci est finalement assez inoffensif et rapidement mis hors de nuire. Il n'a rien d'un méchant d'anthologie. Par contre, les sbires du vilain, des ombres maléfiques qui se dispersent à travers la Nouvelle-Orléans, sont nettement plus dangereux.

Au final, ce dernier-né des productions Disney n'est définitivement pas une oeuvre incontournable mais possède suffisamment de charme(s) pour qu'on y trouve son compte. C'est surtout un réel plaisir de voir que ses créateurs n'ont pas perdu la recette magique pour nous émerveiller devant un beau dessin animé. Cela faisait bien longtemps que cela n'était plus arrivé. Et rien que pour ça, ça vaut le coup de le découvrir!



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