dimanche 10 janvier 2010

DONNIE BRASCO


DONNIE BRASCO de Mike Newell (1997)

En 1978 à New York, l'agent spécial Joe Pistone est désigné par le FBI pour infiltrer le clan Bonanno, une des familles les plus puissantes de la côte Est. Il contacte un modeste porte-flingue de l'organisation, Lefty Ruggiero, auprès duquel il se fait passer pour un spécialiste en joaillerie du nom de Donnie Brasco. Coupé de son milieu, Donnie va peu a peu s'identifier à ceux qu'il doit détruire...



Je n'avais plus revu ce film depuis sa sortie au cinéma, il y a plus de dix ans déjà. Une redécouverte totale avec la version "Director's Cut" qui présente un film de 25 minutes plus long que sa version officielle, amenant le long-métrage vers une durée de près de 2 heures et trente minutes! Cette histoire d'infiltration dans une des familles les plus puissantes de la mafia new-yorkaise ressemble à un film de Martin Scorsese avec toute la maestria nécessaire dans sa mise en scène (superbes effets de montages, parfaite maîtrise du rythme) et de superbes prestations de la part de ses comédiens. Le face à face entre Johnny Depp et Al Pacino est bien entendu le fer de lance de DONNIE BRASCO et c'est tout simplement magistral de voir les deux acteurs jouer ensemble. Le film est basé sur une histoire vraie et s'attache à retranscrire dans les détails la mission de l'agent Pistone, à savoir ses rencontres avec des gangsters et ses relations avec eux. C'est donc une longue plongée dans l'univers mafieux (sa mission devait durer 6 mois, elle durera 6 ans!), avec ses codes hiérarchiques et sociaux, ramenant son intrigue à un sorte de duel psychologique qu'à un simple film d'action. De l'action, le film en est très avare, bien qu'il comporte quelques séquences assez brutales d'assassinats dont l'une d'elles est absolument horrifiante, durant laquelle l'agent du FBI se voit en train de scier des cadavres pour les faire disparaître dans la nature... DONNIE BRASCO s'attache aussi à la relation difficile que le personnage de Johnny Depp entretient quasiment à distance avec sa femme interprété par la trop rare Anne Heche, tout simplement magnifique. Mes souvenirs de la "version cinéma" étant très lointain, il est ardu de différencier les deux montages du film, mais la version "Director's Cut" est tout simplement excellente, un parfait équilibrage sans temps mort entre les différents personnages et situations présentées qui est certainement une des meilleures représentations cinématographique du milieu mafieux new-yorkais.

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