lundi 18 janvier 2010

BRAVEHEART

BRAVEHEART de Mel Gibson (1995)

Evocation de la vie tumultueuse de William Wallace, héros et symbole de l'indépendance écossaise, qui à la fin du XIIIe siècle affronta les troupes du roi d'Angleterre Edward I qui venaient d'envahir son pays.

Avec ce film, Mel Gibson conjugue le mot épique avec lyrisme. Situé dans les beaux décors naturels de l'Ecosse, BRAVEHEART est une grandiose histoire où des hommes se battent pour leur liberté. Un droit naturel que le comédien-réalisateur traduit comme de la pure poésie . Son film est une éloge à ce devoir, mixé avec une histoire d'amour tragique. Et le long-métrage déborde d'une sensibilité exacerbée qui donne des frissons et vous met directement les larmes aux yeux. Grâce aux pouvoirs de sa mise en scène naturaliste, des séquences entières de BRAVEHEART se déroulent quasiment sans dialogues. Et l'émotion vous submerge grâce à l'intensité de jeu de ses comédiens. Il se passe des choses incroyables dans les yeux de ses acteurs. A commencer par Mel Gibson lui-même. Son idylle avec Catherine McCormack touche au sublime. Avec seulement quelques scènes, il parvient à saisir toute la tendresse de cet amour et enchaîne les moments de grâce. C'est instantanément bouleversant et la présence quasi-permanente de la musique de James Horner magnifie la mise en scène .



Mais le bonheur ne durant pas, ce qui s'ensuit est un véritablement déchaînement de fureur pour des valeurs bafouées. Gibson montre la guerre comme on l'a rarement vue sur un écran. Avec une fougue et une passion pour des idéaux qui vous transporte littéralement. Les batailles sont immenses, violentes et d'une terrible brutalité... De véritables morceaux de bravoure, inoubliables. Mais Gibson ne verse pas uniquement dans le spectaculaire et reste proches de ses personnages, toujours très humains. Même du côté des méchants anglais, avec notamment un excellent Patrick McGoohan dans le rôle du Roi Edward I. Il est machiavélique et totalement délectable. Une grande performance!

L'amour étant l'un des moteurs de l'intrigue, il revient chez William Wallace sous les traits de Sophie Marceau qui, malgré son peu de temps à l'écran, insuffle toute la passion nécessaire à ce couple de cinéma. La Princesse Isabelle étant un personnage fort et émouvant. Même si cette idylle est de courte durée, elle n'en offre pas moins son lot de très belles scènes, dont le point culminant reste le prélude avant la mise à mort de ce personnage historique qui malmena les envahisseurs anglais.

BRAVEHEART a déjà 15 ans d'âge depuis sa sortie au cinéma. Le film garde encore aujourd'hui toute sa puissance intacte, d'une force émotionnelle peu commune. Gibson a transmis toute sa passion à ce personnage, transformant cette aventure en un grand moment de cinéma. Un chef-d'oeuvre!


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