samedi 30 janvier 2010

I KNOW WHO KILLED ME

I KNOW WHO KILLED ME de Chris Sivertson (2007)

Aubrey Fleming, une jeune lycéenne de bonne famille est enlevée et torturée par un tueur en série. Après être parvenue à s'échapper, la jeune fille reprend conscience à l'hôpital et affirme qu'elle n'est pas celle que tout le monde pense et que la vraie Audrey Fleming est toujours en danger de mort...

Voilà un film assez confus, au scénario qui part un peu dans tous les sens et qui laissera au passage nombre de spectateurs très rapidement largués par une intrigue qui ne semble pas très cohérente. Au-delà de la vaine complexité de son histoire, I KNOW WHO KILLED ME est surtout à voir comme un exercice de style en roue libre de la part de son réalisateur. Chris Sivertson, apparemment sous l'influence de Dario Argento, fait beaucoup usage de filtres bleus et rouges pour colorer ses images et ainsi donner une atmosphère particulière à son thriller, qui utilise à la fois les codes classiques du giallo mais aussi l'imagerie plus contemporaine du film de torture, qui pourrait rappeler HOSTEL ou SAW. Le film navigue aussi constamment entre plusieurs genres, à la fois film d'horreur, thriller fantastique avec une pointe d'érotisme... Bizarre d'y voir la jeune comédienne Lindsay Lohan dans le rôle principal tant cette oeuvre contraste totalement avec le reste de sa filmographie. Il faut dire que sa performance a bien fait parler d'elle vu que son rôle est carrément dédoublé (une histoire de soeurs jumelles, voyez-vous!) et qui lui aura permit de remporter pas moins de 3 récompenses aux Razzie Awards en tant que "Pire Comédienne" et "Pire Couple à l'écran" qu'elle partage avec elle-même !!

Lindsay Lohan qui aura rarement autant donné de sa personne pour l'un de ses rôles. Le sommet du long-métrage restera principalement ses quelques séquences où elle joue une "danseuse exotique" dans un bar à strip-tease. Le cinéaste prenant largement son temps pour mettre en scène ses déhanchements sensuelles en petite tenue... mais se gardant bien d'enlever tout ses sous-vêtements. Plus loin, alors qu'elle vient de perdre l'un de ses bras et l'une de ses jambes, son personnage s'envoie en l'air avec son petit copain pendant que sa chère mère nettoie le lavabo sous les râles de plaisir des jeunes amants. Un passage assez singulier d'un film qui peut autant provoquer l'hilarité que l'ennui le plus profond. I KNOW WHO KILLED ME est donc une oeuvre passablement absurde et inclassable qui se permet même de transformer son héroïne en un quasi-robot bionique, aligne aussi quelques peu ragoûtantes séquences bien gore... Toutes ces expérimentations visuelles sont étranges, distillant une ambiance particulière à la limite de l'onirisme à grand renfort de nombreux plans flous. Voilà donc un film très spécial qui ne plaira sans doute pas à grand monde si ce n'est aux curieux de pellicules de seconde zone pour y débusquer des images osées d'une jeune star débauchée. Une curiosité autant visuelle que narrative.




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