vendredi 1 janvier 2010

LA NUIT DES HORLOGES


LA NUIT DES HORLOGES de Jean Rollin (2007)

Une jeune femme part à la recherche de son oncle disparu. Personne ne sait s'il est encore en vie, mais ce réalisateur à laissé des indices un peu partout, du cimetière du Père Lachaise à sa demeure à Limoges. Arrivera-t-elle a retrouver sa trace ?

La dernière oeuvre en date de Jean Rollin. Pas d'exploitation dans le circuits des salles de cinéma, sortie quasi-anonyme durant quelques festivals de cinéma de genre et c'est tout. Mais une aura particulière, comme pour toute autre oeuvre de ce réalisateur, se dégage de ce nouveau film qui date déjà de deux ans. Les amateurs de son cinéma devraient se régaler, d'autant plus qu'il y a la très étrange Ovidie dans le rôle principal. Le film est désormais disponible en DVD, uniquement sur internet. En tout cas pour le moment.



Cette dernière oeuvre de Jean Rollin est assez particulière. C'est une sorte de "film-testament". L'Oncle Michel Jean de LA NUIT DES HORLOGES fait intimement référence au cinéaste lui-même qui livre ici lecture d'une sorte de journal intime peuplé de références et d'auto-références à son propre univers. LA NUIT DES HORLOGES n'est pas un film facile, particulièrement pour celui qui ne connaît pas l'oeuvre de Jean Rollin vu que cette dernière oeuvre fait souvent échos aux antécédents longs-métrages de son auteur à travers de nombreuses images et instants échappés de son passé cinématographique. Du coup, ce voyage étrange se résume comme une sorte de visions fantômatiques d'un auteur qui se présente comme on aimerait qu'on se souvienne de lui. Pour se faire, Jean Rollin convie à sa NUIT DES HORLOGES les interprètes de son panthéon personnel à refaire un tour devant sa caméra (à l'exception de Brigitte Lahaie, incompréhensible et cruelle absente du film). Le rôle d'Ovidie, seul personnage étranger de l'univers de son auteur, sert de guide au spectateur devant ce vibrant hommage du Jean Rollin vivant sur le Jean Rollin mort. Une mise en abîme déconcertante et belle. Tout le charme désuet qui se dégage des oeuvres de son réalisateur est bien là : sa poésie picturale, ses lieux insolites, ses beaux cadres et le décalage amorcé par des dialogues très littéraires, la diction si particulière de ses comédiens... Un cinéma d'un autre monde, dont la porte d'entrée se trouve à l'intérieur de vieilles horloges. Un beau voyage remplit de souvenirs et de mystères. Une expérience hypnotisante et magnifique! Merci, Jean!




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