vendredi 1 janvier 2010

L'ÎLE DU DOCTEUR MOREAU

L'ÎLE DU DOCTEUR MOREAU (The Island Of Dr. Moreau) de Don Taylor (1977)

Rescapés du naufrage de leur navire, une poignée de marins débarquent sur une île du Pacifique. Ils y découvrent les expériences menées par le Docteur Moreau sur des êtres humains.

Je n'avais encore jamais vu ce film fantastique dont l'histoire me terrifiait quand j'étais gamin. Du cinéma fantastique finalement assez proche du film d'aventures. Michael York étant une espèce de Robin Crusoë qui se retrouve bloqué sur une île pas si déserte que ça. Burt Lancaster interprète le rôle du "méchant" scientifique avait une approche différente du classique savant fou. Ici ce personnage reste plus proche d'un disciple du Dr. Frankenstein, finalement avec des intentions bienveillantes et non uniquement une recherche de pouvoir ou encore simplement se prendre pour Dieu. Du coup, ces dérives expérimentales prennent une tournure passionnante à suivre et contraste totalement avec le décor gothique usuel à ce genre de scénario et présente à la place un environnement paradisiaque où même le héros entame une idylle avec une belle et intrigante jeune femme interprétée par la sublime Barbara Carrera.

L'angoisse s'installe tout de même assez rapidement, le réalisateur introduisant très vite les créatures du Dr. Moreau. Une nouvelle preuves du talent de John Chambers, déjà créateur des maquillages impressionnants pour la saga de LA PLANETE DES SINGES. D'ailleurs, on pense beaucoup au film de Franklin J. Schaffner en regardant cette ÎLE DU DR. MOREAU. La superbe musique de Laurence Rosenthal rappelle celle de Jerry Goldsmith et la découverte d'un nouvel environnement par le rescapé d'un naufrage et confronté à une nature hostile fait immanquablement penser à Charlton Heston juste après son crash.

Don Taylor fait un boulot très honorable en présentant son intrigue qui se suit sans temps mort, distillant avec parcimonie une terreur sous-jacente de plus en plus grandissante. Les comédiens s'en sortent très bien, notamment un Burt Lancaster qui n'avait sauf erreur jamais interprété un personnage aussi sombre. Barbara Carrera est une véritable bombe anatomique, chacune de ses apparitions est un sommet d'érotisme moite. On en bave carrément devant son écran. Michael Yorke, par contre, reste le personnage le moins passionnant à suivre, un rien fade et finalement assez agaçant.

Don Taylor manage bien son scénario et livre une petite série B efficace avec une réflexion sur la confrontation animalité/humanité d'une civilisation monstrueusement hybride. Plutôt assez troublant, comme ce dernier plan sur le visage de Barbara Carrera qui clôt le film, comme si quelque chose d'affreux était sur le point de se produire. Un rien glaçant.


Excellente édition Zone 2, le DVD sortie dans la collection "Les Introuvables" de chez Wild Side, présente une très belle copie du film avec quelques bonus très intéressants comme une présentation du film d'une quinzaine de minutes mais surtout une déclaration d'amour à Barbara Carrera par le toujours très bien Christophe Lemaire.

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