samedi 27 février 2010

JUSQU'EN ENFER

JUSQU'EN ENFER (Drag Me To Hell) de Sam Raimi (2009)

Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où la mystérieuse Mme Ganush débarque à la banque et la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron, Mr Hicks, qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, incomprise de son petit ami, elle se fait aider du medium Rham Jas, qui l'entraine dans une course frénétique contre la damnation éternelle, pour inverser le sortilège...

Le dernier film commis par Sam Raimi semble être un mauvais épisode de TALES FROM THE CRYPT. L'histoire, complètement basique est d'une banalité confondante, qui plus est avec des personnages inintéressants au possible. On s'en ficherait un peu si JUSQU'EN ENFER assurait son quota de séquences "horrifiques" mais ce n'est même pas le cas. L'horreur est bien là mais pas du tout dans le sens où on l'entend. Tout l'aspect "film d'horreur" joue ses cartes à travers un sound design hystérique qui joue sans cesse la saturation pour vous faire sursauter. Sans cela, l'ensemble paraît bien ridicule avec sa p'tite vieille qui ne fait rien d'autres qui montrer ses dents crasseuses et pointues ou sortir son dentier pour baver sur le menton de l'héroïne. Beûrk, comme c'est dégueu! Bref...

Sam Raimi nous refait le coup d'EVIL DEAD avec une Alison Lohman dans le rôle de Bruce Campbell. Le réalisateur malmène son héroïne, la couvre de choses peu ragoûtantes (p'tites bêbêtes, boue, bave, etc...)... La recette est bien connue, l'énergie et la crédibilité en moins. De plus, pour ne rien arranger, on se contrefiche complètement du personnage principale et de ce qui lui arrive. Le film avance tranquillement entre désintérêt total et des effets "chocs" pour réveiller son audience avec des effets surrounds qui vous pète les oreilles. Car JUSQU'EN ENFER esssaie uniquement de fonctionner sur un concept éculé avec des "sursauts" calculés tout le long du métrage pour essayer de faire sauter à fréquence régulières les spectateurs de leur siège... Même principe que le "train fantôme". Cela peut faire son effet 5 minutes avec son décor de foire en carton-pâte mais dans un film d'une heure et demie, malheureusement, on n'y croit pas, d'autant plus que le film n'a rien d'autres à offrir avec son ensemble archi-conventionnel et sans aucune dose d'innovation. Rami semble manquer d'inspiration et se révèle hélas en très petite forme. Encore une fois, sans le son assourdissant, on s'endormirait rapidement à ce film plutôt ridicule! JUSQU'EN ENFER n'est finalement qu'une production "horrifique" standard pour ados, lisse et sans intérêt. Et de la part d'un réalisateur de la trempe de Sam Raimi, voir un résultat pareil à l'écran est plutôt fâcheux et tristounet. Il est dommage de constater que ce brillant réalisateur se commette dans cet inepte exercice de "l'horreur récréative". Raté et ennuyeux au possible.

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