samedi 2 janvier 2010

LUANA, FILLE DE LA JUNGLE


LUANA, FILLE DE LA JUNGLE (Luana La Figlia Delle Foresta Vergine) de Roberto Infascelli (1968)
Sauvé des attaques des indigènes, au cœur de l'Afrique Noire, par une très jeune femme blanche, la belle Luana, qui a pansé et guéri ses blessures, le journaliste Georges Barret ne garde qu'un souvenir confus et lointain de cette étrange aventure. Sollicité à Nairobi par Isabelle Donayan, fille d'un explorateur disparu, il accepte, sur la demande insistante de la jeune fille de partir avec elle et l'ex-associé de son père, Fullbright, à la recherche des disparus, car Donoyan a dû périr il y a bien des années, avec sa seconde épouse, une princesse vietnamienne et leur fillette, âgée de trois ans à l'époque, et demi-sœur d'Isabelle.


Voici la version féminine de Tarzan : LUANA, FILLE DE LA JUNGLE! Un tout petit film italien, tellement ridicule et insignifiant qu'il est tout simplement impossible à détester. Et pourtant, il y a de quoi car c'est le néant absolu! Il ne s'y passe pratiquement rien dans ce film bourré de "stock shots" mal insérés et dont l'action se résume à un décor une simili-jungle en plastique de 10m2 (avec un bassin d'eau et une cascade!) où les comédiens semblent répéter leurs mouvements qui consistent d'entrer dans le cadre de la caméra par la gauche et de sortir par la droite.
L'héroïne du titre, une beauté asiatique du nom de Mei Chen est sans doute le personnage principal le plus incroyablement passif que l'on puisse voir dans un film. Elle ne fait strictement rien durant toute la durée du long-métrage, si ce n'est se balader en petite tenue (sa longue chevelure noire cachant sa petite poitrine de fillette de 15 ans!), sourire et regarder les explorateurs qui s'enfoncent dans cette jungle de carton pâte. Et quand Luana se décide enfin à faire quelque chose, c'est d'une idiotie complète, comme se mettre un soutien-gorge volé sur la tête. Peux-t'on faire plus prodigieux?


LUANA, FILLE DE LA JUNGLE ressemble à une bande dessinée aux dessins simples et désuets, avec sa violence inoffensive, ses insectes en plastique ou encore les images de documentaires mises à disposition pour animer sa fausse jungle, ses personnages caricaturaux et grotesques et ses péripéties sans le moindre suspense. Pourtant, devant le ridicule achevé du film, c'est curieusement une oeuvre aisément attachante et drôle malgré elle. On ne s'y ennuie pas un seul instant car il serait difficile de ne pas être consterné face au résultat totalement fascinant qui défile devant nos yeux. Un chef-d'oeuvre ou le pire des nanards. J'ai encore en mémoire pleins de petits instants magiques... Comme cette séquence où l'aventurier mal rasé séduit l'exploratrice en lui parlant des étoiles dans le ciel africain avant de l'embrasser. La suite, devient torride? Mais non! Chacun se souhaite la bonne nuit avant que la jeune femme ne commence s'épiler les sourcils avant de se mettre au lit! Sans doute difficile de faire mieux! Il va sans dire que c'est véritablement ce que j'appelle un coup de coeur!



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