dimanche 17 janvier 2010

INGLOURIOUS BASTERDS

INGLOURIOUS BASTERDS de Quentin Tarantino (2009)

Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma.

Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l'entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...

A la base d'INGLOURIOUS BASTERDS, il y a un autre film qui s'intitule UNE POIGNEE DE SALOPARDS (INGLORIOUS BASTARDS en V.O.) de Enzo G. Castellari, cinéaste de série B italienne bien connu des amateurs (LA MORT AU LARGE, KEOMA, etc..). Tarantino en reprend la trame plus ou moins générale et, bien entendu, son titre (à quelques lettres près). Et le résultat est sans appel : JU-BI-LA-TOIRE!

Les habitués seront en terrain connu, car on retrouve l'univers de ce cinéaste singulier, avec ses codes narratifs et visuels bien à lui. Et c'est absolument délectable de bout en bout. La trame scénaristique du film évolue avec des dialogues ciselés de main de maître qui rappelle ses plus grandes oeuvres. Scindé en quelques chapitres, INGLOURIOUS BASTERDS est une grande histoire dans un contexte historique réel (la Deuxième Guerre Mondiale) auquel le cinéaste utilise l'énorme pouvoir du cinéma pour la modeler à sa façon. Et c'est juste grandiose comment le réalisateur façonne la chute du IIIième Reich avec ses instants de bravoure magnifiés par un ensemble de comédiens uniformément exceptionnels, au sommet duquel trône l'étonnant acteur allemand Christoph Waltz (Prix d'interprétation à Cannes) dans le rôle d'un colonel nazi particulièrement intelligent.

INGLOURIOUS BASTERDS marque donc le grand retour de Tarantino sur le devant de la scène avec un film exceptionnel dont on ressort le sourire aux lèvres, applaudissant des deux mains devant cette oeuvre de grand maître, façonné avec passion par un artiste qui aime le cinéma et qui le lui rend bien. Masterpiece!

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