samedi 9 janvier 2010

HOWARD... UNE NOUVELLE RACE DE HEROS

HOWARD... UNE NOUVELLE RACE DE HEROS (Howard The Duck) de Willard Huyck (1986)

Howard T. Duck est un canard humanoïde qui vit sur une planète remplie de canards comme lui. Mais un jour, alors qu'il se prélasse sur son fauteuil, il se retrouve aspiré dans l'espace et atterrit sur la planète Terre. Il se fait recueillir par une rockeuse, Beverly.

Ah, la nostalgie... Des fois, ça fait mal! Ca doit bien faire 20 ans que je n'avais plus revu ce film que j'adorais quand j'étais gamin! Sans doute l'un des projets les plus improbables qui soit et surtout considéré comme l'un des pires films jamais fait : HOWARD... UNE NOUVELLE RACE DE HEROS est le vilain petit canard de la filmographie de George Lucas en tant que producteur. Incompris et haït durant des années, nantie d'une ribambelle de Razzie Awards, cela reste aujourd'hui un projet complètement absurde et raté mais tout de même fascinant à voir. Lucas réunit de nombreux techniciens de STAR WARS comme Ben Burtt pour les effets sonores et Phil Tippett pour les effets spéciaux, John Barry pour la musique... Et puis la distribution ne démérite pas avec Lea Thompson (juste après RETOUR VERS LE FUTUR), un jeune Tim Robbins (TOP GUN est sorti la même année) et l'excellent Jeffrey Jones... Et pourtant rien ne marche. L'ensemble est d'un ridicule achevé tellement le film se prend au sérieux, à commencer par le personnage d'Howard qui n'est jamais amusant mais plutôt bien saoûlant avec ses réparties moralisatrices. Tim Robbins cabotine comme scientifique garçon de laboratoire et c'est bien la mignonne Lea Thompson qui s'en sort encore le mieux en jeune rock-star en devenir. L'ancrage dans les années 80 donne au film une patine kitsch assez incroyable, spécialement au niveau des fringues et des coupes de cheveux, un mélange spectaculaire entre Madonna et Cyndi Lauper pour l'actrice ici transformée en chanteuse pour l'occasion!




Mais le gros morceau de bravoure n'intervient que dans la deuxième partie du film. Après la pseudo-comédie sociale et romantique, HOWARD... UNE NOUVELLE RACE DE HEROS vire dans la science-fiction avec l'arrivée d'un méchant de l'espace qui investit le corps du scientifique campé par Jeffrey Jones. Un cas de possession unique qui permet à l'acteur de gentiment modifier son apparence et sa voix pour virer dans une performance outrancière aussi nulle que sa coupe de cheveux explosée. Les effets spéciaux ne sont pas en reste puisque les maquillages caoutchouteux et autres délires pyrotechniques accompagnent cette pseudo invasion extraterrestre. Pas d'images de synthèse mais de bons vieux effets "live", maquettes et autre monstre animé image par image à la manière d'un Ray Harryhausen. Sans doute les instants du film les plus mémorables de ce divertissement qui a le cul entre deux chaises. Hésitant constamment entre le film pour enfants et la fable adulte bien déviante, la zoophilie n'étant pas bien loin. Le film doit d'ailleurs beaucoup à cette séquence à caractère sexuelle, entre la rockeuse et le canard, que le film devient une belle oeuvre de grand n'importe quoi. Un canard qui fume des cigares, se cuite à la bière, lit "Playduck" et garde une capote usagée dans son porte-monnaie... Pas étonnant que le film n'ait pas trouvé son public et reste un échec commercial assez monumental. Grotesque et de mauvais goût, pas spécialement drôle et balourd, HOWARD... UNE NOUVELLE RACE DE HEROS est à voir pour le croire!


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