vendredi 22 janvier 2010

LA CANONNIERE DU YANG-TSE


LA CANONNIERE DU YANG-TSE (The Sand Pebbles) de Robert Wise (1966)

En 1926, le San Pablo, une canonnière américaine avec à son bord le mécanicien en chef Jake Holman, remonte le fleuve Yang-Tsé. Le patrouilleur se retrouve bientôt au coeur de la guerre civile chinoise qui oppose communistes et nationalistes...

Robert Wise a le sens du grand spectacle. Fort de son contexte politique, LA CANONNIERE DU YANG-TSE se concentre spécialement sur une belle galerie de personnages, à commencer par le marine incarné par Steve McQueen qui découvre une Chine en plein début de révolution. Le film a des allures de grandes fresques à la David Lean. Avec des moyens colossaux, le réalisateur développe un puissant mélodrame, à la fois héroïque et intimiste où le choc des cultures reste toujours à échelle humaine. Comme cette tragique histoire d'amour entre un américain et une beauté locale. Un point d'orgue émotionnel particulièrement émouvant qui permet à Richard Attenborough de camper un personnage très touchant. Il y a aussi la difficile entente entre McQueen et les "citrons" qui, progressivement, vire à un véritable soutien pour des gens méprisés... Une amitié qui prend forme mais qui aura malheureusement des conséquences dramatiques. LA CANONNIERE DU YANG-TSE sait également se montrer épique avec une impressionnante séquence maritime lors d'une prise d'un barrage sur le Yang-Tse. Spectaculaire! Le réalisateur a aussi la subtilité de faire une analogie avec la guerre du Vietnam, en cours au moment de la sortie du film. Cela donne un parfum légèrement subversif à cette oeuvre qui représente assez bien les grands spectacles engagés du cinéma hollywoodien.

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