mercredi 20 janvier 2010

LES GRANDS FONDS


LES GRANDS FONDS (The Deep) de Peter Yates (1977)

Un jeune couple New-yorkais passe des vacances idylliques aux Bahamas en s'adonnant aux joies de la plongée sous-marine. Mais après la découverte de plusieurs milliers de flacons contenant de la morphine dans les cales d'un galion espagnol, leur aventure va tourner au cauchemar...


Aujourd'hui, le concept de chasses aux trésors et compagnie est classique, bourré de clichés et vite déjà vue. Pourtant, il fallait bien que cela commence un jour. C'est là que se présente LES GRANDS FONDS, précurseur d'un genre d'histoires archi-rabattues. Il faut aussi savoir qu'à l'époque du tournage, les longues prises de vues sous-marines n'étaient pas courantes et plutôt difficiles à mettre en place. Donc c'est d'autant plus impressionnant à voir dans le film qu'il s'agit des comédiens eux-mêmes qui effectuent leurs longues plongées sous la mer, affrontant mille dangers au milieu d'épaves de navires. Le scénario du film suit donc les grandes lignes de ces histoires typiques qui se déroulent en mer, avec son lot de surprises, retournements de situations et de brigands bien méchants. C'est aussi l'occasion de rassembler une distribution très hétéroclite. Il y a tout d'abord Robert Shaw, tout droit sorti du succès des DENTS DE LA MER de Spielberg, dans un rôle similaire. On y croise aussi un jeune Nick Nolte, Eli Wallach (LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND), Louis Gossett Jr. et la touche de charme est assurée par la magnifique Jacqueline Bisset dont le préambule de LES GRANDS FONDS assure avec une séquence mémorable de t-hirt mouillé (sans doute la plus belle de toute l'histoire du cinéma!).


LES GRANDS FONDS baigne donc dans une classique histoire de chasses au trésor mais avec une intrigue particulièrement bien construite, pleine de suspense. Le scénario est basé sur une nouvelle écrite par l'auteur Peter Benchley, qui est également reconnu pour avoir écrit LES DENTS DE LA MER et LA BÊTE. Une pointure dans les histoires se déroulant en milieux marins. Et celle-ci est une bien belle histoire, se déroulant énormément sous l'eau, lieu majeur où se passe les grands événements de l'intrigue. De ce fait, il y a de nombreuses séquences sous-marines. Celles-ci sont longues, le réalisateur prenant bien sont temps pour exposer ce milieu à la fois beau, hostile et dangereux. Tout ceci est passionnant à suivre car il y a derrière tout cette mise en scène un vrai travail de comédiens très impliqués, ce qui renforce énormément l'investissement émotionnelle du spectateur qui se trouve réellement embarqué dans cette aventure. Le long-métrage verse même parfois dans une certaine complaisance avec sa séquence vaudou très graphique qu'on croirait sortie d'un film d'exploitation, quelques belles séquences d'actions, des bagarres, une explosion très impressionnante, une murène géante... C'est un véritable feu d'artifice dans le genre, mené à un rythme très contemplatif, parfois à la limite de l'envoûtement marin grâce à la très belle musique de John Barry. Un film superbe à voir et à revoir.



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