vendredi 4 novembre 2016

Trésor à chérir : La B.O. de A CHINESE GHOST STORY



Moment de joie. Cela fait des années que je parcours les magasins de disques pour me dénicher une bande originale mythique : celle écrite par James Wong et Romeo Diaz pour HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS de Ching Siu-Tung (1987). Musique envoûtante aux envolées lyriques permanentes, cette composition ne fut jamais proprement distribuée et il n'existe à ce jour aucune sortie officielle. Ni en CD, même en cassette et encore moins en vinyle. Ô désespoir tragique! Pourtant, il s'agit d'une de ces oeuvres musicales qui reste durablement ancrée en vous; plus particulièrement pour les spectateurs connaissant le film original, véritable oeuvre culte qui aura probablement marqué tous ceux qui ont été touchés par cette romance de l'au-delà d'une poésie crépusculaire bouleversante! C'est donc avec un bonheur sans équivalent que je partage cette grande découverte "Youtube" où l'on s'est décidé à publier en intégralité cette véritable pépite musicale désirée depuis tant d'années. Un plaisir qui sera peut-être un jour totalement comblé par une véritable édition digne de ce nom et pas simplement un fichier informatique. La musique le mérite largement. En attendant cette hypothétique sortie, savourez ce que je considère comme l'une des plus belles bandes originales de films des années quatre-vingt! Enjoy!

lundi 31 octobre 2016

HALLOWEEN 2016 : Un marathon de cinéma fantastique


Octobre 2016. 31 jours pour un marathon de cinéma fantastique. Un exercice plaisant pour tout cinéphile qui se respecte. Quotidiennement regarder, découvrir et aussi rédécouvrir des films de genre. De quoi se mettre immédiatement dans l'ambiance particulière de cette période de l'année; l'automne étant déjà sous l’influence de la fête d'Halloween... Monstres, fantômes, horreurs & compagnie... Des films mais aussi plein de détails surréalistes qui ponctueront sans doute mes journées et soirées; jusqu'à mes écoutes musicales du moment ainsi que mes lectures avant de m'endormir. De quoi sans doute alimenter les cauchemars de mes nuits agitées... Des détails qui, je l'espère, feront le bonheur des amateurs du genre. C’est parti! 


01.10.2016

Cela faisait un bon moment que j’avais envie de revoir TROLL HUNTER. Film norvégien qui avait fait le bonheur des festivaliers du NIFFF en Suisse, où je l’avais découvert en 2010. Six ans plus tard, voyons voir comment se porte le film aujourd’hui. Apparemment, la vision d’un film au milieu des spectateurs d’un festival de cinéma n’a définitivement plus la même saveur que de le revoir tout seul dans le noir au milieu de son salon. Si le long-métrage garde toujours son originalité de part son sujet traité à la manière d’un documentaire reconstitué à la mode « found footage », l’intrigue et ses péripéties tournent hélas rapidement en rond. Ce « Prix du public » à l’époque garde néanmoins toute ma sympathie, où l’humour et l’épouvante se conjugue plutôt bien; à défaut d’être convaincant sur la longueur. Quelques belles séquences de trouille à retenir.



Il est souvent bon de revenir à des classiques du fantastique. Et parmi la pléthore de reprises de chefs-d’oeuvre du genre, j’ai toujours eu un petit faible pour la version de John Guillermin sur le mythique KING KONG. Le gorille amoureux de sa belle est désormais en couleurs, et ses gros doigts tripotent la plastique irréprochable de Jessica Lange sous les cordes de la musique romantique de John Barry. Voilà 40 ans déjà que le film est sorti et c’est toujours un énorme plaisir que de le revoir, même si je le connais par coeur et que certains effets spéciaux accusent assez mal le poids des années. Si le film regorge de morceaux de bravoure, celui que je retiendrai - davantage que l'escalade périlleuse du World Trade Center - est la fiévreuse procession qui précède l’arrivée de Kong venu chercher sa fiancée offerte en sacrifice rituel. C’est ici que toute une mythologie se met en place pour créer ce qui restera sans doute le monstre la plus tragique de l’Histoire du Cinéma!









02.10.2016


Double-programme nazi ce soir-là. Tout d’abord, une expérimentation contre-nature sur des soldats allemands transformés en zombies aquatiques. Le docteur est interprété par Peter Cushing, en exil sur cette île déserte avant que ses troupes spéciales et malfaisantes oubliées au fond de l'océan ne refassent surface pour assassiner des touristes égarés dans la région par David Carradine. Plutôt prometteur, ce COMMANDO DES MORTS-VIVANTS! L’affiche du film est incroyable et me fascinait déjà tout gamin alors que je n’avais pas l’âge requis pour voir ce genre d’horreurs. Heureusement, d’ailleurs, car à l’époque je crois que ce long-métrage m’aurait passablement ennuyé. Car c’est vrai qu’il ne s’y passe pas grand chose. Et puis le film n’est absolument pas graphique, aucune goutte de sang n’étant versée à l’écran. Il faut dire que le réalisateur prend surtout son temps pour développer une ambiance réellement effrayante avec très peu de moyens. Il faut apprécier le cinéma atmosphérique fait avec des bout de ficelles, de pauvres effets spéciaux mais un réel talent pour décrire un peur sous-jacente qui vous enveloppe telle une couverture humide bien lourde qui vous colle à la peau. La bande son électronique qui nappe ce ressenti fut d'ailleurs l’une des toutes premières de ce genre et parvient sans problème à donner aux images une texture oppressante très réussie… 

Une atmosphère un poil plus poisseuse se trouve bord du BATEAU DE LA MORT, second film au programme de la soirée. Là, une présence germano-maléfique pèse sur ce vaisseau mystérieux, coulant sur son chemin un luxueux bateau de plaisance où les maîtres de navigation ne sont rien de moins que George Kennedy et Richard Crenna; le futur colonel Trautman de RAMBO. Et dire que le groupe de naufragés se croit être sauvé une fois sur la carcasse nazie… Cauchemar surréaliste que cet étrange film où s’enchaîne les séquences déroutantes et dérangeantes, avec des mises à mort particulièrement horribles. Encore une fois, un long-métrage qui capitalise sur son ambiance particulière, à défaut de raconter son histoire de manière plus classique. Adjoint à un montage psychédélique qui prend tout son ampleur lors des ses séquences horrifiques, c'est là toute la réussite de cette oeuvre plutôt rare et un peu oubliée dont les images pourraient alimenter de futurs rêves bien déplaisants. D'autant plus que celles-ci sont dorénavant magnifiées dans un blu-ray de toute beauté! 










03.10.2016

"Les rites sexuels du diable" pourrait être la traduction littérale du titre original de BLACK CANDLES. Le réalisateur des fabuleux SYMPTOMS et VAMPYRES cède ici à la tendance du long-métrage sataniste post-ROSEMARY'S BABY. Mais plutôt que de jouer au film de complot mystérieux à rendre folle une femme enceinte, cette histoire dévoile rapidement ses minces enjeux. Comme l'indique explicitement l'affiche américaine, ce film nous plonge rapidement parmi les adorateurs du diable et aligne sans temps morts quantité de séquences à caractères sexuels quasiment explicites. What!? Eh oui... Peux-être plus proche d'un porno soft que d'un réel film fantastique, BLACK CANDLES n'en est pas moins un film d'exploitation sacrément bien soigné. Son réalisateur mettant tout son sens du cadre et de la lumière dans la composition de ses plans et développe une atmosphère assez fascinante (puis-je me risquer à évoquer l'expression de "beauté du diable"?) même si les plus coincés trouveront l'ensemble plutôt répétitif... Et en parlant de magie noire, Larraz abreuve surtout son spectateur potentiel de longues scènes de sexe et d'orgies et va même jusqu'à titiller la bestialité pour un instant mémorable de cinéma trash. Il va sans dire que ce genre de film ne plaira pas à tout le monde. Il existerait un montage X pour le marché italien avec des plans largement plus graphiques, mais je n'ai pas vu cette version-là. Néanmoins, BLACK CANDLES est un spectacle qui explore déjà bien les limites du genre sans pour autant verser dans la violence et le gore. De ce fait, il décevra probablement les amateurs de pur fantastique mais ravira sans conteste les amateurs de nudité et d'ambiances étranges; deux belles qualités que ce film étale sans aucun complexe pour le plus grand plaisir du spectateur voyeur! 






Sympathique petite production horrifique avec la belle Drew Barrymore qui fêtait en cette année 1993 ses 18 printemps. Un peu à l’image de POISON IVY une année plus tôt, voilà un autre film qui exploite plutôt bien l’allure vénéneuse de la jeune comédienne. Thriller fantastique à tendance érotique, DOPPELGANGER est surtout l’occasion d’admirer l’actrice dans un double jeu, reflétant toute la dualité de son caractère à l'écran . Tour à tour innocente, perverse ou meurtrière, son personnage est l’atout majeur du long-métrage. D’autant plus que sa plastique avantageuse est largement mise en avant, au détour de séquences chocs comme celle d’une douche sanglante et, dans un registre plus sensuel, d’une danse lascive lors d’une soirée chic. Une tendance assez courante dans les productions fantastiques de cette époque, d’avoir recours à un érotisme léger en dénudant son actrice principale pour vendre son film à son public. Car l’ambition de ce thriller n’est pas du même niveau qu’une oeuvre d’Hitchcock ou de Brian De Palma mais celui-ci se regarde plutôt bien. Sans temps mort et avec quelques séquences gore assez réussies qui ponctuent son intrigue, DOPPELGANGER n’est jamais ennuyeux et se suit avec un plaisir certain. On aura même droit à la présence d’un monstre en latex en guise de final qui fait basculer l’intrigue dans un fantastique pur de manière plutôt efficace; même si tout cela rend l'ensemble passablement incohérent. Au final, voilà un film qui relançait brièvement la carrière d'une Drew Barrymore enfin désintoxiquée avant que celle-ci ne succomba à nouveau aux sirènes d’Hollywood et laissa de côté ces petites séries B. Ce qui est quand même bien dommage... 






Pour terminer la soirée en beauté, tout en restant en compagnie de Drew Barrymore ; mais en nettement plus jeune cette fois-ci ; avec l’écoute d’un morceau de la bande originale du film FIRESTARTER par Tangerine Dream. Même âgée de 9 ans, la petite Drew avait apparemment déjà le feu en elle. Enjoy !






04.10.2016






Ce court-métrage datant de 1933 tombe à pic pour ce mois d’Halloween.  Car il s'agit d'un petit bijou d’inventivités macabres qui voit Mickey partir à la recherche de son chien Pluto après que ce dernier ait été kidnappé par un savant fou ivre d’expérimentations étranges sur son corps de jeune animal... Je n’en dirai pas davantage afin de ne pas gâcher les nombreuses surprises de ce grand cauchemar pour la souris favorite de Walt Disney qui se voit ici bien malmenée dans un univers gothique que n’aurait pas renié Mario Bava ou encore Roger Corman. A l’époque, ce dessin animé avait été refusé et totalement banni en Angleterre où la bonne morale n’y voyait pas un divertissement adapté aux enfants. Aujourd’hui encore, on peut être surpris par la noirceur du projet (la torture supposée du chien) et le nombre d’idées horrifiantes accumulées durant ces éprouvantes 7 minutes d’épouvante. Il va de soi que pour les amateurs de fantastique d’aujourd’hui, THE MAD DOCTOR peut être considéré comme un classique. C'est un véritable régal ! Enjoy !




Un ascenseur qui tue. La phrase banale qui résume à elle seule tout le film. C’est pourtant dans cette simplicité que réside tout un concept de terreur. Générer la peur avec un objet anodin du quotidien. L’affiche du film de Dick Maas m’a poursuivi toute mon adolescence. Je l’ai toujours trouvé incroyablement puissante, avec sa petite gamine blondinette regardant une main sortir en-dessous de la cage de l’ascenseur. J’imaginais une créature, un démon. Que sais-je ? Une entité diabolique venue des recoins sombres pour nous prendre, nous les humains… J’ai toujours gardé cette image gravée en moi. Au point de n’avoir jamais vraiment voulu regarder le film pour découvrir ce qui se cachait derrière, dedans ou au-dessus de l’ascenseur. Sans même l’avoir vu, l’angoisse vous talonne déjà, prête à vous saisir… L’ASCENSEUR pouvait-il être aussi bien et fort que son poster ? J’ai eu la réponse aujourd’hui et la puissance de l’imagination est toujours supérieure à son exécution. Ce « Grand Prix » du Festival fantastique d’Avoriaz en 1984 où il écarta de la compétition CHRISTINE de John Carpenter et DEAD ZONE de David Cronenberg, n’est définitivement pas un film qui aura autant marqué les esprits que sa campagne marketing. Le résultat, bien que baignant dans un second degré assez maîtrisé et possédant quelques séquences à suspense avec toute l’efficacité requise, le récit n’est guère plus intéressant qu’un banal fait divers. Car l’ensemble est surtout plombé par une pseudo enquête policière absolument pas passionnante qui sert sans doute à combler le manque évident de péripéties et de tension dans son scénario. C’est tout de même assez incroyable que ce film ait remporté autant de succès à l’époque de sa sortie. Le sujet en soi, bien que ridicule et improbable, semblait être largement suffisant pour susciter frayeurs et fascination chez ses spectateurs. Comme ce fut mon cas, rien qu’en regardant la jaquette de sa VHS!

Gardons le meilleur pour la fin, avec cette petite compilation de quelques-unes des meilleures scènes du film!








VIDEO DEAD possède lui aussi un concept plutôt pas mal. Que dire de l’idée que des zombies sortent d’une télévision pour envahir le monde réel… Ceux-ci, tout droit sortis d’un mauvais film d’horreur, s’attaquent à notre réalité. L’idée est intéressante et aurait pu être épique mais cela mériterait sans doute d’être davantage mieux exploitée que dans ce pitoyable long-métrage au budget aussi bon marché que ses idées et effets horrifiques. Voici donc la version bas de gamme du film d’horreur à tendance comique. Un concept très tendance à l’époque, initié par le fabuleux RETOUR DES MORTS-VIVANTS de Dan O’Bannon. Mais ici, malheureusement rien ne fonctionne et ce n’est pas le gore timide qui s’invite à plusieurs reprises dans cette triste pantalonnade qui viendrait donner un semblant d’intérêt à des péripéties déjà effroyablement ennuyeuses. On est donc bien loin de l’incroyable BRAIN DEAD d’un Peter Jackson qui dynamitera le genre quelques années plus tard. On peut sans regret faire replonger ce VIDEO DEAD dans les limbes des vidéocassettes  de bas étage où même l’amateur de films de zombies le plus indulgent n’y trouverait absolument pas son compte.  Nul !


05.10.2016


VAMPIRE… VOUS AVEZ DIT VAMPIRE était un chouette petit film fantastique.  Sa suite était beaucoup plus ardue à apprécier une fois dans les vidéoclubs car, pendant des années, celle-ci n’était disponible que dans une version pan & scannée qui mutilait considérablement son Cinémascope d’origine. Attendu comme un Saint-Graal par ses fans les plus assidus, ce FRIGHT NIGHT PART II peut enfin s’apprécier dans son format d’origine ; qui plus en HD vu qu’il vient d’être édité en blu-ray.



Ayant bien usé ma VHS d’époque durant mes années de collégien, j’ai toujours beaucoup apprécié ce film qui bénéficiait d’un capital de charme(s) assez meurtrier pour l’adolescent que j’étais avec les belles Julie Carmen et Traci Lin (ah, tous ces rêves humides!). Et puis, le mélange humour et horreur me satisfaisait bien, d’autant plus que les trucages gore en mettait plein la vue. Mais qu’en reste-il aujourd’hui ?

L’ironie ambiante donne un ton assez particulier à cette histoire de vampires. Non plus comme l’était déjà à l’époque le film de Tom Holland, ce second opus de Tommy Lee Wallace n’arrivant pas vraiment à trouver son harmonie toute personnelle. L’histoire n’étant que d’incessants allers-retours entre péripéties sérieuses et des gags cyniques qui viennent parasiter l’atmosphère d’une intrigue pourtant vénéneuse. Pour le meilleur, une vengeance glaçante de la part de Regine. La frangine de Jerry Dandridge est ici pour torturer le fameux et improbable duo de tueurs de vampires responsable de la mort de son frangin… Pour le reste, on ressasse le fait que les vampires n’existent pas, tandis que ceux-ci s’amusent avec leur nourriture (en allant à l’opéra, poursuivre leur pitance en rollers ou encore à jouer avec les têtes dans un bowling!)... L’humour vire presque dans la parodie (le psychiatre vampire, la séquence à l’asile) et il n’y a bien que quelques séquences d’effets spéciaux assez spectaculaires (notamment la mort du personnage de Brian Thompson) pour combler l’amateur d’horreurs. Autrement, cette suite qui se la joue sexy avec ses vampires – voir la belle affiche – n’est définitivement pas emballante. Les souvenirs d’adolescence volent définitivement en éclats. Je me consolerai avec la toujours superbe bande originale du film, composé par Brad Fiedel mais dont la composition n’a jamais bénéficié – contrairement à son grand frère - d’édition digne de ce nom.








Je ne suis absolument pas client des productions Sushi Typhoon. Je trouve ça passablement ennuyeux à suivre et surtout bien débile. Cela ne me fait pas rire du tout et l’étalage du gore bon marché n’a jamais vraiment été ma tasse de thé. Alors pourquoi HELLDRIVER fonctionne-t’il en ce qui me concerne ? Je ne saurais l’expliquer logiquement, car ici il n’y a rien de bien surprenant si l’on compare ce film-là avec TOKYO GORE POLICE que je trouve tout simplement insupportable à suivre. Peux-être que, au-delà de sa générosité toute sanguinolente, cette œuvre débridée de Yoshihiro Nishimura explose sans aucun doute l’ambiance surréaliste des situations hystériques qu’il met en scène. De part son rythme inégal et l’enchaînement de morceaux de bravoure bien trop longs qu’un spectateur normal devrait endurer, on dépasse ainsi largement la nullité technique du long-métrage pour entrer dans une nouvelle dimension via une recherche formelle où les images teintées de sang prennent plus d’une fois une allure de décoration contemporaine fluorescente. Ce gros foutoir horrifique, victime de ses constants excès, finit par développer une poésie macabre d’où se dégage une beauté inédite. Bien au-delà d’une représentation trash du mauvais goût, HELLDRIVER est une pellicule digitale de folie bien dégénérée. A voir pour le croire !





06.10.2016


Ayant dégusté par erreur (!) la chair humaine de sa femme qu’il vient d’assassiner, un modeste ouvrier de chantier , se met à tuer des femmes pour combler ses envies de bons casses-croûtes durant son boulot... Le sujet du cannibalisme dans les films de genre ayant souvent donné des œuvres bien barrées du côté de l’Italie, cette petite production américaine s’amuse à transformer son horrifiant thème en une comédie iconoclaste. Complètement fauché et à la limite de l’amateurisme le plus complet, MICROWAVE MASSACRE ne se rapproche pourtant même pas de l’œuvre la plus bas de gamme de la filmographie de Herschell Gordon Lewis. Très timide au niveau du gore, ce premier essai cinématographique de Wayne Berwick mise avant tout sur l’aspect comique très bon marché de ses effets, en y rajoutant une couche avec des dialogues bien surréalistes. De ce fait, le réalisateur compense l’horreur des situations par un humour décalé. Contre toute attente, et bien que terriblement raté, affligeant voire même carrément pathétique, le film reste pourtant toujours très amusant à suivre. En plus d’être souvent hilarant, cette histoire est parsemée d’une galerie de personnages féminins qui n’hésitent pas à se dénuder avant de passer au four à micro-ondes. Cinéma d’exploitation oblige, le cahier des charges est ici dûment remplit. N’en jetez plus, ce spectacle est tout simplement parfait pour tous cinéphiles déviants. A l’époque de sa sortie en VHS, le film avait d’ailleurs gagné ses galons de « plus mauvais film de tout les temps ». Une publicité aberrante mais qui, au fur et à mesure des années qui passent, aura finalement valu à MICROWAVE MASSACRE d’obtenir une stature de film culte qui est entièrement mérité.


Comme de coutume, le jeudi soir s'accompagne toujours d'une petite visite amicale chez un très cher ami à moi. L'occasion de faire découvrir à celui-ci une de mes séries TV fétiches de tous les temps : BUFFY, THE VAMPIRE SLAYER! Au stade de notre avancée, nous en sommes déjà aux prémices de la saison 3. Et ce soir-là, fut la diffusion de l'épisode-clé qui nous fait rencontrer la mythique Faith Lehane, seconde tueuse à venir en aide à l'héroïne incarnée par Sarah Michelle Gellar toujours bien occupée à éliminer les créatures de la nuit qui sévissent à Sunnydale. Difficile d'en dire davantage sans livrer toutes les subtilités de ce personnage ambivalent. Grande joie que de retrouver Eliza Dushku à l'écran. Et excitation suprême quand à la suite à venir, car il semblerait bien qu'entretemps Angel soit revenu d'entre les morts! Quoi? Shhhhh....


Pour bien finir cette soirée, j'ai également débuté la redécouverte de l'un des classiques du manga d'horreur : L'ECOLE EMPORTEE de Kazuo Umezu. Premier volume d'une série de 6 tomes, il s'agit là d'une oeuvre incontournable par l'un des maîtres de l'horreur japonaise. Voilà donc presque 2000 pages de lecture qui m'attendent... Ayant déjà ingurgité les 300 premières pages du premier tome, il me tarde de lire la suite. Le cauchemar ne fait que commencer!


Bande originale de UNDER THE SKIN en fond sonore. Brrr...






07.10.2016



C’est dingue comme le temps passe… Cela fait déjà plus de 30 années derrière soi depuis la sortie de GREMLINS en 1984.  Encore tout gamin à cette époque, je n’avais pas l’âge requis pour découvrir ce film au cinéma mais me souviens encore clairement de la campagne d’affichage et à quel point tout ceci m’intriguait. GREMLINS, c’est un peu le rite de passage de l’enfance à l’âge adulte. Le héros, Billy, représente bien cet état de fait. Recevant une sorte de peluche savante pour Noël alors que celui-ci est déjà bien rentré dans le monde des grandes personnes, travaillant qui plus est dans une banque au service d’une clientèle aigrie (remember Mrs Deagle !). Mais notre Billy se raccroche coûte que coûte à sa vie adolescente. Talentueux dessinateur de petits cartoons (il reçoit même des encouragement du célèbre Chuck Jones) et vivant toujours au crochet de ses parents ; dont le papa est un inventeur de gadgets farfelus qui ne fonctionnent qu’un temps. Comme si tout cela nous indiquait de justement passer à autre chose. Reclus au grenier, dans son antre tout personnel où il apprend à son nouvel ami à jouer du synthétiseur quand il ne dévore pas des comics en 3D… Ce monde si rassurant va néanmoins muter en quelque chose de monstrueux. C’est là que les fameux Gremlins interviendront, sorte de malfaisante mutation génétique de l’adorable Gizmo. Le mignon petit animal de compagnie se transformant et se multipliant en jouets vicieux et carrément meurtriers.



En réalisant GREMLINS pour le compte de Steven Spielberg (tout juste sorti du succès mondial de E.T. L'EXTRA-TERRESTRE,  datant de 1982), Joe Dante se révèle en somme être l’âme noire de son cher producteur, s’amusant ici à casser ses jouets sur grand écran. En étant tout d’abord une sorte de conte plein de magie, l’histoire qui se déroule en pleine période de Noël ne tardera pas bien longtemps à virer au sordide… Bien que possédant beaucoup d’humour, GREMLINS est un véritable cauchemar éveillé, terriblement brutal et effrayant par instants et qui met surtout à mal toutes nos plus simples illusions. Tout d’abord nos interactions avec nos jouets, grands compagnons de l’enfance. Et puis aussi notre capacité à créer un monde meilleur avec des inventions qui ne tardent pas longtemps à se détraquer… Même notre croyance envers le Père Noël est mis à mal avec un effroyable fait divers. Toute cette noirceur est contrebalancée par une séquence réellement étonnante; il s’agit du fameux regroupement des méchants gremlins dans une gigantesque salle de cinéma où ceux-ci finissent par totalement s’émerveiller à regarder un grand dessin animé de Walt Disney. Il semblerait que même les petits monstres qui ont répandu le chaos dans la bourgade de Kingston Falls parviennent à retomber en enfance avant de mourir dans l’explosion de ce beau théâtre cinématographique !  Heureusement, le temps ne semble pas avoir d’emprise sur la réussite incontestable de ce fabuleux film fantastique que tous les grands enfants du monde se doivent d’avoir vu au moins une fois ! Pour rêver, frisonner et s’amuser. Un chef-d’œuvre !






CABAL ! La version définitive était attendue par les fans du film depuis plus de 20 ans. Charcutée par des producteurs qui ne savaient pas trop quoi faire de ce long-métrage, la version définitive de Clive Barker a enfin trouvé sa voie grâce à une édition blu-ray de toute beauté qui est disponible aux USA depuis déjà 2 ans. Œuvre complexe et imparfaite où chaque nouveau visionnage renforce une fascination de plus en plus persistante, ce long-métrage était peut-être trop ambitieux pour son époque. L’univers de Clive Barker est très à part. Déviances et homosexualité latente ont toujours été des thématiques largement mises en évidence dans son œuvre ; autant cinématographique que littéraire. Avec CABAL, il développe un univers fantastique très riche avec ses créatures monstrueuses comparées à des parias de la société, abandonnés dans les bas-fonds d’un cimetière reculé où se trouve un monde qui les accepte et qui pardonne les péchés.  Mais les humains craignent toujours ce qui est différent. D’autant plus lorsqu’un psychiatre bien cinglé – et psychopathe de surcroît - se décide à engager une véritable guerre contre eux…



Ce « director’s cut » plus long de 20 minutes comparé à la version « cinéma » est assez particulier car il s’agit là d’une version alternative qui regroupe en fait près de 45 minutes de séquences inédites et/ou alternatives. Il y a donc passablement de choses différentes entre les deux montages, chacun présentant son intérêt. D’autant plus que CABAL se termine différemment selon le choix de la version. En plus de cela, le fameux « Cabal Cut » qui regroupe l’entier de la copie de travail du réalisateur dure en fait 155 minutes. A savoir presque une demie-heure de plus que la version « définitive » approuvé par Barker.  Tout cela est dorénavant présent sur cette édition HD, mais dans les bonus pour cette dernière version car la copie vidéo intégrale était de qualité plutôt médiocre… Pas facile à suivre, n’est-ce pas ? Cela renforce encore plus l’aspect très à part de ce long-métrage qui, même en tant que version approuvée par son metteur en scène, demeure encore passablement imparfaite. Certains aspects du scénario demeurant toujours passablement nébuleux ainsi que le montage parfois erratique qui ne facilite pas l’immersion. Des menus défauts qu’on lui pardonnera néanmoins tant CABAL demeure encore aujourd’hui comme un long-métrage assez unique dans son genre.  Il faut également souligner l’apport de la formidable musique d’un Danny Elfman au meilleur de sa forme, livrant ici une composition au lyrisque définitivement épique. Un bonheur absolu, en plus de celui d’avoir David Cronenberg devant les caméras de Barker, incarnant à l’écran son rôle le plus significatif dans celui d’un méchant d’anthologie. Œuvre méchamment mise de côté dans le monde du cinéma fantastique suite à son échec à l’époque de sa sortie, celle-ci a néanmoins survécu grâce à l’amour de ses adorateurs qui se sont largement battus pour voir apparaître cette version plus complète qu’on croyait à jamais disparue. CABAL se mérite d’être redécouvert !







08.10.2016



Caméra, action ! REC propose une expérience immersive de terreur pure. De part son point de vue, placé au même niveau que les protagonistes, nous sommes immédiatement témoin d’événements de cauchemar. A l’image d’une forme de télé-réalité, nous sommes dorénavant plus en retrait face à ce qu’il se passe à l’écran mais directement acteur de l’action. Et l’implication est totale ! Nouvelle variation pour présenter l’horreur à moindre frais, le « found footage » avait fait son apparition à la fin des années 90 avec LE PROJET BLAIR WITCH et le succès que l’on sait. Depuis cette époque, quasiment chaque année voit apparaître une nouvelle exploration de cette manière de raconter une histoire. Parmi toutes ces pseudos tentatives d’expériences filmées n’importe comment avec la caméra au poing, je ne crois pas qu’il existe un autre film de ce genre qui soit littéralement aussi efficacement terrifiant. Ce petit bijou venu d’Espagne exploite à merveille une situation qui dégénère jusqu’au point de non retour, renouvelant de manière percutante l’horreur au quotidien à la manière d’un reportage. Dégraissée de tout superflu, ces intenses 75 minutes sont une véritable escalade de folie pure. Les amateurs d’adrénaline ont de quoi s’accrocher à leur fauteuil. Revu presque 10 ans après sa sortie qui fut couronnée de prix et louanges, cette terreur filmée à la première personne reste un sommet du genre. Incontournable !





La Comtesse Bathory est un personnage historique qui a déjà été présentée dans bon nombre de films fantastiques. Elle préfigure le mythe de la femme-vampire pour qui le sang est source de vie et d’éternelle jeunesse. Que ce soit sous les traits de la vorace Ingrid Pitt ou ceux encore plus séduisants de Delphine Seyrig, il s’agit-là d’une figure tragique réellement fascinante. En 2009, elle revient à l’écran pour une approche plus historique grâce au talent de Julie Delpy.  Cette fois-ci, à la fois devant et derrière la caméra, l’actrice/réalisatrice va au-delà de la légende d’une femme cruelle qui tortura et tua plus de 600 victimes pour leur voler leur sang ; elle présente surtout une femme amoureuse et aveuglée par la beauté physique à tel point que cela lui fera commettre des actes abominables afin de préserver son allure. Dans le rôle-titre, Julie Delpy est remarquable en femme forte qui sait tenir tête au patriarcat. Mais dont la faiblesse est de s’abandonner d’amour dans les bras d’un amant beaucoup plus jeune. Malgré sa liberté d’action, ce sera hélas bien un homme qui stoppera sa soif de sang.  Mélodrame en costumes de prime abord, le long-métrage reste tout de même un subtil film horrifique qui mesure ses effets sans en faire trop ; jouant des ambiances pour faire transparaître l’innommable. LA COMTESSE vaut surtout le coup d’œil pour son interprète principale qui assure tout en retenue les émotions contradictoires de son personnage. A la fois transie d’amour et acharnée dans sa quête de la beauté.  C’est superbe de bout en bout !




09.10.2016




« Le tout 1er slasher français gore !».  Voilà comment est vendu ce premier film du créateur du mythique fanzine « Monster Bis ». Filmé en 1983 sur la base d’un scénario à la VENDREDI 13 avec une atmosphère rappelant parfois MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, le premier long-métrage du libraire Norbert Moutier a été tourné en Super 8 mm avec une bande de copains, regroupant l’ensemble des fanzineux de l’époque. On y retrouve pêle-mêle les noms de Jean-Pierre Putters, Christophe Lemaire, Alain Petit, Bruno Terrier et consorts. Il y a même le grand Howard Vernon qui vient y faire une apparition dans le rôle d’un curé un peu trop porté sur l’hémoglobine… Les spécialistes amateurs de fantastique se retrouvent donc dans cette petite production ultra-fauchée mais transpirant l’amour du genre. Tourné au premier degré, l’ensemble n’en est pas moins hilarant. Et pour cause, l’amateurisme de l’entreprise transforme cet essai en spectacle totalement surréaliste, proche du cinéma muet avec ses comédiens grimaçants et cette gestuelle particulière qui semble comme accélérée plus que de raison. Raconté pratiquement sans aucun dialogue, OGROFF suit les errances sanglantes d’un bûcheron fou. Un peu à la manière de Jason Vorhees, notre psychopathe de l’Hexagone décime toute personne qui a le malheur de se promener dans sa forêt orléanaise. Hommes, femmes et enfant décèdent violemment sous les coups acharnés de sa hachette avant d’être décapités et donnés en pâture à son chien quand il ne garde pas un morceau pour lui. Le cannibale glisse aussi à chaque nouvelle mort quelques membres découpés à la scie dans le sous-sol de sa cabane en bois où s’y cachent des morts-vivants… Voilà sans aucun doute l’un des titres phares de l’horreur culte à la française qui, malgré le manque de moyens évidents, reste toujours relativement spectaculaire à voir aujourd’hui pour sa multitude d’effets gore, à la fois rudimentaires mais accomplis par des artisans du bis passionnés. Diffusée en VHS sous le titre de MAD MUTILATOR, cette série Z n’a pas pris une ride et se déguste avec toujours autant de plaisir aujourd’hui.








J’ai toujours aimé l’esprit de sale gosse pervers qui se dégage des œuvres de Frank Henenlotter. Et FRANKENHOOKER n’est pas en reste en ce qui concerne ce fameux esprit. Même si on est quand même bien loin de ce classique qu’est BASKET CASE, cette potacherie sexy et gore est particulièrement plaisante pour qui aime l’humour au ras des pâquerettes mâtinée de nudité… et de morceaux de cadavres qui volent dans les airs! Avec ce film-là, le réalisateur met en scène une histoire follement romantique et totalement décalée! Car cette revisitation bien tarée du mythe de Frankenstein se savoure comme une bande dessinée underground, remplit de barjots au look tellement 90’s; autrememt dit bien colorée! Malgré un sujet quand même bien glauque, l'ensemble est relevé par une ambiance littéralement cartoonesque. Notre malheureux scientifique part donc en quête d’un nouveau corps pour sa pauvre fiancée charcutée par une tondeuse à gazon. Et quoi de mieux que d’arpenter les allées sombres de la 42ème rue à New York pour dégotter une ribambelle de prostituées camées pour reconstruire la chair de son amour perdu !
Du cinéma bout de ficelle, bricolé avec passion. Le réalisateur sachant très bien s’entourer, notamment avec l’adorable Patty Mullen qui fut une ancienne playmate de la revue « Penthouse » entre 1986 et 1988 (Pet of the Month et Pet of the Year, quand même !). Ici, elle interprète le rôle de cette « frankenpute » bien hallucinée, combinant mélange de folie déglinguée et de curieuse tendresse qui en fait certainement le « monstre » rapiécé le plus attachant que la foudre ait réactivé depuis la fameuse « fiancée » ! A l’époque de sa sortie au cinéma, Bill Murray disait « si vous ne deviez voir qu’un film cette année, c’est bien celui-ci ! ». C'est dire le bon goût de cette pellicule déjantée!




10.10.2016


Les années quatre-vingt auront offert aux films d’horreur quantité d’histoires de tueurs en séries, allant du plus terrifiant aux plus improbables, allant même jusqu’aux plus ringards. On pourrait presque dire que ce KILLER WORKOUT joue dans cette dernière catégorie, officiant cette fois-ci dans un club d’aérobic et assassinant ses victimes avec une grosse épingle à nourrice. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faudrait considérer le film comme totalement nul! Bien au contraire, ce long-métrage davantage (re)connu sous nos latitudes sous le titre d’AEROBICIDE, réserve son lot de petits plaisirs pour les fans du genre. Car on baigne ici pleinement dans cette époque ô combien bénie : bande-sonore de pop synthétique, tenues de sport moulantes aux mélanges colorés spectaculaires et surtout une distribution féminine pleine de charmes ; ceux-ci étant particulièrement bien mis en valeur par une caméra constamment voyeuriste. C’est purement gratuit et ne sert qu’à titiller les plus bas instincts de son potentiel public ! Moi, je dis « Oui ! » ! Et si les meurtres qui ponctuent cette intrigue digne d’un thriller du dimanche après-midi sont nombreux, ceux-ci ne sont guère sanglants et ne constituent pas l’intérêt principal de ce slasher qui plaira surtout aux amateurs d’ambiances très années 80 ! Et il faut dire que, de ce côté-là, le film assure plutôt bien le spectacle. On aura donc droit à quantité de séquences d’aérobic, un peu de nudité dans les vestiaires et quelques gros bras bien musclés toujours prêt à démarrer une bagarre sur un parking ou ailleurs... L’enquête policière qui relie tout ça, même si très anecdotique, est tout de même un poil plus évoluée que la moyenne, rendant ce carnage dans un club de sport moins ridicule qu’il n’en a l’air! Sorti la même année, MURDER ROCK de Lucio Fulci surfait avec tout autant de ringardise sur la même tendance horrifique avec son histoire de mystérieux tueur dans un club de danse. Si vous n’en aviez pas encore assez , celui-ci est encore un autre plaisir (absolument pas du tout coupable !) rien que pour les yeux de son spectateur !








Sans doute moins connu que le travail de Herschell Gordon Lewis dans l’art de l’accroche choc du film bien sanglant, le réalisateur Ted V. Mikels mérite toutefois sa stature d’auteur culte du cinéma d’exploitation. Son film le plus célèbre, qui fut un gros succès commercial en son temps, est très certainement ce CORPSE GRINDERS dont l’incroyable poster présente une machine infernale en train de hacher menu une femme hurlant pour sa vie! Mais pourquoi faire, me diriez-vous ? Pour la transformer en nourriture pour chats ! Mais il y a bien entendu un souci à vouloir trouver de la matière première guère onéreuse... Après avoir goûté la viande humaine, le comportement alimentaire de ces petits animaux de compagnie change radicalement et ceux-ci se mettent ensuite à attaquer directement les gens. Tout ceci pourrait compromettre les plans financiers de la société Lotus Cat Food depuis qu’elle est dans le colimateur d’une infirmière dont le brave chat s’est brusquement attaqué à son chéri de médecin… Pure production « grindhouse », dont la campagne marketing est sans conteste bien plus alléchante que le résulat final. Néanmois, tout amateur de cinéma trash trouvera sans aucun doute du plaisir à la vision de cette satire bon marché mais plutôt bien emballé et jamais ennuyeuse. La mise en scène ménageant même de jolis effets bricolés, notamment grâche aux emprunts colorés au cinéma de Mario Bava. Et puis il y a tout l’attirail du cinéma de « drive-in » de cette époque. Parsemé de dialogues d’un autre monde, une belle distribution de personnages grotesques et de petites touches érotiques bienvenues. Ce qui en fait un long-métrage forcément bien sympathique…








Production underground de très bas étage, cette version cul de Bigfoot fait partie d’un sous-genre de films sexuellement explicites ;  savoir du « porn horror » ! Un peu à l’image des productions X aux ambiances malsaines comme WATER POWER et FORCED ENTRY. Ce curieux petit film tourné en Super 8 mm, aux vertus presque documentaire via sa voix off, ne présente qu’un intérêt limité. A savoir celui de pouvoir s’épancher en regardant une créature mythique violer la distribution féminine. C’est dire à quel genre de public on s’adresse! Malgré la déviance affichée, THE GEEK n’est pas très intéressant car passablement bâclé et à peine plus digne d’intérêt qu’un film de vacances shooté à la va-vite en pleine campagne. N’ayant d’ailleurs pas grand chose à raconter, cette curiosité se limitant à peine plus de 45 minutes d’ennui. Les protagonistes marchent dans les champs à la recherche de ce monstre de légende, copulent pauvrement dans la nature ou sous tente en attendant de tomber par inadvertance sur ladite créature. Voici enfin le face à face tant attendu ! Découverte pathétique, pauvrement habillé d’un costume à poils bruns foncés, d’une coupe de cheveux longs et d’une grosse barbe. L’acteur lamentablement grimé se borgne à grogner juste avant de se taper illico presto deux nanas en levrette, lesquelles n’ont pas l’air de trouver cela bien dérangeant. Après avoir humilié les mecs se décidant bien trop tardivement à aider leurs copines, la bête s’en retourne dans la nature… Probablement tombé dans l’oubli s’il n’avait pas ressurgit des décennies plus tard dans la collection DVD « Something Weird » dirigé par le cinéaste Frank Henenlotter, on n’en aurait sans doute jamais entendu parlé. D’autant plus que cette bizarrerie ne possède qu’un générique sommaire, sans le nom du réalisateur ni des comédiens qui se sont commis dans cette horreur totalement ubuesque !






11.10.2016






Trip philosophique filmé dans un noir et blanc classieux, THE ADDICTION est une variation sur le thème des vampires par Abel Ferrara. Même si on ressasse les clichés inhérents au genre, ce n’est pas pour autant de l’épouvante classique à la Dracula. Jouant plutôt sur un mode réaliste, le metteur en scène transforme son sujet en allégorie de la dépendance, à la manière d’une toxicomanie. Pas très longtemps après avoir été elle-même agressée par une étrange belle de nuit, notre héroïne (!) se retrouve à errer seule dans les rues sombres de New York pour attaquer un sans-abri et lui voler son sang et le piquant avec une seringue! A la manière d'un shoot, elle s'injectera ensuite ce précieux liquide de vie... Ainsi débute cette histoire bien glauque où se regroupe une très belle distribution de comédiens de talents allant de Lili Taylor au fabuleux Christopher Walken – un habitué du cinéma de Ferrara – dans une apparition forcément mémorable. Il me faut également signaler la trop rare Annabella Sciorra qui y est sidérante en créature assoifée de sang. Le film propose une perspective intéressante de sa thématique, mais son discours sur le Mal est un peu trop intellectualisant à force d’être appuyé par de nombreuses citations des grands penseurs de ce monde. Et l’horreur dans tout ça ? Ne jouant pas sur les effets faciles, prenant son temps à installer une ambiance troublante en compagnie de ses personnages de l’ombre, le film d’Abel Ferrara trouve son point culminant dans une séquence d’orgie meurtrière assez éprouvante et véritable morceau de bravoure d’un film que d’aucun trouveront sans doute passablement chiant, voire même prétentieux! Il faut dire qu’avec ce réalisateur, ça passe ou ça casse... Sans pour autant être aveuglé par le talent de ce fou de cinéaste bien barré, THE ADDICTION mérite le coup d’œil! A mille lieues des films de vampires traditionnels.







Vu les 2 premiers épisodes de la nouvelle série HBO, prénommée WESTWORLD et qui est une reprise de l’intrigue que Michael Crichton avait écrite pour son western avec des robots, dont tous ceux qui l’on déjà découvert se souviennent encore de son Yul Brynner bien psychopathe… C’est donc une version modernisée de ce monde alternatif où les plus fortunés de notre société viennent assouvir leurs fantasmes dans un parc d’attractions de far-west dont les occupants sont des créatures androïdes à l’apparence humaine mais qui commencent à se déglinguer petit à petit… Que va-t’il se passer par la suite ? Voilà un sujet qui trouve un bel écrin avec cette série TV crée par Jonathan Nolan, le jeune frère du réalisateur de THE DARK KNIGHT.  Et ce début se révèle vraiment excellent où on est bien loin d’une simple adaptation de son équivalent cinématographique. Au contraire, le scénario développe de manière assez étonnante le concept et j’imagine qu’on est pas au bout de nos surprises. HBO ayant sortis les grands moyens pour mettre en images leur dernière production. Visuellement, WESTWORLD est époustouflant. La distribution n’est pas en reste, et c’est un réel plaisir de voir Ed Harris en cowboy, Thandie Newton en prostituée ou encore Evan  Rachel Wood – la gamine de THIRTEEN qui a bien grandit ! – en belle de l’Ouest ! Ces deux premiers épisodes regorgent déjà de révélations étonnantes et de très belles séquences d’actions particulièrement violentes; les morts étant à chaque fois très graphiques. Adjoint à la beauté plastique de comédiennes très bien mises en valeur, il faut aussi saluer le gros travail effectué sur les décors, que ce soit dans la retranscription de l’univers westernien que ceux plus « high tech » de la société qui régit cet univers de faux-semblants. Je n'en dirai pas davantage pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte. Mais, à l'heure actuelle, je puis déjà dire qu'il s'agit-là de la série TV la plus excitante que j'ai découvert depuis... la nouvelle saison des X-FILES! En espérant que la suite maintienne le niveau de qualité... Je suis impatient de voir la suite…



12.10.2016



Ce soir-là, devant mon écran avec un bon gros burger à la main et une bonne provision de frites bien chaudes pas très loin, j'étais prêt à revoir un classique du cinéma fantastique américain! Découvert à l’époque alors que je n’en avais pas encore l’âge légal, PREDATOR avait forcément fait très grosse impression sur le jeune adolescent que j’étais. On était dans l’ère du film d’action à gros bras et Arnold Schwarzenegger était son meilleur ambassadeur ! Après CONAN LE BARBARE et TERMINATOR, voilà qu’arrivait le film de John McTiernan qui allait rajouter un autre monstre mythique à la filmographie de l’acteur ! Mais cette fois-ci, ce n’était plus lui la véritable attraction du long-métrage mais une créature extra-terrestre extraordinaire qui a eu très rapidement sa place au panthéon des vilains les plus mémorables de l’histoire du Cinéma ! Presque 30 ans plus tard, le long-métrage supporte particulièrement bien le poids des années et reste toujours un sommet de cinéma0, alignant constamment des morceaux de bravoure brillamment mis en scène, soutenus par des dialogues bien balèzes qui se savourent avec toujours autant de plaisir. « You are one ugly motherfucker ! ». C’était l’époque bénie du divertissement dopé aux testostérones. Mais c’est avant tout un chef-d’œuvre du 7ème Art  qui s’élève encore bien plus haut qu’une simple série B ! Le réalisateur ayant transcendé le matériau d’origine pour en faire une icône du film de genre. L’affrontement avec Schwarzenegger ; primaire, brutal et gorgé de tension, bien soutenu par la formidable partition musicale d’Alan Silvestri ; est un véritable monument ! Historique !








J’adore ce genre d'histoires ! Et ce fameux MONSTRE QUI VIENT DE L’ESPACE est une véritable petite pépite de « cinéma de minuit » . On y suit un malheureux astronaute qui, de retour sur notre planète après s’être chopé une saloperie qui le ronge en rôdant trop près des anneaux de Saturne, ne tarde pas à se transformer en horrible créature liquéfiante ; s’improvisant rapidement meurtrier pour sa propre survie à mesure que son physique change, fonde et le tue à petit feu…  Bien loin d’être un xénomorphe terrifiant à la ALIEN qui sortira deux ans plus tard, cet INCREDIBLE MELTING MAN est beaucoup plus terre à terre. C’est une odyssée pathétique en forme de course-poursuite entre la créature et son médecin qui essaie tant bien que mal de le ramener à la raison. L’intrigue n’est pas sans rappeler un sympathique vieux film de SF datant de 1959 intitulé THE HIDEOUS SUN DEMON. Celui-ci présente d'ailleurs de nombreuses similitudes avec le long-métrage de William Sachs qui reste surtout une belle occasion d’admirer le travail d’artisan d’un Rick Baker à ses débuts, celui qui est sans aucun doute l’un des maquilleurs les plus talentueux encore en activité à Hollywood. Sur cette petite production, il réalise des miracles avec peu de moyens, ses effets spéciaux restant encore très impressionnants presque 40 ans après la sortie du film ! Des effets chocs qui ponctuent une intrigue sans temps morts et avec quelques notables séquences d’actions assez spectaculaires ; transformant cette modeste série B en savoureux spectacle de science-fiction horrifique.






13.10.2016








VAMPYROS LESBOS est un film parmi les plus curieux qui soient ! Déjà que le cinéma de Jess Franco est de manière générale assez particulier, quand il se transforme en véritable expérience sensorielle telle que celle-ci, l’œuvre devient réellement hypnotique. Il faut dire qu’il a devant sa caméra l’énigmatique Soledad Miranda, actrice et muse tragique du réalisateur qui transfigure chacune de ses apparitions. Quand le fantastique se fait surréaliste et sensuel, à mi-chemin entre rêveries troublantes et cauchemar éveillé. En situant son histoire à Istanbul, au plus près du Bosphore, le réalisateur distille une atmosphère assez unique qui est bien aidée par la bande originale sonore composée par Manfred Hübler & Siegfried Schwab. Celle-ci renforce encore davantage l’aspect trippant que propose le long-métrage qui enchaîne les séquences hallucinantes. Des moments souvent inoubliables comme ceux ayant lieu dans un cabaret érotique où la Comtesse Nadine nous entraîne dans un bizarre jeu de séduction érotique en compagnie d’un mannequin qui prend vie suite à ses caresses. A l’image de cette séquence, le film baigne constamment dans une atmosphère étrange. Et les audaces visuelles de la mise en scène de Jess Franco, transforme l’expérience en objet filmique insaisissable qui est parfois à la limite de l’abstraction. Sublime pour les uns, voire carrément incompréhensible et terriblement ennuyeux pour les autres, VAMPYROS LESBOS ne laissera sans doute personne insensible. Véritable œuvre d’art psychotronique qui figure très haut dans mon panthéon cinématographique personnel !










Pour tout amateur de cinéma fantastique, PHANTASM de Don Coscarelli est immanquablement une date dans sa vie de cinéphile. Inoubliable, ce film est un monument d’ambiances horrifiques. Que celui ou celle qui n’a jamais eu la frayeur de sa vie en le découvrant lève la main! En bonne place parmi les plus grands films du genre, l’œuvre phare de son réalisateur s’est déclinée en un joli nombre de suites avec toujours les mêmes comédiens et le même metteur en scène derrière la caméra. Une manière idéale de poursuivre la pérennité de cet univers cauchemardesque dont le thème musical, immédiatement reconnaissable, est une de ses mélodies qui vous trottent immédiatement dans la tête. Encore une marque bien reconnaissable des grands films de l’Histoire !





A toute grande saga, il faut bien arriver à une conclusion à un moment donné. Et voilà qu’arrive cette année ce cinquième opus qui, curieusement, n’est pas dirigé par Coscarelli lui-même mais par un cinéaste venu de la TV et spécialisé dans les dessins animés pour enfants ! Ca fait quand même peur, mais pas dans le bon sens du terme, de voir que ce gaillard qui a officié dans le monde de l’animation avec TRANSFORMERS et WINNIE L’OURSON reprenne les rênes d'une saga pareille! Sans pour autant dénigrer le travail du bonhomme, ce PHANTASM : RAVAGER n’a pas du tout la même gueule que les quatre premiers films. Peux-être aussi parce qu’il arrive bien trop tardivement, avec presque 20 années qui le sépare du précédent épisode, ce nouveau long-métrage à l’histoire multi-dimensionnelle est en soi une relative déception. Bien entendu, on prend quand même un certain plaisir nostalgique à retrouver ces personnages mais l’ensemble n’est définitivement pas convaincant. La faute, tout d’abord, à un scénario très riche mais dont l’exécution n’a rien de véritablement épique. Il faut dire que la mise en scène, avec ses effets spéciaux digitaux qui font mal aux yeux, lui donne une allure de téléfilm bon marché à la photographie particulièrement laide et sans réelle atmosphère. Ce qui est un comble pour une saga qui base justement sa réussite sur celle-ci !Un final donc plutôt triste à regarder mais pas non plus si déshonorant. Disons que c’est surtout l’occasion de revoir Angus Scrimm, le fameux « Tall Man », dans un de ses derniers rôles ; l’acteur ayant trépassé en ce début d’année 2016 !






14.10.2016


Mais qu’est-ce que c’est que ce truc de malade ? Petit film indépendant en provenance du Canada, THINGS est une curiosité qui date de la fin des années quatre-vingt. A ne pas confondre avec un autre film appelé LA CHOSE (ou bien DEADLY SPAWN en v.o. !) qui date de 1983 et qui n’a rien à voir avec ce dont je vais vous parler et encore moins avec le chef-d’œuvre de John Carpenter de 1982 connu, lui, sous le titre THE THING ! J’espère ne pas vous avoir perdu car, apparemment, ce titre-là (la chose/le truc/ce machin, quoi !) était très en vogue à l’époque. Donc… Filmé en 8mm à Toronto et dont la copie vidéo dorénavant disponible en DVD est aussi regardable qu’une VHS, c’est une sorte de huis-clos avec des « trucs » en caoutchouc – issus d’une expérimentation génétique enfantée par une femme stérile - dans un décor d’appartement pourri joué par des acteurs épouvantables qui ont l’air bourrés du début à la fin. Ca vous fait envie ?



Proche de l’ambiance d’une production de série Z, cette unique tentative vidéo commise par Andrew Jordan est à voir pour le croire ! Bien que bricolé à la manière d’un amateur totalement incompétent qui semble avoir une manière bien à lui de faire du « cinéma », son film est une somme de mauvais choix techniques qui le transforme en un truc passablement unique. Mise en scène à la ramasse, montage incohérent et image à la photographie dégueulasse baignée de manière quasi-omniprésente par des filtres rouges et bleus… L’indépendance cinématographique ne transforme pas n’importe qui en nouveau Mario Bava! De plus, la bande son de ce film possède un affreux redoublage qui accentue le ratage de l’ensemble. Curieusement, cela renforce encore plus l’absurdité des dialogues et de l’action aux effets sonores parfaitement grotesques. Tout cela n’a effectivement aucun sens. Mais ces supposés défauts donnent au film un côté « Art & Essai » alternatif proche d’une expérience quasiment « underground ». L’ensemble étant radicalement trop mauvais pour être simplement nul. On est ici au-delà de cet aspect ! D’ailleurs, THINGS se complaît totalement dans une certaine médiocrité qui peut être ici considérée comme une certaine expression de la créativité. C’est donc du cinéma « autre » complètement fou ! D’autant plus que ce film remplit de monstres répugnants est surtout un étalage de séquences gores assez démentes - toutes proportions gardées, bien sûr - car  les effets spéciaux sont bien évidemment totalement « cheap » ! Pour finir, les amateurs de cinéma X reconnaîtront à l’écran la blondasse Amber Lynn – égérie du genre à l’époque, qui débutait ici dans une production « mainstream » -  au détour de quelques séquences d’un journal télévisé sorti de nulle part.  Le résultat est un « mauvais » film très bizarre, du cinoche « trash » étonnant et assez fascinant à voir pour autant que vous soyez un cinéphile aventureux.







En tant que fétichiste particulier, voilà un film qui m’est personnellement destiné. D’autant plus que celui-ci est mis en scène par le talentueux Sono Sion, le fameux japonais qui avait déjà réalisé en 2001 l’incroyable SUICIDE CLUB. On est donc en droit de s’attendre à nouveau à un traitement bien décalé de son sujet. Et le résultat est effectivement plutôt surprenant. A la croisé des genres, entre celui du drame familial, de la comédie et du film d’horreur, ce EXTE n’est pas banal. En tête de distribution, on retrouve l’étonnante Chiaki Kuriyama dans un rôle à contre-emploi vu que l’actrice était surtout habituée à des rôles de cinglées (vous vous souvenez certainement d’elle dans BATTLE ROYALE ou encore KILL BILL !), alors qu’ici elle joue une toute gentille apprentie coiffeuse qui recueille la petite fille de sa sœur qui ne faisait que la maltraiter. Pendant ce temps, un gardien de morgue passablement déjanté fait le commerce de cheveux de mortes. Et quoi de mieux justement qu’un salon de coiffure pour y proposer des extensions? A la fois sérieux et délirant, il est plutôt difficile d'appréhender ce long-métrage. D'autant plus que le rythme adopté est particulièrement lent et qu'il s'agit peut-être davantage d'un drame que d'un film d'horreur. En soi, le film décevra passablement de monde car atypique et bien entendu "tiré par les cheveux"! Ce n'est donc pas un énième RING, le cinéma de Sion étant à mille lieux de l'épouvante "à la Sadako" dans lequel baigne le cinéma japonais depuis une vingtaine d'années. Le réalisateur satisfera spécialement les amateurs de curiosités car son histoire possède tout de même son lot de séquences bien barrées; les cheveux s'infiltrant sous la peau et sortant par les yeux, par les doigts, par l'estomac... C'est à la fois drôle et dérangeant. Il y a bien de quoi être impressionné par cette abondante profusion de chevelure qui a sa vie propre, jusqu'au point d'en devenir mortelle! Au final, cette oeuvre "de jeunesse" de Sono Sion n'est donc pas à ranger parmi les incontournables de sa filmographie mais reste tout de même à voir, spécialement pour les plus complétistes d'entre nous!






15.102016



Les créateurs britanniques des géniaux WALLACE & GROMIT plongent dans le fantastique ce duo improbable du cinéma d’animation. Amusante variation sur la thématique de la lycanthropie, les héros en pâtes à modeler gagnent ici leur passage au long-métrage grâce à sa collaboration avec le studio Dreamworks pour un véritable festival d’imagination horrifique. Recyclant l'univers de ses personnages exploités dans ces courts-métrages, ce passage au grand écran gagne une certaine efficacité toute américaine un peu au détriment de son ton comique qui ne retrouve plus vraiment sa fraîcheur originale.  Le long-métrage y a donc perdu un peu de sa poésie excentrique mais il y gagne en action ! Lors des nuits de pleine lune, un lapin monstrueux s’éveille à ses plus bas instincts en ravageant les potagers de la ville et menaçant son grand concours annuel des légumes géants qui arrive à grands pas… Ce MYSTERE DU LAPIN-GAROU utilise une grande figure du cinéma fantastique et parsème son histoire d’hommages hilarants aux figures inhérentes du genre. A travers cette sorte de « loup garou » alternatif, on retrouve des clins d’œil au mythe du savant fou à travers Wallace, sorte de Dr. Frankenstein qui fait ici des expériences curieuses sur les lapins afin que ces braves petites bêtes renoncent à leur amour pour les carottes. L’expérimentation donnera d’ailleurs de curieux résultats, mettant le chien Gromit dans l’embarras avant de le projeter dans des situations inextricables. Le lapin monstrueux devenant même par la suite une sorte de King Kong lors de son final. L’amoureux de films de monstres en noir/blanc se sentira un peu nostalgique…  Plaisir intact à revoir cette création artisanale un peu hors du temps qui a un charme que n’auront sans doute jamais les desssins animés en images de synthèse. Dix ans déjà et le film n’a pas pris une ride ! La technique étant toujours aussi époustouflante, tandis que les folles péripéties sont toujours un vrai plaisir à savourer encore et encore !





Le succès d’HARRY POTTER et de ses nombreuses suites a redonné un coup de jeune au cinéma fantastique ayant pour héros des enfants. Depuis le début du 21ème siècle, on ne compte plus les nombreux dérivés de ce genre d’histoires aux prises avec des mondes magiques ou alternatifs. Et dans le lot, combien de véritables petits joyaux qui valent vraiment le coup ? Ce n’est pas forcément les plus gros succès commerciaux qui feront les films dont où se souviendra plus tard et que l’on gardera près de son cœur. LE SECRET DE TERABITHIA, vous en avez déjà entendu parler? Je ne pense pas. Si c’est le cas, tant mieux pour vous ! Comme la plupart de ces films, il s’agit d’une adaptation d’un bouquin. Un seul livre et pas une saga littéraire qui n’en finit plus. Réalisé par le producteur des RAZMOKETS, ce film est porté par de jeunes acteurs relativement inconnus à l’époque de sa sortie ; le titulaire du rôle principal se commettra par la suite dans la guère passionnante saga HUNGER GAMES. A l’écran, on y trouve aussi Robert Patrick et Zoe Deschanel dans de petits rôles mais ce ne sont pas des personnalités qui galvanisent les foules. Ce long-métrage n’a donc véritablement que son sujet pour trouver son audience.

Une histoire sous la forme d’un hymne à l’imagination, sorte d’échappatoire face à un quotidien pas tous les jours très facile. C’est aussi un conte social et initiatique qui prend ses racines dans le réel. Les personnages de TERABITHIA sont toute la force et l’émotion de son sujet, faisant oublier toutes les imperfections qu’on pourrait trouver à ce pseudo « blockbuster » qui n’en est finalement pas un.  Ce n’est définitivement pas LE MONDE DE NARNIA. S’il fallait faire une comparaison, je dirai que cette histoire est plus proche de STAND BY ME que de n’importe quelle « fantaisie » pour adolescents sortie ces dernières années. Pas besoin d’en dire davantage, si ce n’est titiller l’envie de vous le faire découvrir si ce n’est pas déjà fait ! Vous ne le regretterez pas...



16.10.2016



Voilà déjà 15 ans qu’est apparu sur les écrans de cinéma la vision de Peter Jackson du fameux pavé de Tolkien, LE SEIGNEUR DES ANNEAUX. Monument littéraire, mais aussi monument de et du Cinéma ! Après toutes ces années, c’est toujours un immense plaisir que de le revoir. Sorti en 2001, LA COMMUNAUTE DE L‘ANNEAU a quand même eu un impact considérable sur le cinéma à grand spectacle du 21ème siècle. A l’ère du divertissement digital qui prenait gentiment le pas sur le travail artisanal du 7ème Art, l’œuvre phare de Jackson arrivait encore à mixer des effets physiques remarquables d’efficacité sans pour autant recourir sans cesse aux images de synthèse. Aussi fou que soient les situations décrites dans un scénario qui ne ménage pas les séquences dantesques et dont le résultat final est un véritable tour de force, alignant de fabuleux morceaux de bravoure cinématographiques. Ce qui le différencie avec le tout venant du cinéma à grand spectacle hollywoodien actuel, c’est la puissance d’évocation de son univers qui est ultra-crédible. Et tout cela, c’est le travail titanesque de Peter Jackson et de son équipe à vouloir rendre réellement « vivant » le monde du SEIGNEUR DES ANNEAUX. De mémoire de cinéphile sevré depuis de longues années à ce genre de spectacle, le chef-d’œuvre de Peter Jackson reste encore aujourd’hui une leçon de cinéma qui n’a jamais été égalée depuis tout ce temps ! J’ai donc revu le 1er opus de la trilogie avec grande émotion, à retrouver ce monde unique et ses personnages inoubliables. Des retrouvailles sous le coup d’une émotion et d’un enthousiasme incroyablement intacts, comme au premier jour de la sortie du film ! 





C’est assez effrayant d’enchaîner un film aussi grandiose que LORD OF THE RINGS pour ensuite se retrouver face à la dernière œuvre de Tim Burton ; ce réalisateur que j’admirais énormément jusqu’au milieu des années 90 avant de progressivement me détacher de son cinéma. La singularité de son œuvre s’amenuisant pour devenir une sorte de marque de fabrique n’ayant plus grand chose de très original. Avec le temps, c’est devenu pire ; sa poésie si atypique s’est retrouvée digitalisée. Quelle tristesse d’en être arrivé à faire des comparaisons avec un divertissement comme X-MEN (aussi bien soit-il) pour le rapprocher des péripéties de MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS.  Car c’est bien de cela qu’il s’agit, à la sauce Burton bien entendu. Mais les saveurs sont-elles là ? Loin de n’être qu’une soupe hollywoodienne de plus, il n’en est pourtant pas bien loin. A l’émerveillement préfabriqué s’ajoute une intrigue tortueuse que le réalisateur peine à rendre palpitante. C’est bavard et ennuyeux. Mignon mais fade. Son film peine à me séduire. La fantaisie ne marche plus. En plus, il y manque la musique de Danny Elfman, abonné absent de l’entreprise. Le temps d’une séquence, l’action est même rythmée par une musique techno ! Il faut vivre avec son temps, me mettrais-je presque à soupirer… Un  FREAKS de notre époque qui aurait perdu toute sa féérie sombre. 





17.10.2016


NIGHT OF THE BLOODY APES ! Un titre alléchant pour cet hallucinant film mexicain. Toutefois, il faut savoir que cette aventure simiesque n’a rien à voir avec le monde de TARZAN ou celui de KING KONG et ne se déroule pas dans une jungle profonde. Cette histoire plante son décor dans le monde de la lutte féminine avant de bifurquer vers un funeste destin pour le fils d’une sorte de « savant fou ». Ce dernier se retrouvant à vouloir transplanter un cœur de gorille sur son fils malade ! En résulte une horrible transformation où l’homme-bête se met à tuer et violer toutes personnes se trouvant sur son chemin… Voilà un bien bizarre film de monstre ! Cette mutation improbable n’affectant d’ailleurs que le visage du patient, qui se retrouve avec des traits grossiers et gonflés ; résultat d’un maquillage minimaliste plutôt maladroit, rendant l’ensemble plus rigolo que véritablement effrayant. Mais argument choc pour ce « singe » finalement cartoonesque à tel point qu’on le croirait tiré d’une bande dessinée Elvifrance. L’œuvre surfe sur la vague du cinéma d’exploitation avec son lot de séquences de nudité et de violences gratuites. Entre quelques combats sur un ring de catch féminin, le réalisateur insère dans son long-métrage une véritable opération à cœur ouvert particulièrement impressionnante. Très coloré et sanglant, le film peut se savourer comme une délirante bande dessinée d’horreurs. Le résultat est très particulier car son réalisateur réussit à y insuffler un délicieux parfum de naiveté, rendant l’ensemble à la fois savoureux et attachant!   








« The Love Drug Killer », clame la bande annonce. Voilà une bien étrange curiosité. Un film fantastique en provenance d’Argentine, qu’on pourrait situer entre CARNIVAL OF SOULS et L’HORRIBLE DOCTEUR ORLOFF. Emballé dans une envoûtante ambiance psychédélique en noir/blanc, cet obscure long-métrage suit les agissements d’un tueur masqué qui drogue des jeunes femmes pour ensuite les contrôler en jouant de l’orgue ; ce qui a pour effet de les transformer en escalves zombifiées ! Il y a de la folie Ed Woodienne dans ce scénario ! Miracle, c’est hypnotisant de bout en bout ! Comment est-ce possible ? Car on est dans les années soixante et que le réalisateur capture particulièrement bien l’atmosphère de son pays à cette époque. C’est superbement photographié, le long-métrage regorge de séquences se situant dans des clubs de jazz, cela danse beaucoup et on a même droit à un joli striptease comme on en trouverait dans les œuvres de Jess Franco ; soutenu par une musique enivrante à la Les Baxter. Il y a aussi des moments sur la plage avec des belles femmes qui se dénudent gentiment. Tout ceci instaure progressivement un climat érotique dans lequel baigne le long-métrage. Evidemment, THE DEADLY ORGAN est plombé par l’habituelle et lénifiante enquête policière. C’est inutilement bavard. Et bien que désespérément prude au niveau de la violence graphique, le réalisateur réussit à mettre en scène des siutations réellement effrayantes avec notre mystérieux tueur au masque grotesque. Tout ceci participe à l’étrangeté ambiante et l’on ne peut s’empêcher d’être captivé devant ce film qui se savoure dans une sorte d’état proche de la somnolence. Comme un délicieux cauchemar cinématographique !







18.10.2016



Même les plus grandes figures du cinéma fantastique ont eu des enfants ! La fille du Dr Jekyll apprend ce soi-disant horrible héritage génétique la veille de son mariage et remet en cause son avenir. Est-ce qu’en elle sommeillerait une monstrueuse « Miss Hyde » ? Voici une variation hybride du fameux personnage tiré de la nouvelle de Robert Louis Stevenson. Partant du postulat effrayant de la double personnalité, le film d’Edgar G. Ulmer transforme le mythe en un croisement entre le loup-garou et le vampire. L’ensemble n’ayant plus grand chose à voir avec le principe même de la dualité psychologique. C’est donc un étrange amalgame que propose cette production fauchée, d’ailleurs soutenue par une curieuse partition musicale très « spatiale », digne d’un film de science-fiction des années 50. L’ensemble possède néanmoins une véritable ambiance gothique somptueuse, presque surréelle, grâce à sa très belle photographie noir/blanc rappelant les atmosphères brumeuses qui parsèment le cinéma de Roger Corman. De plus, cette histoire est soutenue par l’interprétation convaincante de Gloria Talbott, superbe personnage féminin fragile et bouleversée par sa situation ; performance contrebalancée par celle très décalée du petit ami de l’héroïne, véritable nigaud insupportable assistant avec dédain au calvaire de sa future femme. Malgré quantité de petits défauts et anachronismes, LA FILLE DU DR. JEKYLL reste un chouette film fantastique qui possède tout le charme suranné des petites productions de l’époque.












Cette fois-ci, nous avons affaire à la fille du Baron Frankenstein. S’invitant au château de son père après avoir terminé ses études de médecine, la voici prête à l’assister dans ses expérimentations sur le corps humain. Si cette énième version du mythe de Prométhée nous ressert une intrigue on ne peut plus classique, les figures du genre étant rigoureusement respectées avec une vraie ambiance gothique, le film porte indéniablement une saveur ritale. Production italienne visuellement assez luxueuse, la LADY FRANKENSTEIN du titre est interprétée par la sensuelle Rosalba Neri, véritable déesse du cinéma bis. Ici, elle incarne une vénéneuse garce qui se sert de ses charmes pour arriver à ses fins. A savoir la création d’un étalon post-mortem capable de la satisfaire après s’être occupée de venger la mort de son père qui fut immédiatement assassiné par la propre créature qu’il venait de créer à partir du cerveau endommagé d’un tueur ! Il n’y a donc pas un mais deux monstres de Frankenstein dans ce film-là. Voilà qui promet une hécatombe de cadavres et une belle confrontation finale. Et le film sait se montrer particulièrement généreux en actions et séquences horrifiques même si celles-ci ne sont pas très explicites. Tout d’abord la quantité au détriment d’une certaine qualité. L’ensemble étant quand même souvent grotesque. Un peu à la manière du maquillage du collosse rapiécé revenu d’entre les morts et qui ferait passer la tronche de Boris Karloff pour un monument de beauté. Et il ne faut pas non plus trop se méprendre sur le sous-titre racoleur présenté sur l'affiche d'exploitation française, suggérant une « obsédée sexuelle ». Il s’agit davantage d’un film fantastique que d’une série B érotique, même si le long-métrage n’est pas avare en nudité. Tout ceci donnant un réjouissant spectacle déviant pour qui sait apprécier les variations italiennes des grands classiques de l’horreur !







19.10.2016






Quel beau titre que celui-ci : LET’S SCARE JESSICA TO DEATH. Voilà un film qui questionne notre sens de la perception du réel. Entre rêve et cauchemar, raison et folie ; ce premier long-métrage de John D. Hancock est un petit chef-d’œuvre bien trop méconnu. Loin d’être un film d’horreur conventionnel, il s’agit-là d’une plongée dans la psyché d’une jeune femme fragile qui se met à entendre des voix tout en ayant des visions effrayantes, sans pour autant que son entourage s’en aperçoive. Est-elle folle ou bien se déroule-t’il vraiment des choses effrayantes autour d’elle ? Nous voici à mi-chemin entre le cinéma de Roman Polanski (on pense notamment à REPULSION mais aussi à ROSEMARY’S BABY) et les ambiances inquiétantes d’un roman de Lovecraft. Situé dans une demeure victorienne qui est perdue en pleine campagne automnale, magnifiée par une très belle photographie, le décor est parfait pour installer une galerie de curieux personnages qui tourne autour de notre pauvre héroïne. Celle-ci est interprétée avec beaucoup de justesse par Zohra Lampert, délivrant une performance remarquable. A la fois poétique, morbide et déprimante, cette histoire instille un malaise persistant assorti à une forme de paranoïa ambiante. Il en résulte un film très prenant qui génère beaucoup d'angoisse et dont les effets-chocs, loin d’être gratuits, sont particulièrement perturbants. Voilà une œuvre marquante et dérangeante, qui restera longtemps en mémoire chez tous les spectacteurs qui l’auront vu. A ne pas manquer !






AXE se situe dans la même lignée de fims d’exploitation entre LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE et MASSACRE A LA TRONCONNEUSE. Réalisé en 1974 et, apparemment, diffusé dès 1977 dans les circuits de drive-in, le film de Frederick R. Friedel est une fascinante petite production qui fut bien malmenée lors de son exploitation commerciale. Il est sorti sous plusieurs titres différents: LISA, LISA ; THE VIRGIN SLAUGHTER ou encore CALIFORNIA AXE MASSACRE. Durant les années quatre-vingt, il fut placé sur la liste de ces longs-métrages bannis en Angleterre, catégorisés « Video Nasties ». Il est difficile de se rendre compte à quoi on a affaire car, même à travers de multiples bandes annonces, le film présente un style et une ambiance rendus à chaque fois différent par l’usage d’une voix-off. A travers ses multiples variations, cette œuvre « choc » développa une sorte de réputation malsaine à mesure que les années passent, lui faisant gagner ses galons de film culte.

Le long-métrage surprendra sans doute beaucoup de potentiel spectacteurs à la recherche d’une œuvre fortement glauque et violente. Le résultat final étant bien loin de l’affreuse réputation qu’il a malgré lui gagné à travers les décennies. C’est une œuvre forte et dérangeante sans pour autant être très graphique ou sexuellement explicite. AXE est vraiment un petit film très étrange. Une production modeste, soit, mais envoûtante à plus d’un titre (!) ; au montage soigné et à la bande sonore atonale qui lui offre une ambiance vraiment à part. C’est une sorte d’expérience cinématographique presque hallucinatoire. Comme si Terence Malick s’adjoignait la participation d’Herschell Gordon Lewis pour réaliser une sorte de « Rape & Revenge » dégageant une forme de poésie malaisée. Une curiosité qui mérite son statut d’œuvre à part. A découvrir !














20.10.2016


Suite à l’engouement mondial sans précédent suscité par L’EXORCISTE de William Friedkin, quantité d’autres films furent rapidement produit sur le même sujet, la plupart du temps pillant sans honte l’œuvre originale. Ca s’appelle surfer sur le succès d’autrui. Pratiquement chaque pays, à un moment ou un autre, a eu sa propre version d’une femme possédée par un démon ou le diable. Ici, c’est au tour de l’Allemagne de sortir son petit exorcisme avec MAGDALENA. Petit, c’est bien peu dire tellement ce rituel religieux apporté sur ladite pauvre victime est complétement expédié dans l’urgence. Il suffira à peine plus de dix secondes, en vomissant un serpent, pour que l’affaire soit réglée. Il convient donc de se dire que cette fameuse SEXORCISEE est une belle fumisterie.

Pourtant, l’intérêt du long-métrage de Walter Boos se situe ailleurs. Le réalisateur s’étant fait une spécialité dans l’érotisme avec la saga des faux documentaires SCHULMÄDCHEN-REPORT, il utilise son savoir faire dans ce film fantastique pour lequel la nudité occupe la plus grande partie de l’intrigue. Comme Regan dans le film original, c’est ici Magdalena qui expose l’altération de sa personnalité en devenant une véritable garce en chaleur, jurant comme une pute sous cocaïne. Possédée toute transpirante, elle roule des yeux, grimace et dès qu’elle en a l’occassion se tortille comme un poisson hors de l’eau. Diabolique, elle manipule son entourage à son bon vouloir, allant jusqu’au point de faire s’entretuer ses amants occasionnels quand elle n’est pas en train d’agresser sexuellement un prêtre dans sa sacristie. Dès que l’on entend des mouches voler dans sa chambre à coucher, on sait que le démon est là ; créature invisible qui se met à violer sa proie dans tous les sens avant de la pousser à assassiner les médecins qui cherchent à la sauver. 

Aucunement aidé par des effets spéciaux, c’est une véritable performance physique pour Dagmar Hedrich qui se dépense sans compter dans son rôle, exposant sans complexe et sous tous les angles sa plastique avantageuse dans de nombreuses séquences où elle s’affiche dans une nudité intégrale. Si le film échoue à promettre un exorcisme digne de ce nom, MAGDALENA reste un pur produit d’exploitation voyeuriste particulièrement efficace. Hystérique et choquant juste comme il faut où la performance de son interprète féminine reste l’attraction principal. En soi, l’échec de cette version germanique d’un thème très en vogue à l’époque reste certainement l’une des plus débauchées de son genre. Avec tout l’attrait visuel que l’on pourrait attendre d’un film de genre durant les années soixante-dix. D’une certaine manière, c’est un incontournable à défaut d’être vraiment un « bon » film !












Période du LUFF oblige, ce n’est pas pour autant que ces prochains jours je vais mettre de côté ce marathon « fantastique ». Cela permet juste d’alterner les ambiances cinématographiques avec de l’underground. A travers ce festival en pleine ville de Lausanne, celui-ci offre également son quota en longs-métrages du genre, séances qui se savourent sur grand écran avec encore plus de plaisir ! J’ai donc découvert deux œuvres radicalement différentes dans leur approche de l’horreur : IN THE EYES OF MY MOTHER et CAT SICK BLUES.

Si l’un est en noir et blanc et l’autre plus coloré, il offre une double facette du fantastique telle qu’on pourrait l’appréhender. De manière sobre ou plutôt délirante, magnifique et horrible en même temps ; déviant et malsain. Ces longs-métrages constituent un double-programme très particulier. Très recommandable pour le premier, beaucoup moins en ce qui concerne le second ; spécialement si vous êtes aisément choqué par le traitement qu’on inflige à d’adorables félins de compagnie et plus particulièrement aux femmes en général. Ca titille votre curiosité ? Alors, allez jeter un coup d’œil sur mes chroniques du LUFF 2016, il y aura un avis plus détaillé sur ces deux oeuvres ! Je ne rajouterai ici que quelques images en bonus, histoire de vous faire envie ! Attention, œuvres perturbantes !








21.10.2016






I DRINK YOUR BLOOD est un véritable classique du cinéma « drive-in ». On y suit une bande de chevelus adorateurs de Satan, commettant des actes abominables dans une petite bourgade américaine. Point de départ limite glauque pour cette production bas de gamme sortie peu de temps après l’affaire « Sharon Tate » qui fut massacrée par des hippies. L’occasion rêvée pour transformer l’imagerie qu’on se fait des représentants du « flower power » ; ici des monstres humains absolument affreux, rendus fous par la rage à défaut de la drogue. S’ensuit un gros festival d’éviscérations, de démembrements et de décapitations. Du cinéma d’exploitation purement basique et totalement excessif, pour ne pas dire stupide, dont le but affiché est de satisfaire les affamés de gore. De ce côté-là, le long-métrage de David Durston assure un spectacle plutôt efficace. A la Herschell Gordon Lewis. C’est à dire avec des effets spéciaux bricolés, souvent ridicules (la mousse à raser en guise de bave !) mais outrageusement graphiques. On repassera pour l’ambiance malsaine, l’ensemble étant traité avec grand sérieux, mais dont le résultat final se révèle quand même passablement rigolard.  C’est sans doute pour cela que le film est relativement populaire parmi ses adorateurs car très généreux et immédiatement festif ! C’est pourtant une production de faible qualité qui ne mérite pas vraiment son statut d’œuvre « culte ». BLOOD FEAST ou 2000 MANIACS étant largement plus mémorables ! Mais cela reste une curiosité sympathique, si je puis dire…  Le plus déviant des spectateurs ne me contredirait pas !








24.10.2016



MASSACRE A LA TRONCONNEUSE est un des plus grands films de tous les temps. Découvert lors de son exploitation VHS chez René Château dans la collection « Les Films que vous ne verrez jamais à la télévision », il est passé par différents stades d’appréciations. Tout d’abord, il y a la réputation d’un film incroyablement violent, très sanglant. Imaginez bien une œuvre de cinéma avec un titre pareil ! Ca ne peut qu’être horrible, graphiquement parlant ! Des gens découpés en morceaux à l'aide d'une tronçonneuse par une famille de dégénérés cannibales! Rien que d’imaginer cela à l’écran... Comment vais-je supporter le choc ? Du coup, en tant que jeune adolescent fan de films d’horreur, l’œuvre de Hooper se révéla être une déception. D’autant plus que la copie vidéo à l’époque était très très sombre. « On ne voit rien ! », pouvait-on s’exclamer contre la bande diffusée via un magnétoscope à l’abri du regard des parents. Le spectacle était pourtant tout autre. Mieux qu’un film très sanglant ! Pourtant, je ne fus pas encore très marqué par l’ambiance putride qui se dégageait du long-métrage. Il y avait quelque chose d’incroyablement puissant à l’écran, au-delà des images. Une sensation malsaine et persistante. Par le biais de sa bande sonore très étrange. Le ressenti de la chaleur du Texas. Les décors incroyables qui suintent la mort. Un sentiment de démence que réalisateur arrive à faire ressentir à travers ses personnages et sa mise en scène. Et cette dernière partie du film, où Sally se retrouve chez la « famille » où tout n’est que cris, douleurs et folie ambiante. Quelque chose de fort et d’unique.



Les années passants, j’ai revu le film à de nombreuses reprises. Il le fallait ! La VHS ne tenant plus le choc, c’est ensuite en laserdisc version « collector » qui me permit de l’apprécier à sa juste valeur, puis les premières éditions DVD ; les nombreuses rééditions, nouveaux pressages avec toujours une image améliorée. Sans parler du son. Cette musique atonale ! Traquant sans relâche les rares diffusions au cinéma, parfois dans des endroits glauques avec un public en adéquation avec le spectacle hallucinant sur l’écran… Puis se procurer les multiples ressorties en HD venant directement de son pays d’origine avant de débarquer en France ; les packaging souvent séduisants, assortis de goodies…. Pour finir par un Master 4K. Qualité surpassant peut-être même les projections du film en salles, il y a plus de quarante ans. Le film est passé par toutes ces étapes, transfigurant probablement à chaque fois la découverte de ce « Massacre » élevé depuis au rang de véritable chef-d’œuvre absolu du 7ème Art ! Rien de moins. Œuvre hallucinante qui n’a rien perdue de sa force, le film reste toujours une véritable expérience cinématographique à nulle autre pareille ! Oui, il reste définitivement l’un des plus grands films de tous les temps !






Autre véritable tour de force cinématographique, l’italien Dario Argento pousse au paroxysme l’expérience que représente SUSPIRIA. Sans doute l’un de plus beaux films de terreur qui existe au monde ! La recherche formaliste se révélant proprement hallucinante, festivals de couleurs surréalistes pour cette histoire de sorcellerie dans une école de danse. La poésie morbide des images étant transcendée par la musique démentielle des Goblins qui confère une atmosphère délirante aux visions du réalisateur qui n’ont sans doute jamais été aussi sadiques à l’écran. Chaque séquence de meurtre, sublimation du calvaire de la victime avant son anéantissement physique, étant des morceaux de bravoure inoubliables d’une étonnante maestria technique. Chef-d’œuvre incontournable du genre, c’est toujours un immense plaisir de le redécouvrir ! 






25.10.2016


En revenant à chaque fois au début de mes chroniques pour y rajouter une nouvelle entréee à ce marathon, je retombe sans arrêt sur la toute première image qui illustre ce mois sous le signe du fantastique et de l’horreur : Jason Vorhees ! Pas encore la fameuse icône définitive du maniaque de Crystal Lake portant son masque de hockeyeur mais plutôt celle d’une sorte de bouseux mongoloïde avec un sac à patates sur la tête… Pourtant, ce fut bien de cette manière que fut représenté pour la première fois Jason en tant que tueur en série de la saga VENDREDI 13




Après l’immense succès du film original de Sean S. Cunningham, ce fut le début d’une franchise à répétition où se succède sans faillir quantité de mise à mort de jeunes adultes venus fumer, baiser et faire les cons tout en préparant la mise en place d’un camp de vacances pour des enfants. Cette suite de Steve Miner n’innove pas le concept mais renforce surtout une atmosphère malaisée autour d’un étrange tueur ;  à l’apparence simpliste mais réellement effrayante ; rôdant dans les parages d’un lieu à priori assez enchanteur mais qui se transformera très rapidement en cauchemar. Le traitement assez sérieux de l’ensemble, qui ne vire jamais dans la gaudriole pure ; et l’humour presque enfantin émanant de ces protagonistes lui offre au final un cachet glauque à mesure que le nombre de victimes augmente.

Pas forcément très graphique, chaque tuerie est en soi un petit choc car au-delà d’une certaine originalité dans l’utilisation des méthodes, c’est surtout d’une brutalité impitoyable d’exécution. On ne s’amuse pas vraiment devant ce film-là et on n’applaudit pas à chaque nouveau décès. Le tueur n’est pas encore devenu une sorte de héros ( !) célébré par ses fans et on craint encore pour les victimes, loin de n’être que de la stupide « chair à pâté ». Le film est inquiétant à mesure que la soirée avance et devient limite terrifiant dès que l’orage y éclate. Sans merci, Jason tranche la gorge, décapite et transperce les corps. Il va même jusqu’à réserver un sort particulièrement choquant à un jeune en chaise roulante.

Cas unique dans les annales de la série, on y voit Jason vouer une sorte de culte à sa défunte mère (dont il a gardé la tête décapitée et pourrissante) dans une cabane délabrée au fond des bois. Cela donne tout de suite une idée de la noirceur de ses violents desseins vis-à vis des moniteurs, en quelque sorte responsables de ses malheurs. Le dernier tiers du film est une belle montée en puissance d’une angoisse sourde où la silhouette du tueur pourrait surgir dans chaque plan. Le face-à-face entre la « final girl » et son bourreau en font un des plus fascinants de la saga, plongeant dans la psyché d’un être pathétique. Même si la conclusion de ce TUEUR DU VENDREDI est mal fichue et fortement incompréhensible, il y baigne une atmosphère dérangeante assez particulière, laissant planer un mystère persistant comme quoi tout n’est jamais complètement terminé à Crystal Lake. Jason reviendra. Encore. Et encore !






SAW fait désormais partie du folklore horrifique du 7ème art avec le personnage de « Jigsaw », ce tueur de l’ombre principalement représenté à l’écran par une étrange poupée en tricycle à la voix fatiguée mais hautement moralisatrice. Une saga d’horreurs bien douloureuses dont voici certainement le fer de lance, ainsi débutait ce que l’on considère comme du « torture porn ». Il n’y a ici plus aucune retenue dans ses excès graphiques, tout ceci s’affiche explicitement dans ses scènes les plus gore, s’attardant à montrer avec une certaine complaisance les séquelles d’actes barbares avec force détails nauséabonds. Carnaval grand guignolesque, c’est carrément la foire du malsain et tout cela ne semble avoir aucune limite.


C’est grâce à ce long-métrage que le réalisateur James Wan se fera un nom dans le genre, seul véritable orfèvre de notre époque qui s’échine à insérer un peu (beaucoup) de sang neuf aux sempiternelles histoires de tueurs en série et autres croquemitaines. Œuvre de jeunesse forcément imparfaite et souvent brouillonne, SAW révèle à travers les mécanismes de son histoire tortueuse la souffrance d’autrui dans ce qu’il y a de plus monstrueux. Sous couvert d’une intrigue policière à la SE7EN (véritable œuvre-phare de cinéma glauque), ce labyrinthe de tortures scénaristiques mettra par la suite en évidence une nouvelle figure marquante qui rejoint ainsi les plus grands monstres tels Freddy Krueger ou Michael Myers. Une sorte de « punisseur » pour le 21ème siècle qui, bien loin d’être le maître d’œuvre de ses actes, manipule avant tout ses victimes grâce à un jeu pervers et hautement sadique. Plus de 10 ans après sa sortie, ce « classique » du genre reste un petit bijou de perversité. Sombre et dérangeant, il ne donne pas forcément foi en l’humain, un peu à l’image du personnage énigmatique de John Doe dans le film de David Fincher. Loin d’être un chef-d’œuvre, SAW « souffre » surtout d’une structure chaotique et d’un rythme bancal. Et les tics de mise de scène de Wan sont souvent assez fatiguants à voir, comme ce montage ultra-haché et les séquences d’hystérie en accéléré. Un style qui deviendra par la suite une sorte de marque de fabrique de la franchise ! En résulte un incroyable puzzle angoissant qui procurera de belles sensations fortes aux plus téméraires qui ne cligneront pas des yeux dans ses passages les plus insoutenables; et ils sont nombreux !






26.10.2016


La carrière de Mario Bava s’achève avec ce film datant de 1977, précisément la même année où SUSPIRIA est sorti au cinéma. On pense d’ailleurs fortement à cet autre brillant réalisateur italien car il y a de curieuses coïncidences artistiques entre les deux longs-métrages. Le réalisateur du fameux MASQUE DU DEMON y utilise Dario Nicolodi – citée comme scénariste sur le film d’Argento - comme interprète principale et la musique du film qui nous intéresse ici a été écrite par le groupe Libra dans un style assez similaire des œuvres composées par les Goblin. C’est à peu près les seuls rapprochements que l’on pourrait faire entre eux, ce dernier film étant quand même radicalement différent du classique de Dario Argento.




Tragédie familiale baignant dans une atmosphère fantastique, cette histoire se focalise sur la résurgence du passé chez une mère de famille qui tente de recommencer sa vie après l’avoir vécue de manière traumatique auprès de son campagnon d’alors qui se droguait. Comme un fantôme sorti de l’ombre, il revient la hanter à travers son jeune fils qui se comporte de manière de plus en plus étrange… Si on est quand même bien loin des plus grands chefs-d’œuvre fantastiques de Mario Bava, le réalisateur ménage toujours un cinéma passionnant à suivre et n’a pas son pareil pour créer des ambiances particulières, même si celles-ci ne sont ici ni bleutées ou rougeâtres. Et dans LES DEMONS DE LA NUIT c’est surtout les démons de la mauvaise conscience du personnage de Daria Nicolodi qui se manifestent, permettant à l’actrice de livrer une prestation d’une sensibilité extrême dans le rôle d’une maman au bord de la crise de nerfs. C’est le principal attrait de ce film qui ménage tout de même quantité d’effets visuels bricolés avec tout le savoir faire qu'on est en droit d'attendre de son auteur et promet justement quelques « chocs » visuels assez mémorables dont notamment une mise à mort à la pioche d’une violence sidérante. Un peu à la manière de sa conclusion, curieuse et inattendue où les larmes et les cris cessent pour trouver une forme de sérénité morbide presque poétique. Dommage que les talents plus que limités du jeune garçon personnifiant le fils en limite passablement la portée émotionnelle.











27.10.2016


Le cinéma fantastique apporte parfois des mélanges improbables. Comme cette production Cannon durant les glorieuses années quatre-vingt, mixant allégrement les arts martiaux avec de la magie. Troisième épisode d’une franchise de films avec des ninjas, celui-ci sors des sentiers battus et s’autorise un délire de bandes dessinées avec son histoire d’une adepte d’aérobic possédée par l’esprit d’un guerrier ninja mourant pour une vengeance d’outre-tombe contre le groupe de policiers qui l’ont criblé de balles suite à l’éxécution de sa cible sur un parcours de golf ! Une histoire improbable qui permet à Sam Firstenberg (les AMERICAN NINJA / AMERICAN WARRIOR avec Michael Dudikoff, c’est lui !) de faire étalage de ses capacités en matière de séquences d’actions spectaculaires. Car le long-métrage regorge de cascades et de chorégraphies martiales. Contre des hommes de loi, des voitures de flics, des motards, et même un hélicoptère en plein vol ! Notre tueur n’hésite pas à tout défoncer à points nus, transperce et perfore les corps avec son sabre et ses étoiles de ninja, explose les motards, fait voltiger les voitures... Le spectacle est total et n’est pas en reste quand il s’agit de fantastique pur dans un vrai décorum digne des années 80 avec un exorcisme chinois très folklorique, des scènes de possession, d’hypnotisme à base de jeu vidéo sans oublier l’armoire gloutonne (joli clin d’œil à POLTERGEIST) ! L’héroïne sous emprise maléfique est incarnée par Lucinda Dickey, une adepte du breakdance qui exécute ici elle-même la plupart de ses scènes et pas uniquement durant ses sessions en tant que professeur d’aérobic!  Au côté de Sho Kosugi, qui joue le gentil ninja borgne venu à sa rescousse depuis le Japon, il forme un beau duo très physique pour affronter le méchant ninja défunt et persécuteur à travers la mort ! Sans jamais s’essoufler, ce NINJA III complètement fou est un véritable petit bonheur de série B comme on aimerait en voir plus souvent! 









28.10.2016




"Ca, c'est de la bande-annonce, non?"

Trop jeune à l’époque de la sortie du chef-d’œuvre de Wes Craven, LES GRIFFES DE LA NUIT, je n’ai réellement découvert le croquemitaine de nos rêves qu’en 1987 avec ce FREDDY 3. Fortement impressionnable du haut de mes 13 ans, il s’agit-là certainement d’un des films d’horreur les plus marquants de ma jeune adolescence… par le biais de la musique composée par Angelo Badalamenti ! La petite mélodie du thème principal a été la cause de bien des cauchemars. Cela doit être à ce moment-là que j’ai ressenti très fortement que la bande sonore écrite pour un film pouvait avoir des vertus traumatisantes, spécialement lorsque tu l’entends le soir tout seul chez toi. Il y avait de quoi se donner envie de passer une nuit blanche ! Effrayant !



"The Dream House", à partir de la 21ème minute, illustrant le générique d'ouverture. Brrr... 

Véritable film de terreur, c’est sans doute bien des années plus tard que j’ai commencé à décéler les traits d’humour qui ponctuent les actes de Freddy Krueger. De l’humour noir, bien entendu ! Avec ses petites piques cyniques à l’encontre des adolescents qu’il massacre avec grand plaisir. C’est d’ailleurs à partir de cet opus-là que le tueur d’Elm Street deviendra une sorte d’icône, en même temps que Jason Vorhees, célébré par ses fans les plus assidus. Un peu au détriment de la sympathie qu’on pourrait avoir pour ses victimes qui sont loin d’être passives face à leur tortionnaire. Sous-titré « Dream Warriors », ce 3ème opus permet donc aux adolescents de riposter par l’intermédiaire de leurs propres rêves.  Mais il faut dire que le spectacle est surtout assuré par notre grand brûlé rigolard qui est quand même monstre cool et s’octroit les meilleures scènes du film. Pourvus d’effets spéciaux impressionnants, ça regorge de moments d’anthologies qui resteront parmi les séquences de songes les plus réussies de toute la série de ce « Cauchemar sur Elm Street ». Riches en excellentes idées visuelles, elles maintiennent par hailleurs en haleine un excellent script co-écrit par Wes Craven lui-même qui rajoute des éléments passionnants à la mythologie de Freddy par l’intermédiaire du personnage de Sœur Helena ; de son vrai nom Amanda Krueger qui est la véritable mère du meurtrier aux lames acérées. Un martyr religieux qui nous dévoilera le passé douloureux d’un mythe qui hantera bien des rêves.





Si on retrouve ici Heather Langenkamp, héroïne du film original, ainsi que son père toujours joué par John Saxon ; ces GRIFFES DU CAUCHEMAR font la part belle aux nouveaux talents puisqu’on y trouve surtout Patricia Arquette dans son tout premier rôle au cinéma. C’est aussi le cas de la grande punkette « badass » Jennifer Rubin qui débute aussi ici à l’écran avec un look d’enfer ! Dans les seconds rôles, on reconnaîtra aussi un jeune Laurence Fishburne. Les plus attentifs apercevront Zsa Zsa Gabor qui y fait une petite apparition. Elle se devait bien de mourir un jour par les griffes de Freddy !

Parmi toutes les horreurs commises par Freddy dans cette intrigue en milieu hospitalier, il y a une scène assez marquante où une infirmière séduit un jeune pensionnaire en lui donnant un « french kiss » mémorable. La séquence, partiellement réduite, devait normalement faire figurer la jeune femme en mode « topless » avec le maquillage de Freddy Krueger sur la tête. Jugé sans doute trop grotesque (ou dérangeante ?), ce moment ne figure pas dans le montage final du film mais il nous reste toujours des photos du tournage de la séquence. Une image forcément marquante pour un jeune adolescent de 13 ans !






FREDDY 3 reste un bon mélange entre une excellente histoire et la brillance de ses scènes chocs toujours aussi efficaces presque 30 ans plus tard. C’est peut-être aussi le dernier bon crû de la saga qui ne se repose pas entièrement sur son catalogue d’effets spéciaux. Et Krueger n’est pas encore devenu le clown horrifique qui balance ses vannes avant de dégommer du « teenager ». Le bon temps où le croquemitaine incitait encore à une certaine forme d'insomnie et non une forme d'hystérie enjouée chez les « kids » !



Curieuse petite production, RAGE figure parmi les premiers films de David Cronenberg ayant pour thème la transformation des corps qui parcourt la plus grande partie de la carrière de ce cinéaste canadien. Il transforme d’ailleurs cette thématique en proposant une forme d’infection physique qui prend rapidement une proportion à large échelle, un peu à la manière d’une histoire de zombies. Contrairement aux films de George A. Romero, les gens ne s’entre-dévorent pas. Il y a surtout ici un fort contexte sexuel dans cette épidémie où le foyer originaire provient d’une jeune femme ayant subi une opération médicale dans une clinique de chirurgie esthétique après un accident de la route. Elle se voit dotée d’un étrange appendice situé sous son aisselle des suites d’une greffe expérimentale. S’ensuit une envie incontrôlable de consommer du sang… Film d’horreur particulièrement viscéral où les attaques de la jeune motarde sont filmées comme des actes sexuels, l’histoire développe un imaginaire érotique troublant par le biais de la performance de Marilyn Chambers ; actrice venue du monde du cinéma X qui interprète cette sorte de prédatrice d’un genre nouveau.








29.10.2016


Vous voulez rigoler un bon coup ? Alors, je vous suggère de regarder L’AVION DE L’APOCALYPSE qui est sans doute la réponse « ritale » au DAWN OF THE DEAD de Romero sorti deux ans plus tôt. Cette fois-ci, la fin du monde nous tombe dessus par le biais d’irradiés semblant tomber du ciel. Arrivés sans permission dans un aéroport italien, ces créatures à la face aussi cramé qu’une pizza trop cuite ne tardent pas à infester le pays et à créer la panique. D’autant plus que l’armée semble impuissante à contenir le danger et ce n’est pas un Mel Ferrer pas très concerné par son rôle de général dirigeant les forces militaires que cela va y faire quelque chose… Connu sous le titre international NIGHTMARE CITY, cette production ambitieuse essaie de s’imposer dans la description d’un cauchemar épique. Malheureusement, elle sombre très rapidement dans un ridicule assez achevé. En voulant décrire une invasion grandisose aux rebondissements perpétuels, le réalisateur n’a pas les moyens techniques pour bien faire les choses. Ses séquences gore, omniprésentes, sont souvent bâclées ; bien qu’elles alternent parfois des moments assez spectaculaires dans l’étripage et l’explosion de crânes. Des effets qui auraient sans doute rendu fier un Lucio Fulci. Mais dans l’ensemble, Umberto Lenzi n’a pas les compétences requises pour mettre correctement en scène sa propre apocalypse. On baigne dans une ambiance très « série Z » avec ces pseudos-zombies enragés qui miment la plupart de leurs actes barbares.  Etranges en regard de leurs états déplorables, ils possèdent des capacités physiques supérieures (sûrement le dopage radioactif ) et savent réfléchir à l’occasion. Ils tuent principalement à l’arme blanche (couteau, hache, etc…), hurlent quand on essaient de les arrêter, mangent bien timidement les corps de leurs proies avant d’essuyer le sang de leur bouche quand ils ne contribuent pas de manière assez hilarante à cette invasion. Coupant les fils du téléphone, s’attaquant aux installations électriques, se déplaçant parfois en voiture, utilisant des mitraillettes, n’hésitant pas à dénuder les poitrines des femmes avant de les transpercer… Ils semblent bien plus compétents que tous les soldats censés les arrêter. Il faut dire qu’on ne peut être qu’assez rapidement de leurs côtés, tant les humains ont des comportements stupides. Ce n’est pas une humanité que l’on regrettera… 

Plus axé sur la quantité que la qualité, le film est un bel étalage de l’horreur à l’italienne dans tous ses excès. Au-delà de la nullité de l’ensemble, le spectacle est particulièrement plaisant à suivre car on ne s’y ennuie pas une seconde et comporte quantité de grands moments bien aidés par des dialogues pathétiques et soulignés par la musique d’un Stelvio Cipriani en petite forme. Malgré sa pléiade de défauts, ce cinéma d’exploitation à outrances reste savoureux dans toute sa beauté crasse.










L’alliance cinématographique entre George A. Romero et Stephen King se concrétise vraiment sur le sujet fascinant de son bouquin appelé LA PART DES TENEBRES. L’occasion pour le romancier de faire de l’introspection en regard à son alter-ego littéraire Richard Bachman. La thématique est passionnante mais le traitement qu’en fait le cinéaste n’est pas des plus réussi et, mis à part une introduction assez inquiétante, le film n’arrive jamais vraiment à concrétiser à l’écran les théories sur la créativité artistique. L’ensemble se traîne passablement en longueur et peine à être convaincant. D’autant plus que les tueries liées à ce double littéraire sont relativement plates. Le choix de Timothy Hutton pour le rôle principal est intéressant mais quand celui-ci incarne le « méchant » de l’histoire, le long-métrage vire plutôt au ridicule avec ce voyou rigolard qu'on croirait issu d'un mauvais polar.  Pas de réel tension ni de malaise ambiant. C’est dommage car il y a beaucoup de bonnes idées dans cette histoire dont l’intérêt relève plus de la vie et de la créativité propres à Stephen King que du film qu’en tire Romero sur la base du roman. Sans aucun doute plus passionnant à lire qu’à regarder, cette adaptation possède tout de même quelques bons atouts. Comme la retranscription de la ville de Castle Rock, quelques séquences oniriques du plus bel effet (le visage d’Amy Madigan en porcelaine qui éclate), le shériff Pangborn interprété par le toujours excellent Michael Rooker et une belle musique de Christopher Young.




Début des années quatre-vingt. Epoque bénie des slashers. Après la découverte des premières victimes succombant entre les mains de Michael Myers et Jason Vorhees, ces classiques du genre développent dorénavant leur propre franchise mais voilà qu'arrive bientôt de la compétition. En effet, sur le même modèle débarquent à fréquences régulières de nouveaux psychopathes en série sur grand écran. Le schéma est établi, chaque nouveau tueur au cinéma suivra scrupuleusement le cahier des charges propres (enfin, pas tant que ça !) à ce type de films. CARNAGE ne pouvait donc qu’être un sous-produit se basant sur une intrigue similaire à celle du film de Sean S. Cunningham. Un tueur massacre des adolescents en milieu forestier, à l’occasion d’un camp de vacances. Classique.

Bien que n’apportant peu de variations sur le même thème, cette histoire racontant une vengeance sanglante sur des gamins suite à la défiguration d’un homme par le feu (d’où son titre original « The Burning ») est particulièrement bien soignée. Les péripéties des jeunes vacanciers – blagues, bagarres et amourettes dans une ambiance légèrement teintée d’érotisme - permettent au réalisateur de donner un certain caractère à ses personnages. On y reconnaîtra d’ailleurs quelques visages connus comme Jason Alexander et Holly Hunter. Le décor forestier est bien mis en valeur et les interventions du maniaque de service se déroulent quasiment toujours en plein jour. Ce qui est loin d’être le cas à bon nombre de slashers où les meurtres sont souvent plongés dans la pénombre. L’horreur arrive donc en pleine lumière, ce qui permet d’apprécier pleinement les généreux apports en effets spéciaux prodigués par le génial Tom Savini, véritable orfèvre en la matière. Et le réalisateur de magnifier certaines morts par une mise en scène efficace dans ses chocs visuels. Il permet également d’offrir un look assez dérangeant à son grand brûlé adepte de la cisaille et d’offrir un dernier acte très réussi et plein de suspense. Loin de n’être juste qu’une histoire de psychopathe de plus, CARNAGE est un petit classique bien trop méconnu et qui mérite d’être redécouvert !












C’est surtout grâce à la présence de la délicieuse Jamie Lee Curtis que LE BAL DE L’HORREUR est resté en mémoire pour les amateurs de slashers. A l’époque, le film sera un succès suffisamment rentable pour qu’il engendre pas moins de 4 suites. Situé dans la mouvance des œuvres post-HALLOWEEN, le film de Paul Lynch doit quand même une évidente partie de son influence au CARRIE de Brian De Palma. Cette énième resucée d’une histoire bien connue réserve tout de même son lot de petits plaisirs. Notamment, via son ambiance qui baigne dans une bande sonore très disco qui le rapproche bien sûr de LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR lors du fameux bal. Mais avant cette dernière partie, le réalisateur prend le temps d’installer une atmosphère un brin inconfortable avec son tueur qui joue avec les souvenirs du passé de ses futures victimes ; lui donnant ainsi une certaine touche mélancolique car le cauchemar s’est déjà imposé durant l’enfance. La mise en scène est appliquée avec sa très belle photographie et ses effets de montage bien étudiés, le film dégageant un climat d’angoisse sous-jacent sans pour autant céder aux effets faciles qui parsèment aisément ce genre de films. Paul Lynch limite l’humour et raconte son histoire avec un sérieux inébranlable et sans cynisme.  Cela lui donne un certain cachet et son long-métrage malaisé est beaucoup moins fun qu’on pourrait s’y attendre. Ce qui le rend d’autant plus intéressant que la moyenne. Bien entendu, le côté « vintage » relatif à son son époque permettra aux spectateurs d’aujourd’hui d’y voir une sorte de célébration du kitsch et en tant que slasher il reste relativement timide en matière de violence et de gore, ce qui pourra probablement décevoir les amateurs du genre.









30.10.2016



En ce dernier dimanche du mois d’octobre, arrivant tranquillement au bout de ce marathon d’Halloween, je me décide à regarder coup sur coup 3 films à la suite ; des longs-métrages particuliers, arrivant à maintenir durant plusieurs heures de visionnage une qualité d’excellence difficilement surpassable ! Trois classiques, chefs-d’œuvres du genre et monuments du cinéma : CARRIE AU BAL DU DIABLE, L’EXORCISTE et SHINING.

Chacun d’eux ayant laissé une empreinte profonde dans l’histoire du 7ème Art, marquant sans doute à jamais toute personne les ayant découvert à l’époque de leur sortie. Et aujourd’hui, plusieurs décennies plus tard, chaque œuvre reste un spectacle saisissant. D’une puissance d’évocation absolument inoubliable. Que ce soit par son approche cinématographique, l’interprétation de rôles devenus mythiques, l’atmosphère remarquable qui s’en dégage ; renforcée par l’emploi très judicieux de la musique…


Trois films quand même bien différents l’un de l’autre, mais à chaque fois où l’horreur des situations va bien au-delà d’une simple série B destinées à offrir des frissons à son public. Car le sujet fort a été à chaque fois transcendé par ses réalisateurs. D’une perfection technique absolue, ce sont de formidables œuvres de cinéma. A la foi plein d’une cruauté machiavélique difficilement supportable et d’une sensibilité à fleur de peau. A travers le destin de ces figures en soi toutes tragiques, il se dégage de ces longs-métrages une tristesse infinie (Carrie White), un malaise persistant (Regan MacNeil), une terreur indicible (Jack Torrance).  Terrassé à chaque nouvelle vision, c’est un immense plaisir de cinéma à chaque fois renouvelé.


















Classique histoire de fantômes vengeurs, ce long-métrage du réalisateur de ONIBABA et LÎLE NUE pourrait être une adaptation d’une nouvelle d’Edgar Allan Poe mais qui se déroulerait dans un coin retiré du Japon ; au plus profond d’une forêt de bambous. On pense notamment au « Chat Noir », traduction littérale de ce KURONEKO. Filmé dans un noir/blanc incroyablement atmosphèrique, ce long-métrage à la mise en scène expressionniste captive par la beauté de ses images, réellement envoûtantes. Une ambiance irréelle se dégage d’un décor plongé dans les ténèbres, véritable piège à samouraïs où ceux-ci viennent se perdre en compagnie de deux femmes vivant isolées, créatures vampiriques vidant ses victimes de leur propre sang. Lent et fascinant, à la manière d’un spectacle théâtrale de Kabuki, le film se savoure comme un long cauchemar éveillé.




Placé au panthéon de mes films préférés de tous les temps, CARNIVAL OF SOULS demeure encore aujourd’hui une expérience d’effroi assez unique. Petite production réalisée avec peu de moyens mais beaucoup d’idées, le long-métrage de Herk Harvey distille une atmosphère mystérieuse grâce à sa très belle photographie noir/blanc. Ses décors naturels ainsi que des constructions authentiques, comme ce parc d’attraction désaffecté, lui confère une aura particulière dans lequel baigne totalement cette histoire. Et plutôt que se reposer sur des effets spéciaux pour instaurer la peur, le film possède un atout précieux en la personne de Candice Hilligoss pour l’interprétation du rôle-principal. Celui d’une organiste qui, après une chute en voiture dans les eaux d’une rivière, se voit plonger dans un univers surréaliste où une silhouette humaine mais bien inquiétante semble la poursuivre... Cauchemar, rêve ou réalité ? Cette comédienne relativement inconnue possède un visage réellement fascinant et une stature très troublante, comme échappée d’un autre monde. Ce qui convient parfaitement à ses vagabondages à la suite de sa mésaventure. Baignant constamment à la lisière du fantastique, il se dégage une étrangeté tenace à cette lente pénétration du monde des morts, à la fois effrayante et d’une beauté persistante. Aussi remarquable que LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, ce film reste une œuvre phare du 7ème art. Indispensable !






HOUSE peut très certainement prétendre au titre du film le plus fou du monde. Hallucinant film de maison hanté où les esprits s’en prennent à un groupe d’adolescentes asiatiques, cette histoire est un véritable délire visuel qui ne doit avoir aucun équivalent dans toute l’histoire du Cinéma ! Curieux mélange d’horreur et de comédie burlesque, cette mixture se trouve être un fabuleux support d’expérimentations cinématographiques pour son réalisateur qui maîtrise ses images comme personne. On aura rarement vu un tel étalage de techniques diverses pour mettre en images son histoire, un peu comme une sorte de kaléidoscope psychédélique sans fin. Résolument inclassable, ce film est unique. Vous n’avez jamais rien vu de pareil. Excessif. Macabre. Drôle. Emouvant. Effrayant. Le résultat est phénoménal et incontestablement culte! A voir pour le croire! Et à chérir très rapidement! Ce film est tout simplement génial!!






31.10.2016


31 octobre. Dernier jour du mois. Le marathon d’Halloween prend fin aujourd’hui. Et quoi de mieux, en guise de clôture, que de terminer avec le film séminal de John Carpenter. A l’époque, il portait encore le titre de LA NUIT DES MASQUES dans nos contrées. Une traduction française que je trouve plutôt judicieuse et qui rend cette évocation de l’oeuvre originale encore plus terrifiante. Michael Myers, croquemitaine par excellence, à toujours été la figure fantastique la plus terrifiante du genre. Peux-être encore plus que ses meurtres au couteau, c’est la perspective de ressentir cette présence dans votre dos. Comme une ombre, toujours là, quelque part. Vous guettant. Suivant chacun de vos pas, hantant votre quotidien, rôdant autour de chez vous. Et la nuit, vous pourchassant inlassablement. Une figure maléfique au visage blanchâtre dont le traits ne sont guère apparents, comme un fantôme. Véritable leçon de terreur, cet HALLOWEEN est une pièce de cinéma absolument incontournable où la mise en scène transcende le principe de peur absolue comme jamais auparavant. Appuyée par une musique qui hante littéralement tout le long-métrage. Et même au-delà. Le film et son personnage carrément mythique sont rentrés dans l’inconscient collectif. Sentiment de frayeur inéluctable, source de bien des cauchemars. Il est toujours là. Trônant au sommet du genre, authentique chef-d’œuvre qui n’a pas encore fini de traumatiser ces spectateurs ...





   








!! HAPPY HALLOWEEN !!


La liste : 
1. TROLL HUNTER (Trolljegeren) de André Overdal (2010)
2. KING KONG de John Guillermin (1976)
3. LE COMMANDO DES MORTS-VIVANTS (Shock Waves) de Ken Wiederhorn (1977)
4. LE BATEAU DE LA MORT (Death Ship) de Alvin Rakoff (1980)
5. BLACK CANDLES (Los Ritos Sexuales Del Diablo) de José Ramon Larraz (1982)
6. LE DOUBLE MALEFIQUE (Doppelganger) de Avi Nesher (1993)
7. L'ASCENSEUR (De Lift) de Dick Maas (1983)
8. VIDEO DEAD (The Video Dead) de Robert Scott (1987)
9. VAMPIRE... VOUS AVEZ DIT VAMPIRE? II (Fright Night Part II) de Tommy Lee Wallace (1988)
10. HELLDRIVER (Nihon Bundan : Heru Doraibâ) de Yoshihiro Nishimura (2010)
11. MICROWAVE MASSACRE de Wayme Berwick (1983)
12. GREMLINS de Joe Dante (1984)
13. CABAL (Nightbreed) de Clive Barker (1990)
14. REC de Jaume Balaguero & Paco Plaza (2007)
15. LA COMTESSE (The Countess) de Julie Delpy (2009)
16. OGROFF de Norbert Moutier (1983)
17. FRANKENHOOKER de Frank Henenlotter (1990)
18. AEROBICIDE (Killer Workout) de David A. Prior (1987)
19. THE CORPSE GRINDERS de Ted V. Mikels (1971)
20. THE GEEK de ??? (1971)
21. THE ADDICTION de Abel Ferrara (1995)
22. PREDATOR de John McTiernan (1987)
23. LE MONSTRE QUI VIENT DE L'ESPACE (The Incredible Melting Man) de William Sachs (1977)
24. VAMPYROS LESBOS de Jess Franco (1971)
25. PHANTASM : RAVAGER de David Hartman (2016)
26. THINGS de Andrew Jordan (1989)
27. EXTE (Ekusute) de Sono Sion (2007)
28. LE MYSTERE DU LAPIN-GAROU (The Curse Of The Were-Rabbit) de Nick Park & Steve Box (2005)
29. LE SECRET DE TERABITHIA (Bridge To Terabithia) de Gabor Csupo (2007)
30. LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : LA COMMUNAUTE DE L'ANNEAU (The Lord Of The Rings : The Fellowship Of The Ring) de Peter Jackson (2001)
31. MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS (Miss Peregrine's Home For Peculiar Children) de Tim Burton (2016)
32. NIGHT OF THE BLOODY APES (La Horripilante Bestia Humana) de René Cardona (1969)
33. THE DEADLY ORGAN (Placer Sangriento) de Emilio Vieyra (1967)
34. LA FILLE DU DR. JEKYLL (Daughter Of Dr. Jekyll) de Edgar G. Ulmer (1957)
35. LADY FRANKENSTEIN, CETTE OBSEDEE SEXUELLE (La Figlia di Frankenstein) de Mel Wells (1971) 
36. LET'S SCARE JESSICA TO DEATH de John D. Hancock (1971)
37. AXE de Frederick R. Friedel (1974)
38. MAGDALENA, LA SEXORCISEE (Magdalena, Vom Teufel Besessen) de Walter Boos (1974)
39. THE EYES OF MY MOTHER de Nicolas Pesce (2016)
40. CAT SICK BLUES de Dave Jackson (2015)
41. I DRINK YOUR BLOOD de David Durston (1970)
42. MASSACRE A LA TRONCONNEUSE (The Texas Chainsaw Massacre) de Tobe Hooper (1974)
43. SUSPIRIA de Dario Argento (1977)
44. LE TUEUR DU VENDREDI (Friday The 13Th Part II) de Steve Miner (1981)
45. SAW de James Wan (2004)
46. LES DEMONS DE LA NUIT (Schock) de Mario Bava (1977)
47. NINJA III (Ninja III : The Domination) de Sam Firstenberg (1984)
48. FREDDY 3 - LES GRIFFES DU CAUCHEMAR (A Nightmare On Elm Street 3 : Dream Warriors) de Chuck Russell (1987)
49. RAGE (Rabid) de David Cronenberg (1977)
50. L'AVION DE L'APOCALYPSE (Incubo Sulla Citta Contaminata) de Umberto Lenzi (1980)
51. LA PART DES TENEBRES (The Dark Half) de George A. Romero (1993)
52. CARNAGE (The Burning) de Tony Maylam (1981)
53. LE BAL DE L'HORREUR (Prom Night) de Paul Lynch (1980)
54. CARRIE AU BAL DU DIABLE (Carrie) de Brian de Palma (1976)
55. L'EXORCISTE (The Exorcist) de William Friedkin (1973)
56. SHINING (The Shining) de Stanley Kubrick (1980)
57. KURONEKO (Yabu No Naka No Kuroneko) de Kaneto Shindô (1968)
58. CARNIVAL OF SOULS de Herk Harvey (1962)
59. HOUSE (Hausu) de Nobuhiko Ôbayashi (1977)
60. LA NUIT DES MASQUES (John Carpenter's Halloween) de John Carpenter (1978)

Au revoir...

Au revoir...
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