jeudi 27 mars 2014

Bill Viola's THREE WOMEN

En ce moment sur Paris, à travers les galeries nationales du Grand Palais - 3, avenue du Général Eisenhower située dans le 8ème arrondissement - on a la possibilité de se plonger dans les oeuvres monumentales d'un pionnier de l'art vidéo, un artiste américain du nom de Bill Viola qui nous invite à de curieuses découvertes esthétiques. Une exposition au premier abord assez ardue, car n'aime pas l'art contemporain qui veut! Au détour de couloirs plongés dans une semi-obscurité silencieuse, des regroupements de visiteurs et autres spectateurs friands de curiosités artistiques évoluent à travers ses installations où d'énormes écrans vidéos diffusent en boucle des séquences qui étirent et rallongent le temps. Comme pour figer certains détails de situations données ou encore d'avoir une durée largement étendue pour découvrir des palettes d'émotions s'afficher sur les figures des protagonistes, acteurs de ces petits films comme autant d'étranges court-métrages. Si les plus impatients ne saisiront sans doute pas la complexité fascinante d'une oeuvre qui exige obligatoirement une certaine patience pour pleinement la savourer, les plus courageux s'immergeront dans une atmosphère à la frontière du rêve ou de cauchemars proprement envoûtants.


Parmi la diversité d'oeuvres dévoilées par cette exposition, je retiendrai particulièrement celle intitulée "Three Women" qui fut créée en 2008. Dans ce tableau vidéo, on y voit un long plan fixe où 3 silhouettes de femmes s'avançant lentement vers ses visiteurs dans une image granuleuse en noir/blanc, rappelant des êtres fantomatiques prêts à passer de "l'autre côté du miroir". Réalité? Monde des vivants ou des morts? Le questionnement nous assaille à mesure que les figures féminines traversent un voile d'eau, découvrant leur nouvelle matérialisation, cette fois-ci colorée dans un premier temps; pour se rejoindre toutes ensembles dans une sorte de nouveau monde... Avant de retourner vers l'au-delà? Devant tant de beauté(s) énigmatiques, troublante ambiance humide subtilement érotique, on y ressent une forme d'apaisement avec un soupçon de terreur latente. Comme si on se retrouvait prisonnier d'une vision fantastique à la Kiyoshi Kurosawa. Le trio de jeunes femmes retournant ensuite dans le "tableau", un retour à la source?... Tandis que la plus jeune des filles se retournant légèrement, comme pour nous jeter un dernier regard avant de marcher devant elle dans l'obscurité granuleuse d'un monde en noir et en blanc.




























"Three Women" : https://www.youtube.com/watch?v=P_IYgDLBSt0

Un grand merci à Nio 
pour sa participation au partage des photographies ci-dessus!
Son blog à lui : http://dvdtator.canalblog.com/

mardi 18 mars 2014

DESERTED PLACES : Spreepark à Berlin

Nostalgie des vieilles choses. Du temps passé. Poétique naturelle. Rien que le mot "désert" ou "abandonné" et l'esprit vagabonde dans des lieux remplit de mystère(s) et de nostalgie. Les endroits où l'empreinte de l'homme a fait ombrage, avant que la nature n'y reprenne ses droit. Le "SpreePark" à Berlin est de cette ambiance. Ce parc à loisirs de l'époque de la RDA est désormais depuis plus d'une décennie un endroit perdu, vide et quasi-fantômatique. Par temps triste, bien avant qu'on y déteigne les belles couleurs d'un été... Lorsqu'on y déambule, un peu au hasard, on y découvre un univers baigné dans une ambiance un peu curieuse et inquiétante. Des attractions cassées et rouillées, tandis que la grande roue tourne lentement encore au gré des bourrasques de vent qui la font grincer. Merveilleuse décrépitude d'une place jadis joyeuse qui se transformera bien encore, à mesure que les années passent... Le cinéma s'en est d'ailleurs bel et bien emparé en l'immortalisant déjà, magnifiant son atmosphère avec de séduisantes femmes vampires dans WIR SIND DIE NACHT de Dennis Gansel (2010) ou encore dans le génial HANNA de Joe Wright (2011). Venez vous y perdre!





















Au revoir...

Au revoir...
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